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Publié par Hélios d'Alexandrie le 12 janvier 2020
Des gens scandent des slogans, le poing dans les airs, alors que d'autres déposent des bougies par terre.

Les affaires vont mal pour les ayatollahs au pouvoir en Iran. Des iraniens ont perdu la vie dans l’avion ukrainien abattu par la DCA quelques minutes à peine après son décollage. Les iraniens qui savent ce dont leurs dirigeants sont capables, ont compris qu’il s’agit d’un acte délibéré et non d’une erreur.

Les victimes appartiennent majoritairement à la bourgeoisie des grandes villes que le régime a favorisée et qui a réussi à vivre dans l’aisance malgré les sanctions américaines qui étranglent l’économie du pays. Pour ces gens l’élimination de Qassem Soleimani recelait un message très clair: les mollahs sont impuissants face à la détermination de Donald Trump et, quoiqu’il arrive, bombardements américains massifs ou dégradation inexorable de l’économie, leur ruine est inévitable s’ils se contentent de suivre le déroulement des évènements sans rien faire. Un sauve-qui-peut silencieux s’est alors mis en branle, les riches se sont donnés le mot, il est temps pour eux de quitter le navire en détresse et mettre à l’abri leurs avoirs.

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Cet exode pour être discret n’en était pas moins réel, les mollahs en ont pris acte et l’ont considéré comme une trahison. L’atmosphère chargée de tension les a dissuadés de confronter directement les « fuyards » de peur de les jeter dans les bras de l’opposition, d’ailleurs ces derniers en savent trop sur la corruption des mollahs et de leurs sbires, mieux vaut dans ce cas leur envoyer un message non équivoque, à travers un geste qu’ils sauront interpréter correctement et qui les convaincra de faire marche arrière.

Les passagers de l’UAL en partance de Téhéran était majoritairement iraniens de la bourgeoisie aisée; hommes d’affaires, étudiants, Immigrants ayant une double nationalité, autant de gens à allégeance variable, peu enclin à risquer leur fortune et compromettre leur avenir pour les beaux yeux du régime. Abattre l’avion qui les transporte est chose aisée, elle ne coûtera pas plus cher que le prix du missile, personne ne saura ce qui s’est réellement passé, on déplorera l’accident tragique, on offrira des condoléances aux proches des victimes, mais on fera savoir aux intéressés que d’autres accidents du même genre pourraient se produire.

Le scénario ne s’est pas déroulé tel que prévu. L’avion de l’UAL tel que décidé en haut lieu a été abattu, mais la thèse de l’avarie technique n’a pas tenu longtemps. Les mollahs ont refusé de rendre les boîtes noires à la compagnie aérienne, éveillant ainsi les pires soupçons, les américains ont  déclaré qu’ils possédaient des indices suggérant que l’avion a peut-être été abattu par erreur. Démenti catégorique des autorités iraniennes. D’autres éléments de preuve ont été avancés dont un enregistrement vidéo accablant. De déni en accusations les mollahs ne savaient plus où donner de la tête face aux preuves irréfutables de leur crime. Finalement, ayant jugé que leur attitude de déni devenait insoutenable, ils finirent par avouer que l’avion a été abattu, mais ont affirmé qu’il s’agissait d’une erreur et ont tout naturellement reproché aux américains de l’avoir provoquée par leur « aventurisme ».

Grossière erreur de calcul de la part des mollahs, les riches bourgeois iraniens ne se sont pas laissé intimider; jusque là ils s’étaient résignés à leur tyrannie, ils avaient même réussi à tirer leur épingle du jeu en s’enrichissant. À présent la partie est bel et bien terminée, le régime des mollahs est condamné à brève échéance, à moins de se plier aux diktats de Trump. Pas question pour eux de sombrer avec le régime dont ils connaissent les failles et la vulnérabilité. Le crime qu’il vient de commettre est  impardonnable, loin de les avoir terrorisés il les a convaincus de se retourner ouvertement contre lui.

Les iraniens défavorisés ne sont plus seuls à manifester ouvertement leur rejet de la théocratie, les bourgeois choqués par le crime crient également leur détestation. À ce mouvement qui prend de l’ampleur les mollahs n’ont rien d’autre à opposer que la violence. L’appareil répressif qui les soutient leur restera fidèle tant qu’il sera payé et aussi longtemps qu’il croira à leur bonne fortune, mais les ressources en argent se tarissent et la colère du peuple s’amplifie. Viendra un moment où la situation deviendra incontrôlable et où les exécutants de basses œuvres devront penser à leur propre sort.

Trump a « télégraphié » son soutien aux manifestants et son tweet a reçu des centaines de milliers de likes. C’est à croire que Trump est plus populaire en Iran que dans le marécage washingtonien. Ce coup de pouce politico-médiatique aura probablement autant sinon plus d’impact que l’élimination de Soleymani. Il reste à deviner ce que feront les mollahs pour sauver leur peau, il y a fort à parier que pour eux les carottes sont cuites, tôt ou tard ils devront quitter la scène et le plus tôt sera le mieux autant pour le peuple iranien que pour eux.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hélios d’Alexandrie pour Dreuz.info.

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