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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 15 décembre 2019

Le rapport de l’Inspecteur général Horowitz a fait la lumière sur les nombreux abus de pouvoir de l’Administration Obama, du directeur du FBI à Hillary Clinton en passant par le parti Démocrate, le vice-président Joe Biden, et plusieurs hauts-responsables de l’Administration. Mais finiront-ils en taule ?

En 434 pages (1) et plus de cinq heures de témoignages devant le Sénat, filmés en direct, l’inspecteur général du ministère de la Justice, Michael Horowitz, a expliqué les nombreuses irrégularités et vices dont le FBI d’Obama s’est rendu coupable dès les premières heures de son enquête sur les soupçons de collusion entre Trump et la Russie.

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Devant le Sénat, Michael Horowitz a démontré qu’Adam Schiff, qui maintenant préside à la commission d’impeachment contre Trump, a donc menti. Les médias ont menti. La campagne de Trump a été espionnée. Les agents du FBI ont menti au tribunal, et fabriqué des preuves, et le dossier Steele, payé par Hillary, a été la principale raison pour laquelle ils ont obtenu de la Cour un mandat pour mettre la campagne Trump sur écoute.

Question d’un sénateur : « Le directeur James Comey a dit cette semaine que votre rapport le disculpe totalement. Est-ce une évaluation juste de votre rapport ?

Horowitz : “Vous savez, je pense que les activités qu’on l’on a découvertes n’innocentent aucune des personnes qui ont touché à ça.”

Une enquête truquée sur une collusion inventée entre Trump et la Russie

Voici ce que le rapport de l’Inspection générale (IG) présenté cette semaine a révélé :

Cette affaire est le plus grand scandale politique de la décennie, car le FBI d’Obama a ouvert une enquête contre la campagne Trump, sur la base d’une rumeur entendue dans un bar à l’étranger.

(Et même cette version risque bientôt de voler en éclat, car la “rumeur” est en fait une conversation entre George Papadopoulos, qui était conseiller de la campagne Trump pour les Affaires étrangères, et un diplomate australien, ami des Clinton et donateur de la campagne d’Hillary Clinton. La conversation semble bien avoir été plantée par Clinton.)

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Le FBI ouvre une enquête.

  • Au lieu d’enquêter sur les Russes, le FBI a enquêté sur Trump.
  • Le FBI n’a pas prévenu Trump d’une ingérence russe. Ils ont prévenu Hillary à la place.
  • Andrew McCabe, le numéro deux du FBI qui a depuis été limogé pour avoir menti sous serment, déteste Trump. Il a personnellement choisi l’équipe d’agents qui ont enquêté sur Trump.
  • Le FBI a envoyé ces agents, portant des micros, pour parler aux responsables de la campagne Trump. Ils n’ont rien entendu de mauvais, mais ils n’ont pas arrêté de fouiller.
  • Ils ont essayé d’obtenir un mandat pour mettre Carter Page, un autre membre de la campagne Trump, sur écoutes et on leur a dit non.
  • Puis ils ont eu le dossier Steele, qui a été commandé et payé par Hillary Clinton. L’IG a dit que le dossier Steele est la seule raison pour laquelle ils ont obtenu ce mandat.
  • Hillary Clinton a donc acheté un mandat pour espionner la campagne Trump. Elle a payé un agent étranger (Christopher Steele, qui déteste Trump) pour obtenir des saletés d’un Russe contre Trump, puis le FBI a utilisé le dossier pour mettre un Américain sur écoute.
  • Le FBI savait que Carter Page était innocent, mais il a falsifié des preuves pour qu’il ait l’air coupable. On sait maintenant que l’avocat du FBI qui a falsifié les documents va être poursuivi en justice.

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Le FBI s’est fait prendre.

  • Lorsque le FBI a parlé à une source russe du dossier Steele, il a dit que tout ce qu’il contient était une blague, mais le FBI a menti à la cour. Le FBI a dit à la cour que tout était légal et confirmé, et il a continué à espionner Carter Page, donc la campagne Trump, pendant le reste de l’année.

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C’est totalement illégal.

  • Le FBI a utilisé un faux dossier, qu’il savait faux, qui a été payé par Hillary, comme excuse pour espionner Donald Trump.
  • L’IG a dit qu’il y avait eu une inconduite massive et des abus massifs.
  • Et quand les agents du FBI ont été interrogés à ce sujet par l’IG, ils ont dit : “Je ne me souviens pas” et “je ne sais pas”.

