Publié par Christian Larnet le 28 décembre 2019
Wei Wei

Le Japon a exécuté jeudi un Chinois, la première fois qu’il utilise la peine capitale contre un étranger depuis dix ans.

Un ressortissant chinois qui avait été condamné en 2003 pour le vol et le meurtre d’une famille de quatre personnes, a été pendu, rapporte The Associated Press.

Wei Wei, 40 ans, a été reconnu coupable d’avoir volé et tué le propriétaire d’un magasin de vêtements à Fukuoka, ainsi que sa femme et ses deux enfants, avant de jeter les corps dans l’océan. Il a été exécuté dans un centre de détention de Fukuoka après avoir passé plus de 16 ans dans le couloir de la mort.

Ministre de la Justice Masako Mori

« C’était un acte extrêmement froid et cruel, dans lequel [Wei] a tué quatre membres innocents d’une famille heureuse », a déclaré la ministre de la Justice Masako Mori lors d’une conférence de presse jeudi, ajoutant qu’elle avait signé l’ordre d’exécution après avoir pesé les faits de l’affaire et malgré le sentiment international de lutte contre la peine capitale.

Les deux complices de Wei ont été jugés en Chine, l’un ayant été condamné à mort et l’autre à la prison à vie.

Amnesty International a condamné le recours à la peine capitale, notant que plus de 100 autres pays ont aboli cette pratique. Le Japon « a montré qu’il est loin derrière la plupart de ses pairs », a déclaré Arnold Fang, chercheur sur l’Asie de l’Est pour Amnesty International, dans un communiqué.

Il semble au contraire être loin devant les autres, car la peine de mort est une mesure que les progressistes soutiennent activement – lorsque pratiquée par les islamistes, ils peuvent la requalifier en « acte désespéré de résistance ».

Le Japon compte actuellement 112 condamnés à mort. Les prisonniers ne sont informés que leur condamnation à mort va être pratiquée que le matin de la pendaison, et le pays ne révèle les noms des personnes exécutées et certains détails de leurs crimes que depuis 2007.

Le Japon évite généralement de faire parler de lui sur des sujets controversés afin de ne pas attirer l’opprobre international.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Christian Larnet pour Dreuz.info.

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