Publié par Hélène Keller-Lind le 10 décembre 2019

Le Président Donald J. Trump était en “vedette américaine”, invité au sommet national du Conseil israélo-américain de 2019

Plus de trois mille personnes assistaient au sommet national 2019 du Conseil israélo-américain – IAC-, organisation en pleine expansion, tenu du 5 au 8 décembre à Hollywood, en Floride. Un nombre impressionnant de sujets ont été évoqués, allant des traitements révolutionnaires contre le cancer, développés en Israël, à la lutte contre l’antisémitisme ou l’avenir du sionisme, en passant par diversité ou intersectionnalité. Mais l’un des temps forts aura été l’intervention haute en couleurs, sans langue de bois, du Président Trump qui faisait un tour d’horizon complet et réaffirmait un attachement indéfectible à Israël.

Un tour d’horizon complet : économie et emploi aux USA, état du partenariat USA-Israël

L’intervention du Président Trump le 7 décembre 2019 devant quelque trois mille personnes aura duré une heure pour un discours vigoureux, sans fards, avec des moments d’humour, des moments graves aussi, quelques piques méritées, envoyées notamment aux « fake news media » qui dénaturent allégrement tout ce qui le concerne. Présenté par Miriam Adelson, scientifique reconnue, épouse de Sheldon Adelson, homme d’affaires, philanthrope, président fondateur de l’IAC, le Président soulignait leur rôle important dans le maintien du lien indéfectible entre les deux pays. Après les remerciements d’usage aux personnalités présentes, c’était pour Donald Trump l’occasion de rappeler l’état exceptionnel de l’économie américaine, avec le taux de chômage le plus bas en un demi-siècle, le taux d’emploi le plus élevé jamais enregistré avec 7 millions de nouveaux emplois créés depuis son arrivée à la Maison Blanche, ou encore 500.000 nouveaux emplois dans le domaine industriel, réussite que Barack Obama avait estimée impossible lors de la campagne présidentielle, sauf à avoir « une baguette magique » pour ce faire. 

Mais son sujet principal était le partenariat entre les États-Unis et Israël, considérablement renforcé sous son administration, plus fort que jamais, avec des valeurs partagées, comme un amour de la liberté, la démocratie, la liberté de culte, la primauté du droit ou de la souveraineté nationale. Alors que cette relation avait beaucoup souffert sous l’administration précédente. Et Donald J. Trump de s’étonner que certains dans l’assistance aient pu voter pour elle, « ce que vous devrez m’expliquer un jour », dit-il, « car, je ne pense pas qu’ils aiment beaucoup Israël… » On sait, en effet, que la relation entre les deux pays avait quelque peu souffert sous Obama ou que le parti Démocrate, pour une grande partie, n’est plus un ami fidèle d’Israël comme il l’avait été. 

Rôle essentiel d’Israël et du partenariat avec les USA, histoire de la nomination de David Friedman et de l’ambassade américaine à Jérusalem, destitution et humour

Faisant l’éloge de la construction d’un État d’Israël florissant en Terre sainte, le Président soulignait que : « une amitié entre nos deux pays est essentielle pour parvenir à un monde plus sûr, juste et pacifique », et qu’Israël, qu’il soutient depuis son arrivée au pouvoir, n’a jamais eu de meilleur ami que lui. Il rappelait que depuis vingt ans les Présidents américains précédents avaient tous promis de transférer l’ambassade des États-Unis à Jérusalem sans que cela soit suivi d’effet, alors que, tenant parole, lui l’a fait, reconnaissant il y a deux ans que Jérusalem est la capitale d’Israël.

Le Président Trump racontait alors la nomination de David Friedman au poste d’ambassadeur américain, celui-ci renonçant par amour d’Israël à son cabinet d’avocat florissant à New York. À ce propos, le Président estimait qu’il fallait encourager les Américains à aimer plus l’État hébreu, y compris, parmi eux des Juifs qui n’aiment pas assez Israël. Et il racontait avoir été assailli d’appels d’une quarantaine de chefs d’États lorsque son intention de transférer l’ambassade fut connue. Des appels – pour l’en dissuader- qu’il ne prit pas, se disant trop occupé, et auxquels il ne répondit qu’une fois les choses faites…sans qu’il y ait eu les violences annoncées. Si ce n’est que CNN, dit-il, utilisa un angle de prise de vue inédit pour désinformer et prétendre qu’il y avait des masses de manifestants s’opposant à l’ouverture de l’ambassade qui, en réalité, se passa très bien. Un morceau d’anthologie, comme son récit de la rénovation d’un local existant, fort bien situé pour moins de 500,000 $, alors que lui était proposé l’achat d’un autre terrain avec construction neuve pour 2 milliards de $. Ce qui aurait pris des années. Ce fut l’occasion pour lui aussi de fustiger, avec humour, les entrepreneurs qui ne l’aiment pas mais n’ont d’autre choix que de voter pour lui…-ne pouvant voter pour un candidat socialiste qui les ruinerait…-. Restant dans la veine humoristique il évoquait la procédure de destitution engagée à son encontre depuis l’annonce de sa candidature depuis l’escalator de la Tour Trump à New York, « avec cette belle First Lady ». Puis l’utilisation pour  la rénovation de l’ambassade de la pierre de Jérusalem, si prisée par un de ses amis, fier de son mur fait de cette pierre devant son bureau new-yorkais…Sur sa lancée il se moquait d’Hilary Clinton qui ne l’aurait jamais transférée ou de ceux qui affirment qu’il ne partira pas à l’issue de son second mandat, estimant que l’idée n’est pas mauvaise…

Golan et sécurité d’Israël, Hamas terroriste et otages, fonds gelés pour l’Autorité palestinienne, Al-Bagdhadi et son califat effacé

C’est pour des raisons de sécurité, rappelait-il, qu’il a reconnu la souveraineté israélienne sur les Hauteurs du Golan, débattue sans effet depuis 52 ans. Évoquant les récents tirs de roquettes sur Israël il réaffirmait son droit de se défendre, demandant que soient relâchés les Israéliens otages du Hamas terroriste à Gaza et le retour des corps des deux soldats kidnappés et tués, rendant hommage aux deux mères présentes qui se battent pour une meilleure harmonie entre tous les Israéliens. 

