Publié par H16 le 3 janvier 2020

Et voilà, ça y est, une nouvelle année commence et 2020 promet déjà d’être une année pleine de surprises, et pas toujours bonnes : la situation française sur les plans économique, politique et social est assez mauvaise et, il faut bien l’avouer, avec les clowns à roulette qui embarrassent le pays de leur présence (que ce soit dans les organisations syndicales mafieuses ou au gouvernement de branquignoles), on n’aura que peu de chance de la voir s’améliorer…

Ce n’est pourtant pas une raison pour abandonner tout optimisme. Certes, si l’on se contente de regarder dans cet étroit pays hexagonal, on peut être passablement rempli d’une vague de tristesse en imaginant toutes les richesses qui pourraient s’y développer si des années d’abandon de tout bon sens n’y avaient pas fait les dégâts qu’on peut déjà observer.

Cependant, si l’on regarde le tableau complet du monde et de l’humanité en général, force est de constater – comme le fait d’ailleurs Matt Ridley dans un article fort à propos – que la décennie qui vient de s’écouler est, de loin, la meilleure décennie que cette humanité a parcouru.

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Ainsi, l’extrême pauvreté ne touche plus que 10% de la population terrestre (pour rappel, elle en touchait plus de 60% au début des années 60), l’analphabétisme continue de reculer, l’accès à l’électricité et l’eau potable d’augmenter pour atteindre des niveaux qui n’ont jamais été atteints dans l’histoire.

En fait, tout montre que les inégalités reculent comme jamais auparavant, que les différents défis qui se sont posés depuis toujours pour l’humanité sont tous en train d’être relevés, petit-à-petit et les uns après les autres, depuis l’éducation jusqu’à l’accès aux ressources vitales en passant par le respect des droits fondamentaux.

Mieux encore, tant sur le plan économique que sur le plan écologique dont on rebat les oreilles des Occidentaux avec une application qui frise l’obsession maladive, tous les indicateurs montrent que la situation s’améliore. Comme le mentionne Matt Ridley et même si cela peut paraître contre-intuitif, l’empreinte écologique des humains diminue bel et bien d’année en année.

Et c’est logique, du reste : à force de vouloir économiser sur à peu près tout ce que nous faisons et sur toutes nos activités, il est inévitable que notre impact, tant par tête de pipe que dans l’ensemble, finisse par diminuer. Ainsi et comme le documente Andrew McAfee, un chercheur du MIT dans son livre « More From Less », de plus en plus de nations utilisent de moins en moins de ressources pour subvenir à leurs besoins. Par exemple, une canette d’aluminium contient de nos jours 13 grammes du métal qui est majoritairement recyclé. En 1959, cette canette pesait 85 grammes et n’était majoritairement pas recyclée. Les ressources (minérales, énergétiques) pour la même canette ont largement décru entre 1959 et 2020.

Matt Ridley va plus loin en expliquant que dans les pays les plus avancés, non seulement, on utilise moins pour chaque objet produit, mais qu’on a besoin et qu’on produit donc moins d’objets maintenant qu’il y a quelques décennies. En effet, avec l’avènement de la miniaturisation, de la numérisation, d’optimisation massive des chaînes de production et de la logistique, des masses de produits ont été progressivement remplacées par plus petit, plus polyvalent, plus durable ou plus recyclable.

Et pour le Royaume-Uni, cela se traduit concrètement par une diminution des ressources consommées de 12,5 tonnes en 2000 à 8,5 tonnes en 2017 et par personne ; c’est une réduction plus rapide que l’augmentation de la population concernée, ce qui signifie bien une baisse des ressources consommées au total, n’en déplaise aux écolos hystériques.

Et s’il reste évidemment fort à faire, crier à la catastrophe apocalyptique prochaine comme certains le font relève d’un entêtement idéologique dont il devient difficile de cacher les motivations purement totalitaires.

Dans cette perspective, l’actuelle hystérie écologique paraît plus délétère que nécessaire et la pauvreté qu’elle veut imposer (rebaptisée « sobriété » pour mieux passer) ressemble davantage à une auto-flagellation inutile qu’à une démarche nécessaire pour nous sauver d’une catastrophe qui n’arrivera jamais.

De surcroît, elle ajoute une solide dose d’incohérence en prônant des solutions qui, en plus d’être économiquement absurdes, sont écologiquement dramatiques : éoliennes en mer qui provoque un impact environnemental certain pour un gain au mieux nul, et en réalité négatif ; obsolescence forcée (par le gouvernement) de voitures encore en état de marche alors que le même gouvernement met en avant la réutilisabilité, la réhabilitation, la réparation ; multiplication volontaire des ennuis de circulations qui créent des bouchons alors que ça pollue tout en prétendant lutter contre ces pollutions ; multiplication de moyens de transports collectifs citadins alors que leur rendement est très médiocre ; incitations aux véhicules électriques alors que la production de batteries est une catastrophe environnementale, et que le recyclage de leur lithium est à peu près inexistant (sans oublier très coûteux) ; imposition de monopoles dans les transports aboutissant à des grèves homériques, alors que la concurrence a nettement amélioré les performances des entreprises quel que soit le marché (rail, aérien, routier), etc.

En bref, l’actuelle idéologie écologiste en vogue est en réalité au mieux un cache-misère, au pire un fourvoiement total de l’esprit, des moyens économiques, politiques et surtout sociaux puisqu’à force de discours négatifs, un nombre croissant d’individus devient neurasthénique : incapables de voir ce qui va bien, ce qui s’améliore, en caricaturant de façon grotesque ce qui ne va pas, ils se poussent à ne plus avoir d’enfants, à recommander le suicide pour le reste de l’humanité (sans se compter dedans, notez), et à produire une génération d’hypocrites, jamais aussi connectés qu’actuellement, mais qui enjoignent les autres à laisser tomber la modernité…

Dans ce tableau, la France s’est elle-même posée comme un véritable fer de lance de la contestation écolo, et malgré l’amélioration des conditions de vie partout sur la planète, a choisi les jérémiades, les chouineries et la fossilisation pour ainsi garantir un avenir nettement plus pénible à chacun de ses ressortissants.

Si l’on garde la tête froide et qu’on observe toute la planète et toute l’humanité, on peut raisonnablement espérer que 2020 sera meilleure encore que 2019 qui était déjà meilleure que les années encore avant. Pour la France, en revanche, on peut déjà garantir que cette année 2020 sera pire que 2019, et pronostiquer encore qu’elle sera pourtant meilleure que 2021.

Oui, ce pays est foutu.

Ce qui ne m’empêchera pas de vous souhaiter à tous une excellente année 2020 !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © H16. Publié avec l’aimable autorisation de l’auteur (son site)

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