Publié par Magali Marc le 22 décembre 2019

Dans un article récent J.P. Grumberg s’interroge sur la stratégie des Démocrates concernant la destitution de Donald Trump : «Toute cette histoire de destitution sans crime, alors qu’ils savent depuis le début qu’elle a zéro chance d’aboutir au limogeage du président lors d’un procès équitable au Sénat », qu’il trouve déroutante. « Sont-ils devenus stupides par aveuglement ?… Avaient-ils au moins un plan ?» interroge-t-il.

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Je suis d’avis que la stratégie des Démocrates existe bel et bien: c’est une stratégie politique pas judiciaire! Le juge et les jurés sont l’opinion publique. Leur clientèle gauchiste, fidèlement relayée par les médias de masse, s’acharne à exiger un «impeachment» quand bien même il ne serait que symbolique !

Les Démocrates ont passé deux ans et demi à menacer de destituer le Président Trump (Nancy Pelosi l’a admis!) lui jetant à la tête toutes les accusations qui leur venaient à l’esprit (menteur, imposteur, traître, fou…).
Je passe sur leur haine ou leur rancœur de ne pas avoir réussi à faire élire Hillary Clinton comme étant leur raison principale de vouloir destituer Trump. Obama venait de faire deux mandats et jamais à part Franklin Delano Roosevelt, un président américain n’a fait plus de deux mandats ni n’a eu un successeur du même parti! Donc même les plus déçus de la défaite d’Hillary Clinton ne pouvaient pas réellement croire qu’il suffisait de traiter les électeurs de Trump de «déplorables» pour qu’ils renoncent à voter pour lui ou acceptent sa destitution.

Les observateurs s’entendent pour estimer que c’est poussée par l’aile gauche du parti que Nancy Pelosi a fini par accepter tardivement de se ranger du côté des «Impeachers», à condition toutefois, d’obtenir l’appui de quelques renégats républicains anti-Trump, les simili-Républicains: les RINOs (Republicans In Name Only).

La fameuse stratégie bi-partisane a fait long feu. Les Dems ont fini par dégoûter même les RINOs les plus vacillants avec l’implosion de la «bombe» Mueller et avec les audiences frauduleuses tenues en utilisant le prétexte que Trump avait commis une faute grave (restant à déterminer) lors de sa conversation téléphonique , en juillet 2019, avec le nouveau président de l’Ukraine.

L’Impeachment échoue sur le plan légal …

Noah Feldman, un professeur de droit à la Harvard Law School à qui les Démocrates ont demandé de témoigner pour soutenir leur chasse aux sorcières est d’avis que la mise en accusation est un processus, pas un vote : « Si la Chambre ne communique pas sa mise en accusation au Sénat, elle n’a pas réellement mis en accusation le président. Si les articles ne sont pas transmis, Trump pourrait légitimement dire qu’il n’a pas été vraiment destitué du tout… »

Selon le professeur de droit, Alan Dershowitz: « Le premier article va trop loin en autorisant la mise en accusation sur la base du vague critère de l’abus de pouvoir. Mais c’est le deuxième article (entrave aux travaux du Congrès)qui met véritablement en danger notre système de freins et de contrepoids et le rôle important des tribunaux en tant qu’arbitres entre les pouvoirs législatif et exécutif en vertu de la Constitution ».

Alan Dershowitz a fait valoir que les deux articles ne respectent pas les normes constitutionnelles. Il a écrit : « tout le processus sent la partisanerie, sans se soucier de l’impact que ces articles pourraient avoir sur les mises en accusation futures ».

... Mais pourrait réussir sur le plan politique

Les Dems vivent une campagne électorale qu’ils sont à peu près sûrs de perdre, sauf s’ils parviennent à démolir publiquement l’image de Trump au point que même ses supporters ne voudront pas le réélire.

Mais il y a loin de la coupe aux lèvres.

