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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 3 décembre 2019

L’oïcophobie n’est pas un problème de machine à coudre ou de surjeteuse, mais de haine de son environnement et de sa culture, un délitement psychologique qui a massivement perverti les élites de gauche.

Avec la dérive, la perte de leur superbe, l’enfoncement dans le doute et la rage du monde des idées qui leur échappe, la gauche a manifestement perdu le combat des idées, et elle est en train de perdre celui des émotions.

Elle se rendra compte, mais trop tard, et après la droite des années d’après guerre, qu’on ne gagne pas les cœurs en semant la peur.

Elle fût bien avisée de dénoncer la démagogie condescendante des années cinquante, mais elle se perd déjà d’être devenue la référence du changement climatique catastrophique.

Dans ce climat moins que bénéfique, Benedict Beckeld, docteur en philosophie et philologie classique de l’Université de Heidelberg, en Allemagne, a identifié le virus dont sont atteintes les élites de gauche : l’oïcophobie, dans un livre « Oikophobia: Hatred of Home ».

J’ai eu une de mes fréquentes rencontres avec la posture de l’oïcophobie, cette faillite intellectuelle, cette haine de son propre foyer culturel, devant le Colisée romain, emblème d’un empire décadent dont les ruines étaient partout visibles, explique Beckeld dans un article publié sur Quillette et expose si bien cette tragique haine de soi observée chez les gauchistes, et plus encore chez les islamo-gauchistes.

L’oïcophobie est le signe d’une civilisation qui a cessé de croire en elle-même, qui se déteste, et qui ne veut donc pas défendre les valeurs de liberté individuelle, de démocratie, de scepticisme scientifique et savant qui nous ont été transmises depuis l’Antiquité, poursuit Beckeld.

Nous sommes tous témoins de ce phénomène et nous recevons constamment des informations nouvelles d’oïcophobie : le rejet de la religion et des racines judéo-chrétiennes de notre civilisation moderne ; l’affirmation que l’homme blanc est foncièrement néfaste, et l’homme de couleur absolument limpide et honorable ; le refus d’admettre que la science n’existe que par le doute scientifique, et que celle du réchauffement n’y échappe pas ; l’idée que l’homme occidental est fautif dans le réchauffement, alors que le grand fautif est l’Indien et le Chinois ; l’idée que se sentir masculin est structurellement abusif ; que se sentir homme ou femme, totalement discriminatoire ; que l’on doive réparation aux descendants Noirs de l’esclavage et qu’il est interdit de demander aux Arabo-musulmans leur part de paiement, etc.

Comment la gauche en est-elle arrivée à se haïr à ce point ?

La réponse, dit Beckeld, réside dans un processus historique souvent répété qui fait passer une société de la naïveté et de la promotion de soi, au mépris de soi et au déclin.

La manière la plus simple de définir l’oïcophobie est l’extrême opposé de la xénophobie. Comme la xénophobie signifie la peur ou la haine des étrangers, l’oïcophobie signifie la peur ou la haine de sa propre société ou civilisation, oikos étant le mot grec ancien pour foyer, maison, ménage.

  • L’oïcophobie se produit et se répète tout au long de l’histoire.
  • L’oïcophobie qui s’est développée après la Seconde Guerre mondiale n’est que la dernière manifestation du phénomène, et ce n’est pas réellement nouveau.
  • La raison pour laquelle nous connaissons aujourd’hui l’oïcophobie est que nous sommes des grandes puissances, mais sur le déclin.

L’oïcophobie est donc une conséquence naturelle du développement des cultures occidentales. Elle s’est produite dans la Grèce antique, à Rome, dans les empires français et britannique, et maintenant aux États-Unis et en Europe.

  • Au début, un peuple relativement peu civilisé, peu cultivé, mais doté d’une grande force, se lève et part en guerre au service de ses dieux.
  • Les premiers succès contre les peuples environnants conduisent à une plus grande richesse, un plus grand prestige.
  • Une identité nationale se forge, accompagnée d’épopées littéraires.
  • Puis le peuple atteint l’apogée de son succès, il a tant de richesses qu’une société de loisirs se crée, et cette ère coïncide généralement, plus ou moins, avec le sommet des réalisations culturelles et scientifiques de la nation.
  • Il y a tant de richesse et de pouvoir, que la société de loisirs s’occupe davantage d’atteindre des niveaux plus élevés de richesse, de confort et de prestige vis-à-vis de ses propres compatriotes, qu’ils ne le font pour le bien-être de la communauté elle-même.

C’est là que l’oïcophobie apparaît

En rejetant sa propre culture comme arriérée, on se place automatiquement au-dessus de ceux qui font partie et défendent cette culture

  • Il se crée alors des intérêts divergents. La gauche veut du « progrès » tandis que la droite reste plus proche de son identité. La gauche considère alors que la droite est un plus grand ennemi que les menaces étrangères – l’islam notamment, tandis que la droite, plus tolérante, pense que la gauche est simplement dans l’erreur.
  • Puisque l’ennemi commun de la civilisation a été repoussé avec succès, il ne peut plus servir de cible efficace pour le besoin de sentiment de supériorité des gens. Or la psychologie humaine a généralement besoin d’un adversaire pour s’auto-identifier, et donc un nouvel adversaire est créé au sein de la même civilisation.
  • Comme la perception à gauche que les menaces extérieures sont non existentielles, c’est ironiquement la condition préalable à la haine de soi de ce groupe.
  • C’est ce que Freud a appelé le « narcissisme des petites différences », c’est-à-dire l’envie de dépasser les autres, même à travers des distinctions mineures, comme une pensée ou une action plus vertueuse – motif suffisant pour exprimer sa supériorité sur la droite.

Résultat, en rejetant sa propre culture comme arriérée, on se place automatiquement au-dessus de ceux qui font partie et défendent cette culture.

C’est pourquoi les oïcophobes dominent la gauche, tandis que les non-oïcophobes dominent à droite. C’est aussi pourquoi le sentiment extrême de xénophobie domine l’extrême droite, et celui extrême de disparition de la race blanche domine l’extrême gauche.

Roger Scruton, dans son livre England and the Need for Nations publié en 2004, appelle l’oïcophobie « le besoin ressenti de dénigrer les coutumes, la culture et les institutions qui sont identiquement « les nôtres ». »

Cependant, le conservatisme et le progressisme sont tous deux nécessaires aux avancées de la pensée, mais à des doses différentes et à des moments différents.

  • Une vision plus progressiste est importante pour une société qui doit adopter de nouvelles idées et absorber la force des étrangers afin d’aller de l’avant,
  • Tandis qu’une vision plus conservatrice est nécessaire dans une société avancée afin de ne pas perdre ses bases et sa capacité à se défendre.

Cercle vicieux

Plus la gauche devient oïcophobe, et plus elle embrasse l’amour de la diversité. Plus elle est éloignée de ses racines et de ses sources, et plus la compréhension de sa propre culture lui devient étrangère et éloignée.

Hélas, conclut Beckeld, « Le sort éternel des sociétés occidentales est qu’au début, beaucoup de gens ont tendance à être plus conservateurs, et plus tard, beaucoup de gens ont tendance à être plus progressistes, ce qui est exactement le contraire de ce qui est nécessaire. »

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

* Réaction ou sentiment de rejet de la culture de son pays. Préférence pour la xénophilie, la culture de l’autre, distant.

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