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Publié par Magali Marc le 1 janvier 2020

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Victor Davis Hanson, paru sur le site de Townhall, le 1er janvier 2020.

M. Hanson montre que les élites américaines issues d’universités prestigieuses, aveuglées par leur dogmatisme, leur mode de vie déconnecté et leur dédain du populisme, ont dénigré Donald Trump et ses conseillers et se sont trompés sur toute la ligne.

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Les dangers de la pensée de groupe des élites

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Le Washington Post a récemment publié une accusation surprenante de Rachel Maddow, hôte de MSNBC, diplômée de Stanford et boursière de la fondation Rhodes.

Le critique des médias du Post, Erik Wemple, a écrit que Mme Maddow avait délibérément induit son auditoire en erreur en prétendant que le dossier Steele, maintenant discrédité, était tout à fait vérifiable – même à une époque où il y avait de nombreuses preuves qu’il était complètement bidon.

Au moment même où Mme Maddow rassurait les téléspectateurs en leur disant que Christopher Steele était crédible, la radio populiste et le très critiqué Fox News Channel insistaient sur le fait que la plupart des allégations de Steele ne pouvaient tout simplement pas être vraies. Rachel Maddow avait tort. Ceux qui la critiquaient, même s’ils avaient moins de diplômes qu’elle, avaient raison.

En 2018, le président de la Commission des renseignements de la Chambre des Représentants, le Représentant Devin Nunes (un Républicain de la Californie), et le membre minoritaire de la Commission, le Représentant Adam Schiff (un Démocrate de la Californie), ont chacun publié des rapports différents sur l’enquête de la Commission concernant les allégations de collusion entre la Russie et l’équipe de la campagne présidentielle de Donald Trump et le mauvais comportement des agences fédérales.

Le mémo de M. Schiff a été louangé par les médias. Le rapport de Nunes a été condamné pour son caractère partisan et de bas niveau.

Beaucoup de médias sont allés plus loin. Ils ont comparé Adam Schiff, un diplômé en droit de Harvard et Devin Nunes, un homme de la campagne originaire du centre rural de la Californie, pour expliquer pourquoi l’astucieux M. Schiff était allé au fond des choses tandis que l’« ancien producteur laitier », M. Nunes était « complètement dépassé » et n’avait « aucune idée de ce qui se passait».

Récemment, l’Inspecteur général non partisan du Département de la Justice, Michael Horowitz, a découvert des méfaits généralisés au DOJ et au FBI. Il a confirmé les principales conclusions du mémo de M. Nunes sur le dossier Steele et son rôle pernicieux dans la demande de la FISA visant à obtenir un mandat contre l’ancien conseiller de campagne de Trump, Carter Page.

En revanche, M. Horowitz a prouvé que la plupart des affirmations de M. Schiff étaient fausses. De son insistance à prétendre que le FBI avait vérifié le dossier Steele jusqu’à son affirmation selon laquelle le Département de la Justice ne s’était pas basé principalement sur ce dossier pour appuyer sa demande de mandat, M. Schiff avait tout faux.

Lorsque l’avocat spécial Robert Mueller a constitué une équipe d’enquêteurs, il l’a remplie de jeunes «progressistes» de Washington, dont beaucoup avaient des diplômes et des curriculum vitae de premier ordre.

Les médias se sont pâmés. Les journalistes de Washington étaient grisés devant la perspective que cette « équipe de rêve» composée de telles « vedettes» allait démolir l’équipe juridique de Donald Trump, supposée beaucoup moins impressionnante.

Un présentateur snob de Vox (un média en ligne américain) nous assurait que « l’équipe juridique de l’avocat spécial Robert Mueller est pleine de pros. Tandis que l’équipe de Trump fait des fautes de frappe.»

Pourtant, après 22 mois et 32 millions de dollars dépensés pour cette enquête, l’équipe de Mueller n’a trouvé aucune collusion russe et aucune preuve d’obstruction de Trump pendant l’enquête sur un crime inexistant.

Les reportages constants des médias selon lesquels les révélations de l’équipe de Mueller étaient imminentes et que les « murs étaient en train de se refermer » sur Trump se sont révélés faux.

Mueller lui-même a témoigné devant le Congrès, mais il a semblé parfois confus et presque désemparé au sujet de sa propre enquête. Plusieurs des vedettes soi-disant les plus brillantes de son équipe de rêve, comme Lisa Page, Peter Strzok et Kevin Clinesmith, ont été limogées en raison de leur comportement contraire à l’éthique.

En revanche, les avocats en chef de Trump, généralement ridiculisés – Ty Cobb, 69 ans, John Dowd, 78 ans, et Jay Sekulow, 63 ans, animateur de radio et de télévision – ont été ignorés par les médias. Ils ont conseillé à Trump de coopérer avec l’équipe de Mueller et ont systématiquement offert des preuves et des analyses pour prouver que Trump n’était pas de connivence avec les Russes pour fausser les élections de 2016. En fin de compte, l’«équipe de chasseurs-tueurs» de Mueller a été forcée de l’admettre.

Lors de l’élection du prétendu ignorant Trump, un certain nombre de membres de l’élite ont déclaré que son projet économiques était absurde. On nous a dit que Trump allait forcément démolir l’économie américaine.

L’ancien professeur de Princeton et prix Nobel, Paul Krugman, a insisté sur le fait que Trump allait faire chuter le cours de la bourse. Il a même suggéré que les actions pourraient ne jamais remonter.

L’ancien Secrétaire du Trésor Larry Summers avait prédit que le Président Trump provoquerait une récession en un an et demi.

L’ancien chef du Conseil économique national, Steven Rattner, pour sa part, prévoyait un crash boursier de «proportions historiques».

En revanche, de nombreux conseillers économiques de M. Trump pendant sa campagne et son administration, dont l’outsider Peter Navarro, le spécialiste Steven Moore, l’ancien animateur de télévision Larry Kudlow et l’octogénaire Wilbur Ross, ont été dénigrés.

Pourtant, trois ans plus tard, en termes de bourse, de chômage, de production d’énergie et de salaires des travailleurs, l’économie se porte à merveille.

Le but de ces comparaisons n’est pas de démontrer qu’un diplôme de l’Ivy League (NdT: groupe de huit universités privées les plus anciennes et les plus prestigieuses du Nord-Est des États-Unis). ou qu’une bonne réputation à Washington ont peu de valeur, ni que les prix et les honneurs prestigieux ne comptent pour rien, ni même que les soi-disant experts sont toujours stupides et agissent au contraire de l’éthique.

Au contraire, il faut en tirer la leçon que la sagesse conventionnelle et la pensée de groupe ont tendance à induire en erreur, surtout à l’ère des chambres d’écho en ligne et des vies insularisées de membres de l’élite.

Nous oublions que la connaissance est accessible à tous les âges, et en tous lieux. Et le sens de l’éthique n’a rien à voir avec les diplômes ou la filiation.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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Source :

https://townhall.com/columnists/victordavishanson/2020/01/01/the-dangers-of-elite-groupthink-n2558749

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