Certes leur stratégie électorale consiste souvent à salir l’adversaire.
Si l’on se met en tête que la bataille de l’Impeachment n’est pas une bataille légale mais politique, on comprend la stratégie de Mme Pelosi et consorts.
Hélios d’Alexandrie faisait remarquer , dans un commentaire de mon article paru sur Dreuz le 9 décembre (https://www.dreuz.info/2019/12/09/oui-nancy-pelosi-hait-donald-trump/ ) :
«…Pour le moment le processus d’impeachment sert plusieurs objectifs, entre autres apaiser et en même temps neutraliser les extrémistes de la base pour qu’ils s’abstiennent de torpiller les candidatures des représentants actuels dont justement Nadler. Ne pas oublier qu’AOC est devenue candidate de sa circonscription en s’appuyant sur les militants extrémistes dont la cabale a permis d’éjecter la candidature de son prédécesseur démocrate centriste, il était d’ailleurs prévu que ce dernier devienne le leader de son parti à la chambre des représentants.

Pelosi sait que son parti risque très gros avec l’impeachment, d’autant plus que le dossier monté contre Trump est strictement bidon, mais elle n’a pas d’autres choix que courir pour éviter d’être écrasée par la horde d’extrémistes qui la pousse..

Victoire assurée de Trump en 2020 ?

On ne peut rien prendre pour acquis.

Les Démocrates donnent l’impression d’avoir fait une croix sur les élections de novembre prochain parce qu’ils doutent de pouvoir battre Trump. Ils laissent donc les Biden, Warren, Sanders, Buttigieg et Cie se suicider politiquement avec leurs programmes gauchistes délirant.

Les Dems pensent que mieux vaut perdre en 2020 avec des pathétiques losers que d’hypothéquer les chances d’un gagnant potentiel pour 2024. Une fois battus, ces derniers devront se la fermer et rentrer dans le rang ou quitter le parti! Idem pour les gauchistes radicaux: les Occasio-Cortez, Omar et Tlaib auxquelles ils laissent temporairement l’illusion qu’elles contrôlent l’agenda du parti.

Mme Pelosi, la présidente de la Chambre des Représentants, a même invité le président Donald Trump à prononcer son discours sur l’état de l’Union le 4 février 2020, seulement 48h après avoir dirigé le vote sur les 2 articles de mise en accusation à la Chambre des Représentants.

Il est possible qu’elle ait décidé de piéger Donald Trump et d’envoyer les 2 articles ce jour-là.

Nancy Pelosi, Adam Schiff et Jerry Nadler savent qu’ils n’arriveront pas à sortir Trump de la Maison Blanche avec deux articles d’Impeachment que le Sénat refusera d’entériner.

Leur stratégie consiste à salir Trump (ainsi que Barr, McConnell, Giuliani) et à lui nuire au maximum pour le déstabiliser et lui faire perdre les appuis de ses supporters, tout en espérant qu’il commette une gaffe majeure ou que l’économie américaine se mette au ralenti.

Si cela se produit, ils auront beau jeu de promettre mers et mondes à ceux qui vivent des difficultés: les minorités, les illégaux, les sans-emplois et les jeunes, frais émoulus des universités et endettés, dont les diplômes coûteux ne leur apportent pas les emplois espérés.

En janvier , il leur restera 10 mois avant les élections de 2020. En politique 10 mois, c’est une éternité.

Les Dems vont devoir se concentrer sur les élections primaires qui auront lieu de février à juin 2020. Elles commenceront le 3 février avec le caucus de l’Iowa. Le 3 mars sera le fameux Super Tuesday lors duquel 14 États organiseront leurs élections primaires. Les Primaires devraient permettre d’éliminer certains candidats peu performants et la Convention démocrate de la mi-juillet à Milwaukee devrait permettre de couronner un gagnant capable de limiter les dégâts et de tenir tête à Donald Trump.

Après cela, il sera toujours temps de revenir à des politiques centristes afin de récupérer les électeurs démocrates modérés, tenter de séduire les électeurs indépendants et préparer leur retour à la Maison Blanche en 2024.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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