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Publié par Magali Marc le 1 janvier 2020

Pour un bilan moqueur de l’année 2019, j’ai traduit l’article de Lorne Gunter, paru dans le Toronto Sun, le 28 décembre.

J’ai laissé de côté sa manière de décrire Donald Trump avec laquelle je ne suis pas d’accord.

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L’année 2019 a-t-elle été l’horrible année du Canada ?

La reine Elizabeth a appelé 1992 son annus horribilis – son «année horrible». Son deuxième fils, Andrew (oui le prince Andrew) s’est séparé de sa femme ; sa fille, Anne, a divorcé de son mari ; la liaison de son fils, Charles, avec Camilla Parker Bowles a été révélée et un incendie au château de Windsor, la résidence familiale de la reine, s’est déclenché lorsqu’un projecteur a été appuyé contre des rideaux, causant finalement des dommages d’environ 60 millions de dollars.

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L’année 2019 sera-t-elle connue comme l’annus horribilis du monde ?
Certains jours, il semble que oui.

Les Américains sont désespérément divisés entre (…) un président, qui adopte des politiques décentes (…) et une bande de gauchistes suffisants et condescendants qui se trompent sur tous les (…) sujets parce qu’ils font une fixation sur la mise en place d’un gouvernement «progressiste» tentaculaire.
(…)

La couverture médiatique américaine est impossible à prendre au sérieux. Elle est divisée entre ceux qui ne peuvent pas analyser Trump de manière sensée parce qu’ils sont convaincus qu’il est un président illégitime et les canaux où les animateurs l’encensent convaincus qu’il est le plus grand président de tous les temps.

Ces médias affaiblissent la confiance du public dans les leaders culturels et institutionnels (sic).

Le vote de destitution de la semaine dernière en est un autre exemple. Après avoir lancé le FBI au cœur de la campagne Trump en 2016, puis avoir passé plus de deux ans à examiner tous les aspects de ses relations avec les Russes, les forces de l’ordre et le Congrès américain n’ont rien trouvé.

Ceux qui veulent que Trump soit éliminé sont maintenant obsédés par l’appel téléphonique qu’il a passé au président ukrainien, menaçant supposément de suspendre une aide militaire à l’Ukraine si celle-ci n’enquêtait pas sur les allégations de corruption contre Hunter Biden, le fils du candidat démocrate à la présidence, Joe Biden.

Est-ce que cela répond aux critères de mise en accusation ? Pas du tout – à moins que le simple fait que M. Trump soit toujours président (et qu’il pourrait bien être réélu l’an prochain) vous ait fait perdre toute perspective.

Le fonctionnement des États-Unis est important parce que, qu’on le veuille ou non, si le monde doit avoir une force stabilisatrice, les Américains, malgré leurs défauts, sont les meilleurs actuellement disponibles.

Ensuite, il y a les Chinois qui reviennent à une forme de gouvernement virulemment autoritaire, tout en renforçant leur armée de manière à pouvoir étendre leur puissance bien au-delà de leurs frontières. (Si vous n’aimez pas que les Américains soient les policiers du monde, attendez que les Chinois s’en occupent).

Les Français ont connus des protestations sociales pendant une bonne partie du premier semestre de cette année, organisées par les gilets jaunes, qui exigeaient, tout un tas de friandises gauchistes et coûteuses de la part du trésor public.

Même pour les Britanniques, une bonne partie de l’année 2019 a été la troisième année d’une bataille apparemment sans fin pour le Brexit – à savoir s’ils allaient quitter l’UE ou non.

Cela semble avoir été résolu pacifiquement et avec force grâce à la victoire du Brexiter Boris Johnson et de ses Tories aux élections nationales du 12 décembre au Royaume-Uni.

Cependant, pendant trois années consécutives, le Brexit a menacé de défaire la démocratie britannique.
L’émergence de Greta Thunberg en tant qu’éco-icône a prouvé que le monde avait collectivement perdu l’esprit cette année.

Une Suédoise de 16 ans est devenue un leader mondial du mouvement «vert » principalement parce qu’elle avait mémorisé un tas de prédictions effrayantes qu’elle s’employait à hurler dans les oreilles des dirigeants mondiaux très, très puissants (bien qu’elle ait surtout eu des entretiens individuels avec des dirigeants qui, comme notre propre Justin Trudeau, étaient en grande partie d’accord avec son alarmisme climatique).

En vérité, 2019 a été une année très difficile pour le monde occidental, sinon carrément une année horrible.

Ce n’était pas beaucoup mieux au Canada.

Dans cinq ou dix ans, je pense (et j’espère) que nous nous demanderons comment Justin Trudeau et ses Libéraux ont pu être réélus, même si ce n’est qu’avec une minorité.

La myriade de scandales et de violations de l’éthique de Trudeau aurait certainement fait couler n’importe quel premier ministre qui aurait l’intelligence d’en avoir honte.

Cela signifie que le facteur numéro un de la victoire de Trudeau a été son incapacité à comprendre ce qu’il avait commis des erreurs, conjuguée à son arrogance inhérente à croire que, même si c’était le cas, le pays avait tellement besoin de lui qu’il devait passer outre à ses péchés politiques.

Mais il faut être deux pour danser le tango. Il n’y aurait pas eu de victoire libérale sans un échec conservateur.

Plusieurs des stratèges libéraux derrière le gouvernement fédéral de Trudeau avaient d’abord été les organisateurs des gouvernements libéraux ontariens de Dalton McGuinty et de Kathleen Wynne.

En Ontario, comme à Ottawa, leur obsession pour l’énergie «verte» et leur alarmisme climatique ont fait stagner l’économie. Grâce à leurs politiques, les prix de l’électricité ont plus que doublé, ce qui a fait disparaître jusqu’à 200 000 emplois manufacturiers en Ontario.

Pourtant, les libéraux provinciaux ont remporté leur réélection à trois reprises en effrayant les électeurs des villes et des banlieues au sujet des intentions cachées d’une succession de faibles chefs conservateurs.
Ce scénario vous paraît familier ?

Trudeau a été réélu malgré le scandale SNC-Lavalin, le scandale de son visage peint en noir, ses bourdes en politique étrangère, son interminable pharisaïsme et ses excuses grandioses pour des atrocités de longue date – parce qu’il a réussi à convaincre les électeurs du Grand Toronto, de Montréal et de Vancouver que le chef conservateur Andrew Scheer était un conservateur social effrayant – et Scheer était un candidat si faible qu’il l’a laissé faire.

La réélection de Trudeau a fait du séparatisme de l’Ouest une véritable menace. Et cela pourrait faire de 2019, en rétrospective, l’annus horribilis du Canada.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source :

https://torontosun.com/opinion/columnists/gunter-was-2019-canadas-horrible-year#comments

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