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Publié par Magali Marc le 9 décembre 2019

Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des Représentants, a demandé, le 5 décembre, que soit formellement rédigés les articles de mises en accusation («impeachment») contre le président américain, coupable selon elle d’«abus de pouvoir». Elle a manifesté sa colère lorsqu’un journaliste de Sinclair Broadcast a osé lui a demander si elle détestait Trump.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit la chronique de Michael Goodwin, parue dans le New York Post, le 7 décembre.

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C’est le succès de Donald Trump qui cause tant de haine

Tandis que je regardais la Présidente de la Chambre de Représentants, Nancy Pelosi, s’entourer de grands drapeaux américains et déguiser son putsch de destitution sous les écrits des pères fondateurs, une phrase de Mark Twain me vint à l’esprit: « N’essayez pas d’enseigner le chant à un cochon », avertissait-il, « C’est une perte de temps et ça énerve le cochon.»

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Pourtant, c’est exactement ce que fait Mme Pelosi.

Peu importe comment elle la déguise, sa mise en accusation est un cochon.

Mme Pelosi déteste-t-elle Donald Trump ?

Bien sûr qu’elle le déteste.

Elle déteste qu’il soit président, qu’il bâtisse une économie qui fait l’envie du monde entier et qu’il fasse appel aux électeurs sur lesquels compte son parti. Elle l’a tellement présenté comme un monstre de méchanceté que chacune de ses réussites est un échec pour elle.

Elle l’a traité de lâche, d’imposteur et elle a dit : « Tous les chemins mènent à Poutine.»

En fait, tous les chemins de Trump mènent à des emplois, des emplois, des emplois. Quelque 266 000 personnes se sont rajoutées au marché de l’emploi en novembre, ce qui a fait baisser le taux de chômage à 3,5 %, le plus bas en 50 ans.

Les salaires ont augmenté de 3,1 % par année – tous les signes indiquent que l’expansion économique est encore forte.

C’est un tel succès que même ceux qui détestent Trump ont dû l’admettre. « Trump élude l’Impeachment grâce à un boom économique », titrait le New York Times sur sa première page. Mais s’il regardait d’un bon œil, le Times verrait aussi beaucoup d’autres bonnes nouvelles.

Sur la scène mondiale, la Chine a fait des commentaires positifs sur le règlement de son différend commercial avec les États-Unis, ce qui a contribué à élever le marché boursier à de nouveaux records.

Les Iraniens ont continué à risquer leur vie en demandant plus de libertés aux mollahs et les Irakiens ont continué à exiger que l’Iran quitte leur pays.

Les Israéliens ont fêté le deuxième anniversaire de la reconnaissance par Trump de Jérusalem comme capitale éternelle de l’État juif et du déménagement de notre ambassade à Jérusalem. Tout comme il y a deux ans, l’anniversaire s’est déroulé sans grandes perturbations malgré les prédictions d’un chaos dans la «rue arabe».

Et malgré la fixation médiatique sur les bouffonneries de Justin Trudeau du Canada et d’Emmanuel Macron de France, la réunion de l’OTAN a démontré que l’exigence persistante de Trump que les Européens respectent leurs obligations financières pour la défense commune porte ses fruits.

Le secrétaire général Jens Stoltenberg a déclaré qu’à la fin de 2020, les délinquants européens auront dépensé 130 milliards de dollars de plus depuis l’élection de Trump.

Bref, il y a beaucoup de bonnes nouvelles qui profitent aux Américains – et à l’American Way dans le monde entier.

Mais les médias et les Démocrates sont enfoncés dans une réalité alternative : tenter de mettre fin à la présidence Trump. Tout espoir que Nancy Pelosi revienne à la raison a été anéanti par l’ordre qu’elle a donné de rédiger des articles de destitution.

« C’est notre démocratie qui est en jeu », a-t-elle prétendu, « Le Président ne nous laisse pas d’autre choix que d’agir. »

Elle a tort. Elle avait le choix, et elle a fait le mauvais choix.

