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Publié par Guy Millière le 5 janvier 2020

La gauche américaine vient de perdre l’un de ses meilleurs amis, et elle porte le deuil.

Qassem Soleimani est mort. Il a volé en éclats, comme des centaines de ses victimes. Une photo montre un morceau de bras et une main portant une grosse bague ornée d’une pierre rouge, qu’il ne quittait jamais. Joe Biden, consterné, a déclaré que Trump avait jeté “un bâton de dynamite dans une poudrière”. Les autres candidats Démocrates à la présidence sont allés dans le même sens. Le sénateur Chris Murphy (Démocrate) a déclaré que c’était un “assassinat” qui n’avait pas reçu l’autorisation de la Chambre des représentants ( Démocrate), qui ne l’aurait, bien sûr, jamais donnée. Le Washington Post a parlé avec tristesse d’un “général très respecté”. Les rédacteurs du Washington Post avaient déjà parlé avec déférence d’Abou Bakr al Baghdadi comme d’un “savant religieux austère” (donc rien de surprenant). Les anciens conseillers de Barack Obama oscillent entre la fureur et la colère.

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Le contraste avec les Républicains est immense, et fort heureusement, les Républicains disent ce qui doit l’être. Qassem Soleimani était le plus important chef militaire du régime des mollahs, l’un des indignes dignitaires iraniens les plus proches du Führer Ali Khamenei, et vu ce qu’est le régime des mollahs, mieux vaut dire que c’était un chef terroriste islamique. Et quel chef ! Il supervisait les actions du Hezbollah au Liban, du Hamas et du Djihad Islamique à Gaza, des milices Houthi au Yémen et des Gardiens de la Révolution en Syrie, et il trouvait le temps de s’occuper de la répression sanglante des manifestants soulevés contre le régime en Iran ! Il s’était occupé aussi des campagnes terroristes contre les soldats américains en Irak, et des récents assauts contre l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad.

Des “journalistes” américains sur CNN  avaient dit que les assauts en question seraient le “Benghazi de Donald Trump”, en référence l’assaut de terroristes islamiques contre le consulat des Etats-Unis à Benghazi, Libye, et ils avaient donc osé une comparaison avec ce qui avait été l’un des moments les plus sordides de la présidence Obama et de la présence d’Hillary Clinton au poste de Secrétaire d’Etat, ce qui montre qu’ils sont vraiment prêts à faire feu de tout bois : le duo Obama-Clinton avait à l’époque, on le sait, laissé assassiner un ambassadeur des Etats-Unis et trois membres d’unités d’élites américaines sans intervenir, ce qui avait été absolument ignoble. Les “journalistes” américains susdits pensaient visiblement que Trump ne réagirait pas. Ce qui montre que, comme les mollahs iraniens, ils n’ont rien compris à la méthode Trump.

Trump a reconstruit une armée américaine très puissante pour qu’elle fasse peur et qu’il n’ait pas à s’en servir, mais il n’a cessé de dire clairement que si les Etats-Unis étaient attaqués ou si des ennemis des Etats-Unis passaient la mesure, il réagirait avec force.

Il ne se laissera pas entrainer dans une guerre. Il n’est pas un adepte de la guerre. Il ne veut pas la guerre.  Il vient de le redire.

Il ne mènera pas d’opérations de changement de régime au Proche-Orient, car il a tiré les leçons des opérations menées sous George Walker Bush, et discerne que vouloir installer la démocratie dans le monde musulman est vain, mais il n’a jamais envisagé de renoncer à des frappes décisives destinées à éliminer un ennemi ou à frapper à mort un régime.  

A ses yeux, la destruction d’un drone américain ne dépassait pas la mesure, et la destruction d’installations pétrolières en Arabie Saoudite ne dépassait pas la mesure non plus. Et il ne voulait surtout pas se laisser entrainer dans une guerre directe avec l’Iran, et exaucer les rêves de gens tels que Qassem Soleimani, qui pensaient qu’une attaque des Etats-Unis contre l’Iran pourrait peut-être souder la population autour du régime, et conduire à l’enclenchement d’une guerre régionale. Les assauts contre l’ambassade américaine de Bagdad, qu’avait précédé l’assassinat d’un Américain dans le Nord de l’Irak, auront dépassé la mesure.

Trump avait dit qu’il n’y aurait pas de Benghazi, et il n’y a pas de Benghazi. Il n’est pas Barack Obama ou Hillary Clinton. Il se souvient aussi de la prise d’otages à l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran en 1979. Il n’est pas Jimmy Carter.

Il veut l’asphyxie du régime des mollahs. L’asphyxie vient, et le régime est exsangue. Il veut, si possible, la chute du régime des mollahs, et le régime vacille.

