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Publié par Guy Millière le 1 janvier 2020

J’ai regardé de loin, à dix mille kilomètres de distance, le discours prononcé par Emmanuel Macron pour la nouvelle année. Je n’en attendais rien, car il n’y avait rien à en attendre. Macron a été égal à lui-même, autrement dit totalement vide et gonflé à l’hélium.

Le ton était monocorde. L’attitude était statique et sans émotion. Les mots prononcés auraient pu l’être il y a vingt ans, à quelques exceptions près, et Macron ne manquait pas d’air.

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Il a parlé d’un pays imaginaire qui n’a strictement aucun rapport avec le pays réel. Il a évoqué le “bonheur des familles réunies” et semble totalement ignorer que nombre de familles n’ont pas pu être réunies en raison de la grève des transports. Il a semblé ignorer aussi le nombre considérable de pauvres et de chômeurs. Il a fait preuve d’autosatisfaction en parlant de l’économie française et a semblé ignorer les chiffres de la croissance, environ un pour cent en rythme annuel. Il s’est félicité de la façon dont il dit avoir réglé la révolte des gilets jaunes et parait ne pas voir ce que son comportement, méprisant cynique et brutal, a suscité d’amertume et de colère rentrée.

Il a parlé de la réforme des retraites et s’est montré totalement incapable de l’expliquer et de justifier sa nécessité. Il a affirmé sauver le système par répartition et a omis de dire que celui-ci est en faillite.

 Il a parlé de l’incendie de Notre Dame en disant sereinement que la cathédrale sera reconstruite, alors que nombre d’experts pensent qu’elle risque fort de n’être pas sauvée. Il a parlé d’unité alors qu’il n’a cessé de diviser la population, et qu’une majorité de Français n’ont, à juste titre, aucune confiance en lui, et, pour nombre d’entre eux, éprouvent de l’aversion à son égard.

Il a évoqué un “modèle français”, alors que le chaos récurrent qu’il a réussi à provoquer dans le pays par sa cuistrerie et son arrogance est la risée du monde entier.

Il a insisté sur le “réchauffement climatique” et la biodiversité, qui sont incontestablement les préoccupations essentielles de millions de Français qui ont des difficultés à finir le mois. Et il annoncé la fermeture de centrales thermiques et de lieux de forage, donc une dépendance énergétique accrue du pays.

Il a insisté aussi sur l’Europe, et n’a pas paru pas savoir que l’Europe est une zone du monde en déclin.

Il a cité une liste de pays, Syrie, Iran, sans insister, et sans, bien sûr, évoquer son attitude lamentable et sordide face au régime des mollahs.

Il dit qu’il a sauvé les “accords de Paris” sur le climat, qu’il sera bientôt tout seul à respecter.

Non seulement Macron a été vide, mais son discours ne s’adressait à personne et ne pouvait être entendu par personne. Seuls seront réceptifs ceux qui n’ont aucun problème, qui croient ce que disent les grands médias nationaux sans s’informer ailleurs, et qui ont les moyens de s’extraire de la réalité concrète.

A l’évidence, Macron attend le pourrissement de la grève actuelle, comme il a attendu le pourrissement du mouvement des gilets jaunes.

Les tonalités technocratiques et socialistes qui parsemaient son discours étaient innombrables.

La technocratie n’a cessé d’être depuis des décennies l’une des causes majeures du malheur français et a inspiré la vieille devinette qui demandait quelle était la différence entre un train qui déraille et un technocrate, et qui disait que quand le train déraille, lui, iI s’arrête. Le socialisme a échoué partout sur la planète, mais il y a des technocrates français qui font semblant de croire encore au socialisme. Macron en est un.

Des commentateurs voient encore en lui un libéral. Il n’y a pas un milligramme de libéralisme dans ce que dit Macron. Il dit “reformer”, mais il ne fait que brasser du vent. Il annule des impôts pour en créer d’autres, et les prélèvements obligatoires restent aussi élevés qu’il y a trois ans, il en va de même pour les dépenses publiques.

 Je vis très loin de la France, mais je pense aux Français.

 Je pense à la souffrance de millions de gens.

La chute de la France va se poursuivre.

Il y aura encore non seulement des grèves, mais des émeutes, les systèmes déjà en faillite seront un peu plus en faillite encore. L’insécurité et l’immigration incontrôlée vont se poursuivre.

L’an prochain, Macron fera encore un discours vide et dira peu ou prou les mêmes choses. Il lui reste deux ans et demi à passer à l’Elysée. J’aimerais penser qu’il sera battu en 2022, et au point où en sont les choses, peu m’importe par qui : ABM anybody but Macron.

Mais je n’ai aucune certitude.

Au Royaume Uni, il y a maintenant un Premier Ministre digne de ce nom, Boris Johnson : il lui sera extrêmement difficile de redresser le pays, mais au moins, il essaie et essaiera, et il le dit.

 Aux Etats Unis, qui sont désormais mon pays, il y a Donald Trump, le plein emploi, pas de grèves, pas d’émeutes, une croissance double de celle de la France. Il y a aussi des socialistes mais leurs chances d’accéder au pouvoir sont faibles, très faibles.

Quand je lis la grande presse française, je vois que Macron est décrit comme un “réformateur”, et Donald Trump comme un crétin. Cela donne à penser.

La France est présidée par un sordide pantin, et elle a, à l’évidence, d’excellents journalistes.

J’aimerais souhaiter une bonne année à mes lecteurs français, mais je crains, hélas que l’année qui commence en France ne sera pas bonne et, à la différence de Macron, je ne veux pas mentir.

Je me contenterai de souhaiter du courage et de l’opiniâtreté à ceux qui me lisent en France et de leur dire aussi que chaque jour qui passe les rapproche de l’opportunité d’en finir avec Macron. Deux ans et demi encore… Si l’opportunité est manquée, ce sera terrible. Comme on dit aux Etats-Unis : Trompez-moi une fois, honte à vous, trompez-moi deux fois, honte à moi.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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