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Publié par Magali Marc le 16 décembre 2019

Dans son article récent concernant le témoignage devant le Sénat de l’Inspecteur général, Horowitz, J.P. Grumberg montre que selon l’IG Adam Schiff et les médias ont menti. La campagne de Trump a été espionnée. Les agents du FBI ont menti au tribunal, et fabriqué des preuves, et le dossier Steele, payé par Hillary, a été la principale raison pour laquelle ils ont obtenu de la Cour un mandat pour mettre la campagne de Trump sur écoute. (https://www.dreuz.info/2019/12/15/clinton-biden-comey-et-leur-gourou-finiront-ils-au-trou/ )

La question n’est pas seulement de savoir si les Clinton, Biden, Comey et autres finiront en tôle, mais aussi que les victimes de cette enquête frauduleuse, tels que Carter Page et Michael Flynn, seront innocentés!

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Margot Cleveland, paru dans The Federalist, le 13 décembre.

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Comment le rapport de l’IG affecte le cas de Michael Flynn

« Beaucoup trop de membres du FBI et du DOJ sont prêts à cacher des preuves, à falsifier des documents et à inventer des crimes pour en arriver à leurs fins.»

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La publication, lundi (le 9 décembre), du document de 476 pages de l’Inspecteur général, Michael Horowitz, concernant l’inconduite du Ministère de la Justice et du FBI avant et après l’élection présidentielle de 2016 continue de faire les manchettes, et à juste titre.

Il est révoltant que le MJ et le FBI aient obtenu une ordonnance de surveillance d’un tribunal secret (FISA) pour espionner Carter Page à l’aide d’une série d’applications truffées d’erreurs, de fabrications et d’omissions inexcusables de faits matériels.

L’ampleur scandaleuse de l’inconduite du gouvernement soulève une question corollaire intéressante : Comment le juge Emmet Sullivan réagira-t-il à ces révélations dévastatrices ?

Sullivan est resté enfermé dans son bureau au cours du dernier mois pour envisager (ou rédiger) sa décision concernant la requête de l’avocate Me Sidney Powell dans l’affaire criminelle contre son client, Michael Flynn.
Flynn avait plaidé coupable d’avoir fait une fausse déclaration au FBI avant que Me Powell ne prenne la relève en tant qu’avocate de la défense. La sentence contre Flynn a été reportée pour permettre à Me Powell de se mettre au courant de l’affaire. Peu après, Me Powell a déposé une requête obligeant les procureurs fédéraux à remettre les documents contenant des informations et des preuves à décharge et d’autres preuves qui avaient été cachés aux avocats précédents de Flynn.

Lors de l’exposé de sa motion visant à contraindre les procureurs, en plus de soutenir que le gouvernement avait indûment caché des preuves, Me Powell a également affirmé que « [l]e FBI n’avait aucun fondement factuel ou juridique pour mener une enquête criminelle, ni aucun fondement valable pour une mener enquête de contre-espionnage contre un citoyen américain, et ils le savaient. Les preuves demandées par la défense éviscéreront tout fondement factuel à l’appui du plaidoyer et révéleront un comportement si scandaleux – s’il n’y en a pas déjà assez – qu’elles justifieront le rejet de cette poursuite pour inconduite flagrante du gouvernement

Avant que le juge Sullivan n’ait eu l’occasion de statuer sur la requête de Me Powell, cependant, les procureurs fédéraux se sont trouvés dans l’obligation d’informer le juge fédéral de longue date « que pendant près de trois ans, ils avaient mal identifié les auteurs des notes manuscrites prises par les agents du FBI pendant leur entrevue du 24 janvier 2017 de Michael Flynn, qui était alors conseiller à la Sécurité nationale. Les procureurs avaient dit à l’avocat de la défense (et au tribunal) que les notes écrites par Peter Strozk avaient été compilées par l’agent du FBI Joe Pientka, et celles prises par Pientka avaient été écrites par Strzok. »

Puis, il y a deux semaines, il y a eu une autre surprise : Après avoir soutenu pendant des mois qu’il n’était pas nécessaire de retarder la détermination de la peine encourue par M. Flynn, les procureurs fédéraux ont communiqué avec Me Powell pour suggérer de la reporter. Me Powell a donné son accord, puis le gouvernement a déposé une motion conjointe demandant au tribunal d’annuler la séance d’information sur la détermination de la peine et les audiences à venir.

