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Publié par Gaia - Dreuz le 25 décembre 2019

Source : Valeursactuelles

L’agresseur aurait pu être expulsé depuis 2006, après une condamnation pour viol, mais son statut de réfugié politique a toujours joué en sa faveur, empêchant la France de procéder à son expulsion.

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Une femme de 43 ans a été découverte inanimée, samedi 21 décembre à l’aube, en partie dénudée et le visage boursouflé par les coups reçus, dans le parc des Sources, à Roissy-en-Brie, en Seine-et-Marne, rapporte Le Parisien. L’agresseur présumé, Mike Kasenga Mulenga, un réfugié politique congolais, déjà condamné par le passé et inscrit au fichier des agresseurs sexuels, mais jamais expulsé, a été mis en examen et écroué pour pour « tentative de meurtre et tout acte l’ayant précédée ». Une impunité qui interroge et qui fait froid dans le dos, au vu du profil de l’agresseur, qui semble n’avoir jamais su ou voulu s’intégrer.

Expulsion impossible

Si l’on ne sait pas encore si la victime, traînée sur une cinquantaine de mètres par son agresseur, et hospitalisée à la Pitié-Salpêtrière, à Paris, a été victime de violences sexuelles, c’est en tout cas pour ce type de motifs que son agresseur présumé, un réfugié politique congolais lui aussi âgé de 43 ans, était connu de la justice. Son casier est long comme le bras et il a déjà été condamné deux fois pour agression sexuelle et viol. Arrivé en France en 1988, ce Congolais faisait l’objet d’une mesure d’expulsion dès 1998, après une condamnation pour agression sexuelle, malgré sa carte de résident, valable dix ans, décrochée en 1994.

Mais cette procédure n’est jamais appliquée. Pour cause, « la protection qui s’attache au statut de réfugié n’autorise par l’État français à le renvoyer dans son pays d’origine », explique la préfecture de Seine-et-Marne au Parisien. Huit jours seulement avant l’agression, le 14 décembre dernier, Mike Kasenga Mulenga avait été jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Bobigny pour vol simple et port d’arme blanche. Condamné à six mois de prison sans mandat de dépôt, il avait donc été laissé libre. 

« On a vraiment un problème en France »

Selon Le Parisien, seul l’Office français des réfugiés et apatrides (Ofpra) peut retirer son statut à un réfugié politique, à la condition « qu’il ait commis un crime ou un délit constituant un acte de terrorisme ou puni de dix ans d’emprisonnement », selon le Code des étrangers. Ce qui n’est pas le cas alors. En 2006, rebelote : il est condamné à dix ans de prison pour viol, puis en ressort en 2011, aménagement de peine oblige. L’Ofpra aurait alors pu lui retirer son statut, mais selon Le Parisien, celui-ci est alors confirmé. L’Ofpra, de son côté, assure « ne jamais se prononcer sur les situations personnelles ».

Contacté par le quotidien, le maire de la commune, François Bouchart, se dit « scandalisé ». « On a vraiment en France un problème judiciaire et carcéral », estime-t-il. Il est d’autant plus touché par cette histoire que la quadragénaire violentée n’est autre qu’une de ses colistières aux prochaines élections municipales. « Je suis en colère, car on connaissait le passif judiciaire de l’auteur présumé, et le maire d’une ville pourrait en être informé », a-t-il conclu.

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