Trump s’attendait à des provocations ou à des actes de fuite en avant d’un régime exsangue et vacillant. Il était décidé, si les choses allaient trop loin, à porter un coup majeur au régime Il l’a fait. L’élimination de Qassem Soleimani est un coup majeur porté au régime et à toutes ses activités criminelles dans la région.

Le régime envisage vraisemblablement de réagir. Trump a montré qu’il pouvait frapper à mort, directement, à la tête du régime, sans avoir besoin de troupes au sol (le drone qui a éliminé Soleimani a été piloté depuis la base de Nellis, à Las Vegas, à plus de seize mille kilomètres de distance).

Le régime des mollahs ne déclarera pas la guerre aux Etats-Unis. Ses dirigeants savent que ce serait suicidaire pour eux, et ils n’en ont de toute façon ni les moyens financiers, ni les moyens militaires. Ils savent que leur régime vacille. Ils ne peuvent pousser le Hezbollah à attaquer Israël car ce serait la fin du Hezbollah, qui subit d’ores et déjà une contestation forte au Liban et qui est lui-même exsangue, les mollahs n’ayant plus les moyens de le financer. Ils ne peuvent pousser le Hamas à attaquer Israël, car le Hamas est lui aussi exsangue, et passe un accord de non-agression avec le gouvernement israélien. Les milices Houthi, à bout de souffle, sont en train de passer un accord de non belligérance avec les autorités du Yémen. Les milices pro-iraniennes en Irak ont perdu plusieurs de leurs dirigeants dans l’élimination de Soleimani (dont le principal d’entre eux, Abu Mahdi al-Muhandis), et la population irakienne à Bagdad s’est soulevée voici peu contre la présence iranienne dans le pays. La population iranienne n’en peut plus d’un régime qui l’opprime, et les récentes manifestations ont montré que des millions d’Iraniens souhaitent en finir avec le régime des mollahs.

Il reste peu de possibilités aux mollahs. Ils ont des drones, des milices fanatiques mais sans moyens, des unités terroristes. Ils ont la possibilité de miner le détroit d’Ormuz, mais cela ne plairait guère à la Chine qui a besoin du pétrole passant par le détroit d’Ormuz.  Ils peuvent envoyer des missiles vers des bases américaines en Irak, ce qui aurait un impact très limité.

Le régime des mollahs espère tenir jusqu’à novembre 2020 en comptant sur l’élection à la présidence des Etats-Unis de l’un de ses amis Démocrates. L’élection d’un Démocrate n’aura très vraisemblablement pas lieu, et on peut se demander si le régime tiendra jusqu’au mois de novembre.

Si les mollahs ont fait manifester à Téhéran des milliers de ceux qui les soutiennent, des centaines de milliers d’Iraniens sont descendus dans la rue un peu partout en Iran pour montrer leur joie de voir Soleimani, qui était aussi leur tortionnaire, éliminé.

 Quelle que soit la réaction du régime des mollahs dans les prochains jours, il est probable qu’Ali Khamenei, Hassan Rouhani et quelques autres gouapes du même acabit feront bien attention à ne pas trop se montrer à l’extérieur et comprendront pourquoi Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, vit depuis plusieurs années à Beyrouth dans un bunker souterrain, sans en sortir.  

Je n’ai pas parlé des réactions de la France, me direz-vous. Elles sont consternantes, comme d’habitude. Les dirigeants français calquent leurs réactions sur celles de la gauche américaine. Macron appelle à la “retenue” et incite à “éviter l’escalade”. Il déplore visiblement l’élimination d’un des pires dirigeants terroristes de l’époque contemporaine et, à l’évidence, il resterait prêt à se vendre aux mollahs pour une poignée de pois chiches. Quel être minable ! Je n’ai entendu aucune réaction plus courageuse venant d’un responsable politique français. J’en ai même entendu certains dire que Trump était coupable car il avait rompu “l’excellent accord de juillet 2015” avec le régime des mollahs : l’essentiel de l’argent reçu par les mollahs après juillet 2015 a servi à financer le terrorisme islamique et à permettre aux mollahs de poursuivre leurs projets atomiques militaires, mais les politiciens français n’ont rien vu, rien entendu. Que ces gens sont sordides ! Et les articles que j’ai vu dans la presse française continuent à ressembler à ceux publiés dans le Washington Post, en plus médiocre. L’un décrit Donald Trump comme un “isolationniste velléitaire cerné de conseillers va-en-guerre” : quelle lucidité fulgurante ! Un autre dit que “les espoirs de dialogue de l’Europe avec l’Iran sont anéantis”. Qu’il est ignoble, ce Donald Trump : les mollahs sont si sympathiques, surtout lorsqu’ils parlent des Juifs….  On me dira que je critique encore la France, je sais. J’aimerais voir les politiciens et les médias français se situer du côté du droit, de la démocratie, de la liberté, de la dignité humaine. Entre ce que j’aimerais voir et la réalité que je vois, il y a un gouffre abyssal et de plus en plus profond.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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