Dans la motion, le gouvernement a présenté deux raisons pour ce retard.
Tout d’abord, les parties ont fait remarquer qu’il serait prématuré d’organiser une séance d’information tant que le tribunal n’aurait pas statué sur la requête en instance visant à contraindre les procureurs à remettre les documents contenant des informations et des preuves à décharge.

Deuxièmement, et plus important encore, la motion commune note que « le Bureau de l’Inspecteur général du Ministère de la Justice procède actuellement à un examen de la conformité du ministère et du FBI aux exigences juridiques et aux politiques lors des demandes déposées auprès de la Cour de Surveillance du renseignement étranger des États-Unis en rapport avec un citoyen américain » et ajoute que « les parties s’attendent à ce que le rapport d’enquête porte sur des sujets liés à plusieurs questions soulevées par le défendeur ».

Maintenant que le rapport est rendu public, la question est de savoir comment il affectera l’affaire Flynn.

Bien que le rapport de l’IG Horowitz se concentre principalement sur la conduite du MJ et du FBI relativement aux quatre demandes présentées en vertu de la Loi sur la surveillance du renseignement étranger (Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA)) pour obtenir une ordonnance de surveillance de M. Page, l’enquête et les conclusions de M. Horowitz soulèvent deux questions importantes dans la cause contre Michael Flynn.
D’abord et avant tout, il y a les nombreuses preuves d’inconduite et d’abus de la part du gouvernement que l’IG a mises au jour. L’inconduite était si étendue et si flagrante qu’elle ne peut que rappeler au juge Sullivan l’inconduite dont il a été témoin lorsqu’il a présidé l’enquête criminelle du MJ contre feu le sénateur Ted Stevens, une enquête et une poursuite dont Sullivan a conclu par la suite qu’elle était « pénétrée par la dissimulation systématique de preuves à décharge importantes…».

Peu de temps après avoir repris l’affaire Flynn, Me Powell avait évoqué l’accusation de Stevens à titre de comparaison, et le rapport de l’IG donne du poids à cette comparaison.

Interrogé sur l’effet du rapport d’Horowitz sur la cause contre Flynn, Me Powell a déclaré à The Federalist: « Compte tenu des mensonges étonnants et de la conduite douloureusement documentée du FBI dans le rapport, je m’attends à ce que le juge Sullivan – à tout le moins – ordonne la production de toutes nos demandes. Encore une fois, nous constatons que le MJ n’a rien appris de l’affaire Ted Stevens. Des mesures plus énergiques sont nécessaires pour faire comprendre au gouvernement qu’il doit mettre fin à cette conduite répréhensible

Me Powell a ajouté que « beaucoup trop de membres du FBI et du DOJ sont prêts à cacher des preuves, à falsifier des documents et à inventer des crimes pour atteindre leurs objectifs, quels que soient leurs motifs ».

Avant le rapport de l’IG, le juge Sullivan aurait pu attribuer l’allégation de Me Powell d’inconduite flagrante en matière de poursuites à une «défense zélée». Mais il est impossible d’imaginer le juge Sullivan, le même qui a débouté les accusations lors de l’affaire Stevens, réagissant avec moins que de l’indignation aux récentes révélations d’inconduite.

Bien que le rapport de l’IG puisse sembler marginalement lié à la cause contre Flynn, la plupart des mêmes acteurs malfaisants ont été impliqués dans les enquêtes Page et Flynn.

