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Publié par Guy Millière le 10 janvier 2020

Je le sais, tous les journalistes et commentateurs qui ont passé leur temps à insulter Donald Trump et à le diffamer depuis le jour où il s’est présenté à la présidence des Etats-Unis ne vont pas changer d’attitude.

Je le sais, ils ne vont pas reconnaître la moindre qualité à ce que Donald Trump a accompli depuis trois ans. Ils continueront à dire que si l’économie américaine ne s’est jamais aussi bien portée depuis plus de cinquante ans, c’est “grâce à Obama”, que Trump a “échoué” face au régime nord–coréen, qu’il a lancé une “guerre commerciale dangereuse” avec la Chine, que Poutine est un “grand stratège” qui tire avantage de l’imbécillité de Trump, etc.

Je le sais, ils vont trouver des explications ineptes au comportement de Trump face au régime des mollahs.

Hier encore, ils disaient que Trump allait déclencher une” troisième guerre mondiale”. Ils plaçaient les Etats-Unis et la République islamique d’Iran sur un plan d’équivalence (la différence de puissance entre l’armée américaine et l’armée iranienne est si vaste qu’on ne peut la mesurer, et si l’armée américaine était une pastèque, l’armée iranienne serait un petit pois), et semblaient moins que jamais voir la différence entre un régime totalitaire et terroriste aux buts génocidaires qui fait tirer sur sa population et un régime démocratique qui est aussi la première puissance du monde libre. Se faisant sans vergogne les porte-voix de la propagande iranienne, ils traitaient le chef terroriste islamique Suleimani comme s’il était hautement respectable, et osaient dire sans vergogne que le peuple iranien pleurait “son général”. Ils évoquaient les foules immenses dans les rues de Téhéran sans rappeler que, sous un régime totalitaire, ceux qui ne vont pas à une cérémonie obligatoire peuvent recevoir une balle dans la tête. Ils appelaient avec déférence le Führer Ali Khamenei “guide suprême” et semblaient prêts à lui baiser les pieds. Ils glosaient sur le fait que Trump ne connaissait rien et ne comprenait rien. Ils semblaient souhaiter une “terrible vengeance” de l’Iran et paraissaient la trouver légitime. Certains ont carrément traité les Etats-Unis d’état voyou. D’autres ont dit que Suleimani était “plus important mort que vivant” et que sa mort servait le régime et son “prestige régional”, d’autres que Trump avait “choisi l’apaisement” (ils le prennent pour un Français ?) ou qu’à cause de lui (oui, à cause de lui) l’Iran allait avoir l’arme atomique. Plusieurs journaux français ont paru devenir soudain des journaux officiels du régime des mollahs.

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Laissons tout cela dans la poubelle.

Et donnons les explications requises à ceux qui veulent comprendre.

1 – Trump je l’ai déjà dit, est un disciple de Ronald Reagan. Make America Great Again était un slogan de Ronald Reagan, qui a aussi utilisé l’expression America First, et qui a forgé l‘expression Peace Through Strength. (On peut lire utilement les Ecrits personnels de Ronald Reagan que j’ai traduit, préfacé et annoté il y a une dizaine d’années). Il n’est ni un isolationniste ni un néo-conservateur. Il ne prône pas un repli des Etats-Unis sur eux-mêmes, contrairement à ce qu’ont dit des ignorants. Il n’est pas un adepte des changements de régime et du nation building. Il veut un monde en paix, la destruction (ou l’annihilation par d’autres moyens) des menaces contre les Etats-Unis et leurs alliés. Il a rebâti une armée très puissante pour ne pas avoir à l’utiliser, sinon de manière ponctuelle et foudroyante. Contre les ennemis irréductibles, il opte pour la destruction totale. Face aux ennemis qui ne peuvent être détruits si aisément, il opte pour les rapports de force, la dissuasion et l’asphyxie. C’est un réaliste : il ne croit pas à l’amitié, mais aux preuves d’amitié : Israël donne des preuves d’amitié et il traite Israël en ami, la France et l’Allemagne ne donnent guère de preuves d’amitié, et il en tire des conclusions. (Je ne donne pas davantage de détails, je le fais dans mes livres, et ceux qui veulent en savoir plus peuvent lire Ce que veut Trump*, en attendant le livre suivant : L’ère Trump, à paraitre au printemps 2020).