Une nouvelle affaire truquée : l’impeachment ukrainien

Quand le dossier russe a capoté, les Démocrates ont immédiatement embrayé sur une autre affaire. Ils ont décidé de destituer le président sur un sujet tout aussi dérisoire : un appel téléphonique avec le président ukrainien — dont le président a immédiatement publié la transcription pour leur couper l’herbe sous le pied.

Comme pour le dossier russe, Les Démocrates ont cherché un crime.

  • Ils ont essayé la corruption, ça n’a pas marché. L’extorsion, zéro. Les pots de vin, rien,
  • la “mise en danger de la sécurité nationale”, un échec,
  • le chantage. Trump aurait fait chanter une puissance étrangère en retenant une aide financière contre une enquête sur Joe Biden, donc à des fins politiques personnelles : le président ukrainien a détruit l’accusation, il n’y a pas eu de retenue de l’aide, et l’Ukraine n’a pas fait d’enquête.
  • Ils ont tenté de ressortir des cartons poussiéreux de Mueller l’accusation “d’obstruction à la justice”, un flop. Vite abandonné.

Finalement, les Démocrates se sont mis d’accord sur deux motifs de destitution (2) :

  • » Abus de pouvoir » pour avoir sollicité l’aide d’un gouvernement étranger pour l’élection de 2020…
  • Obstruction au Congrès, en refusant de comparaître, et en demandant aux officiels de l’Administration, de ne pas comparaître, suite aux convocations de la commission de la Chambre.

Le professeur de droit constitutionnel Alan Dershowitz explique pourquoi « l’obstruction au Congrès » ne vaut pas tripette

La commission du Congrès a délivré une assignation à comparaître au président et à plusieurs membres de son administration.

Nous en sommes arrivés là parce que les Démocrates ont gagné la majorité à la Chambre en 2018, et les Pères fondateurs de l’Amérique ont spécifiquement mis en garde de ne pas utiliser le pouvoir d’une majorité pour faire destituer un président en titre.

Mais c’est arrivé à un point de haine extrême, un désir non plus seulement d’abattre le président, mais de le faire souffrir, lui et sa famille, et de les humilier pour longtemps.

Nous avons une commission Démocrate du Congrès, le Comité du renseignement de la Chambre, et avant lui, le Comité judiciaire de la Chambre, pas même toute la Chambre des représentants, pas même tout le Congrès, qui dit : « nous vous délivrons une assignation, Monsieur le Président. Et vous feriez mieux d’y répondre. Vous feriez mieux de nous donner tout ce qu’on demande. Pas d’objections. Vous feriez mieux de nous donner votre conseiller à la Maison-Blanche. Vous feriez mieux de nous donner tout ce qu’on demande. Nous ne voulons pas entendre parler de privilège avocat-client, nous ne voulons pas entendre parler de privilège de l’exécutif prévu par la Constitution, de séparation des pouvoirs prévue par la Constitution, vous nous donnez ce que nous voulons. »

Est-ce ce que prévoit la Constitution ? Pas du tout.

Dershowitz :

C’est tout le contraire.

Il y a de nombreuses années, j’ai eu une affaire où mon client était assigné devant le Congrès qui voulait examiner des renseignements protégés par le secret professionnel qui protège l’avocat et son client, et la commission a dit qu’il n’était pas possible d’invoquer le secret professionnel devant le Congrès.

On a porté l’affaire devant le tribunal, et nous avons gagné.

Les tribunaux, selon Hamilton Federalist 75, sont les arbitres entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif.

Si la revendication de secret professionnel est trop large, comme l’a dit récemment l’un des juges, alors vous perdez, mais vous ne pouvez pas être destitué pour avoir invoqué la séparation des pouvoirs.

Dans notre système d’équilibre des pouvoirs, ce motif retenu pour l’impeachment punit essentiellement l’exercice de l’autorité constitutionnelle du président en vertu des articles 1, 2 et 3 de la Constitution.

Mais nous avons un système de gouvernement en trois parties : des branches égales, des branches séparées et les tribunaux de l’Etat.

La Cour suprême paralyse l’obstruction au Congrès comme motif de destitution

Le procès n’a pas encore commencé que l’un des motifs d’impeachment vient de recevoir une cinglante rebuffade par la Cour suprême, confirmant les explications de Dershowitz.