Elle aurait pu annuler les enquêtes peu convaincantes et laisser aux électeurs le soin de décider de l’aptitude de Trump de gouverner en novembre prochain. Au lieu de cela, bien qu’elle sache qu’il n’y a aucune chance que les Démocrates puissent obtenir les deux tiers des voix au Sénat nécessaires à la condamnation et à la destitution de Donald Trump, elle fait passer la politique partisane sans issue avant les progrès nationaux sur plusieurs fronts.

Son choix est mauvais pour une autre raison. Les deux enquêtes sur l’effort d’espionnage de la campagne de Trump en 2016, vont de l’avant et les deux pourraient faire baisser la température politique surchauffée à l’aide de réalités glaciales.

L’une d’elles, a produit le rapport de l’Inspecteur général du ministère de la Justice concernant la conduite du FBI et d’autres fonctionnaires qui ont demandé des mandats de surveillance, qui sera rendu public lundi.

L’autre, une enquête criminelle menée sous la direction du procureur général Bill Barr, prendra plus de temps, mais on dit qu’elle avance rapidement.

Ces enquêtes apportent un autre son de cloche qui fera concurrence à la poussée de l’Impeachment. Le narratif démocrate dit que le président est corrompu ; le narratif du GOP dit que ce sont ses accusateurs qui le sont.

Les deux ou aucun des deux ne sont vrais, mais la vérité n’est plus ce qu’elle était. La polarisation est si profonde que chaque parti se fie à ses propres écrits.

Il était donc inévitable que lorsque, peu de temps après que Nancy Pelosi ait réprimandé vertement un journaliste qui lui demandait simplement si elle «détestait» Trump, une vidéo de 1998 a refait surface dans laquelle elle disait que les Républicains avaient mis Bill Clinton en accusation parce qu’ils étaient «paralysés par la haine».

Ah, mais ça c’est du passé. Aujourd’hui quand il s’agit de se débarrasser de Trump, la seule règle des gauchistes c’est qu’il n’y a pas de règle.

Voyez les assignations secrètes pour les relevés téléphoniques du Représentant Adam Schiff, y compris ceux du Représentant du GOP Devin Nunes, de l’avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani et du journaliste américain John Solomon, qui ont tous eu l’audace de défendre le Président.

Voyez comment l’ancienne ambassadrice de l’Ukraine, Marie Yovanovitch, a demandé au Département d’État de dresser une liste de surveillance de citoyens américains et de les suivre sur les médias sociaux et par d’autres moyens.

MM Solomon et Giuliani figuraient également sur cette liste, tout comme Lou Dobbs, Sean Hannity et Laura Ingraham, les présentateurs de la chaîne télévisée Fox, selon un rapport de Judicial Watch qui a déclaré que le Département d’État avait jugé la demande de Mme Yovanovitch illégale.

Songez à ce que le professeur de droit Jonathan Turley a dit après l’audience, alors qu’il était le seul témoin à plaider contre la destitution : « Avant la fin de mon témoignage, ma maison et mon bureau ont été inondés de messages menaçants et de demandes de licenciement ».

Enfin, songez à ce que l’ambassadeur Gordon Sondland a dit lors de son témoignage en novembre. « Nous avons reçu d’innombrables courriels apparemment envoyés à ma femme, nos propriétés font l’objet de piquetage et de boycott ».

Un membre démocrate du Congrès, originaire de l’Oregon, Earl Blumenauer, a publiquement appelé à des actions contre les hôtels de Sondland parce que ce dernier a servi dans l’Administration Trump.

Nancy Pelosi aurait pu mettre fin à une telle folie en rappelant les chiens enragés et en disant que son parti fait confiance au processus démocratique. Au lieu de cela, son djihad de destitution prouve que ce n’est pas le cas.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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Source :
https://nypost.com/2019/12/07/theres-great-hate-for-donald-trumps-success-goodwin/

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