Rappel ensuite de sa décision de geler les fonds versés – près de 600 millions $ par an- à l’Autorité palestinienne qui rétribue les terroristes et vilipende Israël et les États-Unis. Ce qui n’avait jamais été fait jusque-là avec, néanmoins la poursuite de négociations n’aboutissant pas. Donald Trump se disait prêt à aider si les circonstances changeaient. 

Autre progrès marquant depuis sa nomination : la disparition du califat de l’État islamique, qui avait eu la taille de l’Ohio et il y a quelques semaines la mort du terroriste numéro un al-Bagdhadi, éliminé par des forces spéciales américaines. Un message clair à tous les terroristes, avec une armée américaine reconstruite. 

La dictature brutale de l’Iran était évoquée et la fin de l’accord catastrophique signé par Obama, les sanctions, les émeutes, les centaines ou probablement les milliers de victimes, leur PIB en chute libre, leur antisémitisme, leur soutien au terrorisme. « Nous ne pouvons accepter qu’un pays qui crie mort aux États-Unis et à Israël se dotent de la bombe atomique », dit-il. 

Le poison de l’antisémitisme. BDS, Conseil des droits de l’homme, droit et implantations, campus américains, membres du Congrès d’extrême-gauche

Le Président Trump s’est dit également résolu à combattre « le poison de l’antisémitisme », condamnant fermement le mouvement BDS, soulignant s’être retiré du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies qui condamne Israël à tour de bras tout en fermant les yeux sur les pires violations avérées dans d’autres pays. Pour remédier à une vielle injustice son Administration a affirmé la légalité des implantations juives civiles en Judée Samarie, alors que la cour de Justice européenne entendait marquer les produits qui y sont fabriqués. 

Il déplorait la présence de tenants du BDS sur les campus américains, invitant Adela Cojab, immigrante mexicaine, étudiante ayant terminé son parcours à l’Université de New York -NYU- à expliquer pourquoi elle avait décidé de saisir le ministère de l’Éducation américain concernant la violence dont fait preuve l’association des « Étudiants pour la Justice en Palestine » -SJP- envers les étudiants juifs et le refus de l’université de prendre des mesures pour s’assurer de leur sécurité, honorant au contraire le SJP. Une association « propalestinienne », de fait, anti-israélienne, qui sévit sur quelques 189 campus. Donald Trump déplorant que des membres du Congrès d’extrême-gauche se soient joints à ces mouvements attaquant violemment Israël, ce qui, dit-il aurait été impensable il y a dix ou même six ans. Il rappelait ce projet de loi présenté cette année par des membres du Congrès démocrates pour soutenir la campagne BDS, allant jusqu’à comparer le boycott d’Israël avec celui de l’Allemagne nazie. Pour le Président, une « terrible insulte aux six millions de Juifs assassinés pendant la Shoa…Il faut être très vigilant », avertissait-il, « et bien voir que ces membres du Congrès radicaux qui soutiennent la campagne BDS poussent une propagande anti-israélienne antisémite que les Américains n’accepteront pas. » Il rappelait qu’un membre du Congrès a osé dire que « Israël a pu hypnotiser le monde et que le soutien à Israël était une question d’argent… », faisant là allusion, sans la nommer à Ilhan Omar, immigrée somalienne dont les déclarations montrent sa haine des États-Unis et d’Israël. 

Le Président appelait à la tribune son envoyé spécial pour l’observation et la lutte contre l’antisémitisme, qui présentait son action récente, auprès de responsables en Allemagne, de parlementaires britanniques et de parlementaires en France où le Parlement a adopté la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste – englobant l’antisionisme-. Action menée aussi sur les campus américains où elle est particulièrement nécessaire et travail effectué sous l’impulsion du Président Trump. 

Apport des Juifs américains aux États-Unis. « God Bless America » et le groupe « Shalva Band”

L’apport dans maint domaine des Juifs américains était cité par Donald J. Trump, qui mentionnait aussi le parcours de héros juifs américains pendant la deuxième guerre mondiale ou ces soldats américains libérant les camps de concentration en Allemagne. Avec, en toile de fond, la chanson/prière « God Bless America » – Que Dieu bénisse les États-Unis, dont il retraçait l’histoire : écrite par Ervin Berlin, un Juif américain, elle est devenue un hymne national. 

Et pour clore en beauté ce discours important, le Président introduisait le groupe israélien « Shalva Band » dont il rappelait la prestation remarquée à l’Eurovision. Un groupe hors du commun, émouvant et excellent, composé de musiciens ayant un handicap, suivant une thérapie musicale, qui n’avait pu participer à la finale car elle se tenait pendant Shabbat. 

Magnifique symbole, le groupe interpréta « God Save America » et l’un de ces musiciens se précipita alors dans les bras de Donald Trump,un autre lui dit « je vous aime tant », suivi par le reste du groupe. Séquence émotion. 

Vidéo de l’intervention du Président Trump

Shalva Band et “God Save America” 

https://www.jpost.com/Diaspora/Shalva-band-makes-American-debut-at-Israeli-American-Council-event-610234

Programme du sommet de l’IAC https://www.israeliamerican.org/summit/schedule 

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