  • Vendredi dernier, la Cour suprême a accepté d’entendre trois affaires concernant les bilans financiers d’avant son élection, et les déclarations d’impôt du président Trump que celui-ci refuse de remettre à la commission d’enquête de la Chambre, mettant ainsi en place une confrontation juridique historique.
  • Un tribunal de première instance avait ordonné à Trump de se soumettre aux réquisitions des Démocrates de la Chambre, et de donner l’ordre à ses conseillers fiscaux et deux de ses banques de fournir tous les documents réclamés.
  • Trump avait fait appel. L’affaire est arrivée devant la Cour suprême, qui l’a acceptée.

Cela veut dire que la Cour suprême des États-Unis a de facto annulé la deuxième partie du motif de destitution (obstruction au Congrès) en acceptant une affaire où Trump a contesté une assignation du Congrès.

Cela indique de la façon la plus claire qui puisse que lorsque Trump s’opposer aux assignations de la Chambre, il ne commet pas « d’obstruction envers le Congrès », car il a le droit de se tourner vers les tribunaux pour leur demander de trancher. Il perdra ou gagnera, mais en aucun cas il ne s’agit d’un crime. S’adresser aux tribunaux pour qu’ils tranchent n’est pas de l’obstruction, c’est l’usage du droit de chacun de faire appel à la justice.

Des têtes vont tomber

Bill O’Reilly pense qu’en novembre prochain, une majorité d’Américains qui ne vivent pas accrochés aux nouvelles, les citoyens peu et moyennement informés, vont se souvenir que le parti Démocrate a déchiré le pays pour des motifs futiles. Il pense que le parti pourrait même bien exploser, la prochaine fois que les citoyens seront appelés à donner leur opinion — l’élection de novembre 2020.

Sans attendre cette date, en janvier prochain, après le vote de destitution par la Chambre qui devrait intervenir avant le 31 décembre, le Sénat va déclencher un procès de destitution du président. Il va convoquer Joe Biden (qui refusera au nom du privilège de l’exécutif, et ces poireaux de Républicains n’engageront aucune poursuite contre lui) et son fils Hunter Biden, pour comprendre de quelle façon il s’est fait recruter à 83 000 dollars par mois, par une société ukrainienne gazière corrompue, dont il ne connaît rien de l’activité et rien de la langue ; Adam Schiff ; et le lanceur d’alerte qui a menti pour dénoncer Trump.

Le dossier Hunter Biden est un des deux sujets qui a déclenché l’impeachment. Trump veut savoir si cet emploi magique ne serait pas, par hasard, dû au fait que Joe Biden était alors vice-président des Etats-Unis, et qu’il s’est chargé du dossier gazier ukrainien à la même période – ou si c’est juste une coïncidence, ce qui est peu probable, mais pas totalement impossible, disons-le.

Les Démocrates vont être très embarrassés par ces témoignages. Les médias seront là pour les protéger, ils vont désamorcer les grenades les plus dangereuses, mais elles feront des dégâts et laisseront des traces.

Et puis il y a cette bonne étoile du calendrier : une strip-teaseuse.

Hunter Biden a mis enceinte une jeune danseuse, et elle réclame, et a obtenu du juge dans sa démarche en pension alimentaire, qu’il montre l’ensemble de ses revenus. Comme la jeune femme est peut-être en tenue légère, mais qu’elle n’a pas la tête vide, elle réclame tous ses revenus, y compris ceux d’Ukraine, de Chine, et de toute entité qui l’a rémunéré. Autrement dit, ce que ni Congrès ni le président américain n’ont réussi à découvrir, un juge matrimonial va l’obtenir.

Et puis il y a John Durham, l’enquêteur spécialement nommé par le ministre de la Justice William Barr pour enquêter sur l’origine de l’affaire russe. Et Durham a déjà annoncé que des poursuites criminelles ont déjà été déclenchées.

Lorsque John Durham livrera les conclusions de son enquête, probablement avant l’été prochain, des têtes vont tomber. L’affrontement va être sanglant. Les attaques des médias contre Bill Barr et contre Durham vont être brutales. De la même intensité que celles contre Trump.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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  1. https://oig.justice.gov/reports/2019/o1902.pdf
  2. https://judiciary.house.gov/sites/democrats.judiciary.house.gov/files/documents/Articles%20of%20Impeachment.pdf
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