2 – Le régime des mollahs est un ennemi des Etats-Unis et du monde libre depuis plus de quarante ans et n’a cessé d’être en guerre contre les Etats Unis et le monde libre depuis 1979. C’est un régime aux buts génocidaires explicites vis-à-vis d’Israël, et un régime qui ne cesse jusqu’à ce jour de proclamer “Mort à l’Amérique”. C’est un régime expansionniste, belliciste et terroriste qui déstabilise tout le Proche-Orient. C’est un régime qui mené ce qu’on appelle en anglais des proxy wars, des guerres par groupes djihadistes interposés, et pas des guerres directes, de façon à ne pas être incriminé directement. C’est un régime qui sait remarquablement bien manier la taqiya et rouler dans la farine les idiots utiles. Bill Clinton a été aveugle aux activités de l’Iran (mais il était aveugle aussi à ce que préparait al Qaïda, à l’abri du régime taliban). George Walker Bush a voulu mener une “guerre globale” contre le terrorisme islamique, mais il a épargné l’Iran, qui lui a mené la guerre en terre irakienne, et il n’a pas discerné que l’Iran lui menait la guerre, ce qui a été une grave erreur. Il a, de surcroit, imaginé pouvoir démocratiser l’Irak, ce qui était impossible. Autre erreur.  

L’Irak était stabilisé en 2008, mais ne l’était qu’au prix de nombreuses vies fauchées par l’Iran, et à la stricte condition que des troupes américaines nombreuses restent sur place.

Obama a choisi de se rapprocher de l’Iran des mollahs, imaginant apparemment que faire preuve d’amitié envers un ennemi des Etats-Unis en ferait un ami des Etats-Unis. Et Obama a permis à l’Iran de recevoir des dizaines de milliards, aussitôt donnés aux groupes djihadistes depuis longtemps financés par les mollahs. Obama a, on le sait, signé un accord désastreux avec le régime, censé empêcher celui-ci d’avancer vers l’arme atomique, mais qui n’a rien empêché du tout. Il a, en supplément, retiré les troupes de combat américaines d’Irak en 2011, ce qui a permis la création de l’Etat Islamique (Il a, en 2015, renvoyé des troupes américaines en Irak pour combattre l’Etat Islamique, en coordination avec des milices chiites guidées par Suleimani).

3 – Trump a hérité du désastre total laissé par Obama. Un régime des mollahs avançant vers l’hégémonie régionale et tenant le Liban par le Hezbollah, la moitié de la Syrie par les Gardiens de la Révolution iraniens et l’armée russe, la moitié de l’Irak par les milices chiites, la moitié du Yémen par les milices Houthi, ce à quoi on doit ajouter l’Etat Islamique.

Trump a détruit l’Etat Islamique en quelques mois, grâce aux forces spéciales, à des bombardements ciblés et aux YPG kurdes, en position d’alliés tactiques, sans déclarer de guerre et quasiment sans troupes au sol. Il est sorti de l’accord désastreux passé avec les mollahs sous Obama et a commencé un processus d’asphyxie du régime destiné à pousser celui-ci à changer ou à tomber, et en tout cas à l’empêcher d’avoir l’arme atomique et de continuer à financer le terrorisme islamique.  L’asphyxie est telle aujourd’hui que le régime est à bout de souffle. Le régime a tenté d’attirer Trump dans une guerre régionale pour se tirer d’affaire (destruction d’un drone américain, attaque des installations pétrolières saoudiennes), mais n’y est pas parvenu. Trump a dit que si un seul Américain était tué par l’Iran, la réaction américaine serait foudroyante et a tracé une ligne rouge à ne pas franchir. Un Américain a été tué (et l’ambassade américaine à Bagdad attaquée). La ligne rouge a été franchie. La réaction américaine a été foudroyante. Trump n’a pas déclaré la guerre. Il a décapité le régime. Il a dit au régime que s’il agissait et tuait à nouveau un Américain, le régime serait détruit, sans guerre, par des missiles de précision et des bombes lâchées par des drones.  Il a dit qu’il allait accentuer l’asphyxie. Il le fait.

4 – Le régime a perdu son stratège et son numéro deux. II ne peut se cacher derrière des proxies, car Trump lui a fait comprendre que même si des proxies étaient utilisés, il tiendrait le régime pour responsable.

Le régime a réagi en envoyant vers deux bases américaines en Irak des missiles de faible puissance qui n’ont été que des pétards mouillés : pour tenter de sauver la face. Si le régime fait davantage, il sera détruit, sans guerre, sans recours à des troupes au sol. (Les Etats Unis ont les moyens de détruire en quelques heures, par drones, les raffineries de pétrole iraniennes, la marine iranienne en son intégralité, la quasi-totalité des bases militaires du pays). Si le régime ne fait pas davantage, il apparaitra comme un tigre de papier mâché. De toute façon, et quoi que fasse le régime, l’asphyxie se poursuit.

La population iranienne s’est soulevée voici peu (et non, elle n’aimait pas Suleimani, qui a 1500 morts iraniens tués récemment à son actif). Elle se soulèvera sans doute encore, tout comme la population irakienne et la population libanaise. Le régime vacille. Il n’attirera pas Trump dans une guerre, et il le sait. Il ne peut plus financer les groupes terroristes djihadistes qu’il finançait. Il lui reste à espérer qu’un président Démocrate remplacera Trump dans un an. Mais je ne suis pas sûr qu’il espère encore que Trump sera battu et remplace par de sinistres et piètres personnages tels que Biden, Sanders ou Warren. S’il tient jusque-là, le régime ne tiendra pas beaucoup plus longtemps.

