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Publié par Gaia - Dreuz le 16 décembre 2019

Source : Valeursactuelles

Sujet tabou par excellence, la question de la peine de mort mérite d’être posée, car les conséquences de son interdiction sur la justice pénale sont considérables et inquiétantes, explique Jean-Louis Harouel.

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En cette fin d’automne, le gouvernement de Donald Trump a demandé à la Cour suprême de rétablir la peine de mort à l’échelon fédéral américain, suscitant la controverse. En effet, dans les pays issus de la civilisation européenne,« le caractère inadmissible de la peine de mort est aujourd’hui une vérité de foi. […] L’idée même de la peine de mort fait l’objet d’une anathémisation incantatoire », relève Jean-Louis Harouel. Agrégé de droit, le professeur émérite à l’université Panthéon-Assas (Paris-II) et essayiste ose une réflexion audacieuse sur un sujet devenu tabou. Il démontre comment la volonté d’abolition de la peine suprême ne provient pas de notre héritage chrétien, mais d’une vision dénaturée des droits de l’homme. Contradictoire, déterministe, l’idéologie abolitionniste favorise alors l’impunité des criminels et l’insécurité. Un constat frappant qui enjoint à se saisir de la question.

Valeurs actuelles. Pourquoi vouloir rouvrir le débat sur la peine de mort ?

Jean-François Harouel. Il est antidémocratique qu’on ne puisse plus débattre de la question de la peine de mort, qui est aujourd’hui un sujet tabou. On n’a plus le droit d’en parler de manière libre, en cherchant à se faire son opinion. On doit se plier à une vérité officielle de nature religieuse : l’abolition est sainte et Badinter fut son prophète. Interdiction est faite au peuple français de songer le moins du monde à l’idée qu’on puisse rétablir un jour la peine de mort. En inscrivant son abolition dans la Convention européenne des droits de l’homme et dans la Constitution française, afin d’enlever la question de la peine de mort à la souveraineté des citoyens, on a non seulement bafoué la démocratie, mais encore fait naître un étrange droit de l’homme. Pouvoir tuer sans risquer d’être tué en punition de son crime est aujourd’hui un droit de l’homme. C’est un droit de l’homme immoral qui détruit la confiance dans le pacte social et déshonore l’idée de droit de l’homme.

Le sujet de la peine de mort évoque immédiatement le Dernier Jour d’un condamné, de Victor Hugo. Celui-ci ne remporte pas vos faveurs…
Dans ce livre dont il admet lui-même qu’il s’agit du détournement d’un roman en un outil de propagande, Victor Hugo se montre un manipulateur redoutable et sans vergogne. Faisant preuve d’une totale désinvolture à l’égard du crime et d’une parfaite insensibilité envers la victime, il ne s’intéresse qu’au seul criminel. Rien n’est dit du crime ni de la victime et seul celui qui a tué est offert à la commisération du lecteur. Oubliant délibérément la victime de l’assassinat,…

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