En plus de la conclusion générale tirée du rapport de l’IG, à savoir que les inconduites du MJ et du FBI étaient fréquentes, un aspect du rapport Horowitz s’avère particulièrement pertinent dans le cas de Flynn : le fait que le FBI avait chargé «SSA 1» de fournir un briefing de sécurité au candidat d’alors, Donald Trump, après avoir appris que Flynn serait présent à la réunion.

SSA 1 était un agent principal dans l’enquête appelée Opération Crossfire Hurricane et a participé à la séance d’information dans le cadre de l’enquête du FBI.

Bien que le rapport de l’IG ait critiqué le FBI pour avoir utilisé une séance d’information à l’intention des candidats à la présidence comme un outil d’enquête, ce n’est pas ce fait qui s’avère important. C’est plutôt ce que SSA 1 a dit à l’équipe d’Horowitz de sa présence à cette réunion. Le but était, selon lui, de « saisir l’occasion d’obtenir une évaluation et éventuellement d’avoir un certain niveau de familiarité avec[Flynn]», par exemple en apprenant « les maniérismes généraux de Flynn ».

SSA 1 a ajouté que « dans ce cas-ci, il s’est avéré utile parce que SSA 1 a été en mesure de comparer les ‘normes’ de Flynn lors du briefing avec la conduite de Flynn lors de l’entretien que SSA 1 a mené le 24 janvier 2017, dans le cadre de l’enquête du FBI sur Flynn ». (Le rapport de l’IG n’identifie pas SSA 1, mais il a été rapporté que le deuxième agent à interroger Flynn – le premier étant Peter Strzok – était l’agent Joe Pientka du FBI.)

Cette révélation est importante parce que l’ancien directeur du FBI, James Comey, a témoigné devant le House Intelligence Committee que les agents qui ont interrogé Flynn « n’ont décelé aucun signe physique de tromperie. Ils n’ont vu aucun changement de posture, de tonus, d’inflexion, de contact visuel. Ils n’ont rien vu qui leur indiquait qu’il savait qu’il leur mentait.»

L’ancien directeur adjoint du FBI, Andrew McCabe, a également confirmé que les agents n’avaient décelé aucune tromperie dans leur entrevue avec Flynn.

Nous savons maintenant que non seulement les agents n’ont décelé aucun signe de tromperie lorsqu’ils ont interrogé Flynn, mais qu’un des agents qui l’ont interrogé avait déjà rencontré le général à la retraite pour évaluer ses « normes ». Ce même agent du FBI a comparé la conduite de Flynn durant l’entrevue de janvier 2017 aux  » normes  » de Flynn et a conclu à l’époque que Flynn ne mentait pas.

Ces faits auraient été importants pour M. Flynn et ses avocats avant que l’ancien conseiller à la sécurité nationale ne plaide coupable.

De plus, même si Flynn avait déjà plaidé coupable, peu après que le juge Sullivan eut repris l’affaire, ce dernier a ordonné au procureur de remettre tous les documents contenant des informations et des preuves à décharge, qu’ils soient liés à la culpabilité ou au châtiment.

Étant donné que, deux ans plus tard, Me Powell se bat toujours contre le gouvernement pour obtenir des preuves connues, il semble douteux que les procureurs aient rendu compte des détails ou de la documentation sur l’espionnage antérieur de Pientka sur Trump and Flynn et son évaluation du comportement de Flynn pendant le briefing.

Si c’est le cas et si Me Powell n’a pas reçu le rapport de Pientka sur la conduite de Flynn pendant la séance d’information elle voudra peut-être déposer une nouvelle requête en vue d’obtenir des réponses aux interrogations soulevées .

Ce serait aussi l’occasion idéale de mentionner les conclusions du rapport d’Horowitz – non pas que le juge Sullivan aura besoin d’être poussé à lire le rapport de l’IG.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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*Margot Cleveland est une des collaboratrices principales de The Federalist. Elle a servi pendant près de 25 ans comme auxiliaire juridique permanente auprès d’un juge d’une cour d’appel fédérale.

Source :
https://thefederalist.com/2019/12/13/how-the-ig-fisa-abuse-report-affects-michael-flynns-case/

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