Les Démocrates ne savent pas quoi faire

Ils s’indignent. Ils veulent limiter les pouvoirs de Trump, et déchirer une fois de plus la Constitution pour s’efforcer de sauver les mollahs, ce qui sera vain. Ils disent que Trump n’a pas de stratégie. Mais Trump a une stratégie :

  • Make America Great Again. L’Amérique est grande à nouveau. Son armée est la plus puissante de la planète, et de très loin.  Et c’est une armée au service de la liberté.
  • America First. L’Amérique est plus que jamais la première puissance du monde, et Trump veille sur la prééminence américaine, car il sait que seule l’Amérique peut veiller sur la liberté.
  • Peace through strength. La paix par la puissance. La puissance américaine veille sur la paix, et agit face aux terroristes et aux fauteurs de guerre. Le régime des mollahs peut choisir la paix. Il peut renoncer totalement à l’arme nucléaire et s’ouvrir à des inspections pleines et entières pour que ce soit vérifié. Il peut cesser totalement de soutenir le terrorisme islamique et arrêter de menacer les Etats-Unis et Israël. Il ne serait plus le régime des mollahs s’il faisait cela, je sais…

Ni la Russie ni la Chine ne feront rien pour le sauver. Ni la Russie ni la Chine ne tiennent à s’attirer le courroux de Trump, qui maintient des sanctions contre Russie et Chine. Le message envoyé aux mollahs par Trump a été reçu cinq sur cinq par Kim Jong-un. L’Union Européenne, Macron, Merkel n’espèrent plus sauver l’accord de juillet 2015 et n’espèrent plus guère commercer avec les mollahs, ce qui suscite leur dépit et leurs trépignements amers.

Les journalistes de gauche américains et les journalistes français qui prennent leurs nouvelles chez les journalistes de gauche américains continueront à dire n’importe quoi. C’est leur métier. Ils ne reconnaitront pas le génie stratégique de Donald Trump, qui décide seul de tout ce que je viens de décrire, et qui s’appuie pour cela sur quarante années de gestion d’une entreprise planétaire et sur les leçons de la doctrine Reagan.

Ce n’est pas grave, les chiens aboient, et Trump avance.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

PS Je pensais décerner la médaille d’or du crétinisme à François Hollande, qui a déclaré que Trump était un “danger pour le monde”, mais la médaille me semble finalement devoir aller à Jean Pierre Raffarin, qui a dit que Trump fait tout pour que l’Iran ait l’arme nucléaire, et qui a ajouté le fait qu’Israël soit en position de force “crée une situation très dangereuse”.

Il reste à Raffarin à se convertir à l’islam chiite, à monter dans un avion pour Téhéran, et à briguer un poste de ministre de la propagande auprès de Khamenei. Il sera bien reçu, si son avion n’est pas abattu par des militaires iraniens paniqués, comme l’avion ukrainien qui vient d’être abattu près de l’aéroport de Téhéran. Si son avion est abattu, les dirigeants français pourront dire que c’est à cause de Donald Trump : ils imiteront en cela les Démocrates américains, qui disent aujourd’hui que l’avion ukrainien a été abattu en Iran à cause de Donald Trump.

N’étant pas certain que le discours prononcé par Donald Trump le 8 janvier sera traduit en français sans être censuré, j’en ai traduit quelques extraits :

Tant que je serai président des États-Unis, l’Iran ne sera jamais autorisé à avoir l’arme nucléaire. Les missiles iraniens qui ont été tirés hier soir sur nos forces ont été payés avec les fonds versés par la précédente administration.

Nos puissantes forces américaines sont prêtes à toute éventualité. L’Iran semble reculer. Les États-Unis imposeront immédiatement des sanctions économiques punitives supplémentaires au régime iranien.

L’Iran est le principal financier de la terreur aujourd’hui et sa quête de l’arme nucléaire menace le monde civilisé. Les actions hostiles de l’Iran se sont considérablement accrues après la signature de l’accord insensé sur le nucléaire iranien en 2015, et le régime a reçu alors 150 milliards de dollars, ainsi que 1,8 milliard de dollars en espèces. Au lieu de dire « merci » aux États-Unis, les dirigeants du régime ont scandé « Mort à l’Amérique ». En fait, ils ont scandé « Mort à l’Amérique » dès le jour de la signature de l’accord. L’Iran a déclenché une vague de terreur, financée par l’argent de l’accord, et a créé l’enfer au Yémen, en Syrie, au Liban, en Afghanistan et en Irak. Au peuple et aux dirigeants de l’Iran, nous disons que nous voulons que vous ayez un bel avenir, un avenir de prospérité pour votre pays et d’harmonie avec les pays du monde. Les États-Unis sont prêts à accepter la paix avec tous ceux qui la veulent.

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