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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 12 janvier 2020

Beaucoup de politiciens vont détester un peu plus les juifs, ce matin. C’est un tout petit prix à payer pour le bon résultat obtenu.

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Selon un nouveau rapport publié par NBC News (ne comptez pas sur l’AFP pour ce genre de choses, ils sont trop occupés à modifier les informations dans un sens idéologique), les services de renseignement israéliens ont contribué au succès de l’exécution de Qasem Soleimani. Selon le rapport, les informateurs israéliens à Damas ont permis de donner à la CIA tous les détails qui ont permis de l’éliminer : l’avion et les horaires de Soleimani.

Les services de renseignement israéliens ont joué un rôle déterminant dans l’assassinat par les États-Unis du terroriste, chef de la force du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et de la Force Quds, le général de division Qasem Soleimani, rapporte NBC News (1).

Grâce aux informateurs à l’intérieur de l’aéroport de Damas, en Syrie, la CIA a su exactement quel avion, quel vol a transporté Soleimani, et à quelle heure il a décollé en direction de Bagdad. Les renseignements d’Israël ont permis de confirmer les détails.

Puis, une fois que l’Airbus A320 de la Cham Wings Airlines a atterri à Bagdad, des espions américains à l’aéroport irakien, qui abrite du personnel militaire américain, ont validé sa localisation exacte.

Minute par minute, comme dans une série Netflix

A ce moment, trois drones américains se mettent en position au-dessus de Bagdad, dans un espace aérien irakien entièrement contrôlé par l’armée américaine. Chaque drone est armé de quatre missiles Hellfire.

Sur des écrans géants, divers responsables américains suivent un chef de milice irakienne monter les escaliers pour aller saluer le chef de la Force Quds alors qu’il sort de l’avion.

Il est plus de 1 heure du matin, et les images infrarouges en noir et blanc ne sont pas très claires. Aucun visage n’est visible.

A l’aéroport de Bagdad, Soleimani est accueilli par Abu Mahdi al-Muhandis, chef adjoint d’une milice terroriste irakienne du Hezbollah.

Al-Muhandis a participé à la préparation des attentats à la bombe contre les ambassades américaine et française au Koweït en 1983. Des Français sont morts. Aucun politicien français, aucun média, aucun cadre de l’armée ne se réjouira de cette revanche. Il faut croire que la vie compte peu, dans les hautes-sphères françaises.

Sur les images, Al-Muhandis et Soleimani montent dans une berline, qui s’éloigne. Leur entourage et leurs services de sécurité montent dans un mini-van, qui accélère pour les rejoindre.

Les deux hommes n’ont aucune idée que leur vie se mesure maintenant en minutes.

La directrice de la CIA, Gina Haspel, suit la situation sur ses propres écrans géants, au siège de l’agence à Langley, en Virginie.

Le Secrétaire à la Défense Mark Esper observe aussi, d’un autre endroit.

D’autres écrans diffusent le flux à la Maison Blanche. Cependant, le Président Donald Trump est en Floride.

Les drones suivent les véhicules, qui se déplacent vers la sortie de l’aéroport.

Les drones qui suivent le convoi ne sont pas silencieux, mais dans l’environnement urbain de Bagdad, le bruit qu’ils émettent n’est pas facilement discernable. Rien ne permet aux hommes dans les véhicules de savoir qu’ils sont visés.

Pendant ce temps, les spécialistes transmissions cherchent à obtenir des informations sur les téléphones portables des occupants afin de confirmer leur identité.

Des années de cartographie et d’informations provenant de satellites étaient affichées sur les écrans des opérateurs de drones.

D’autres véhicules passaient sur les écrans, mais la circulation était faible, à cette heure du petit matin.

Le mini-van s’arrête devant la berline.

Au quartier général du Commandement central des États-Unis au Qatar, d’où l’opération est menée, l’identité des personnes qui se trouvent à l’intérieur des véhicules est confirmée.

Et Boum…

Sur leurs écrans, on voit les missiles frapper. Les véhicules sont engloutis dans une boule de feu. Au total, quatre missiles sont tirés. Il n’y a aucun survivant.

Soleimani n’est plus. Les Verts pourraient se réjouir : cela fait une planète un peu moins polluée de vermine.

Des responsables américains ont déclaré à NBC News qu’ils suivaient de près les déplacements de Soleimani depuis plusieurs jours.

L’opération est un succès total.

La réaction sera sobre, la gravité de l’attaque n’échappe à personne. Tout le monde sait quelle réponse elle pourrait déclencher. Elle ne déclenchera pas la réponse de chaos de fin du monde que les médias et les experts annoncent.

America First

Les États-Unis sont devenus maîtres dans l’élimination des ennemis du monde libre, en particulier dans la région troublée du Moyen-Orient.

Cela rassure. L’opération apporte la preuve que de telles actions sont devenues une routine parfaitement maîtrisée par Israël et les Etats-Unis– à condition que les bons dirigeants soient élus.

« En moins d’une génération, nous sommes passés de quelque chose qui était anormal et peut-être même de la science-fiction, à un point où c’est la nouvelle normalité », a déclaré Peter Singer, spécialiste de la guerre future à la New America Foundation.

« Les dirigeants et le public ne clignent même plus des yeux. »

Les frappes ciblées comme celle qui a tué Soleimani représentent un changement fondamental dans la guerre, a déclaré Anthony Cordesman, qui étudie les tendances militaires au Centre d’études stratégiques et internationales à Washington.

« Cela exige un effort vraiment immense de renseignement, de surveillance et de reconnaissance– un effort qu’aucun autre pays au monde ne peut égaler, qui est très coûteux, qui prend beaucoup de temps et qui exige beaucoup d’expertise ».

Trump a gagné

L’idéologie islamique à la source des attentats, du terrorisme, des milliers de morts et des conflits tribaux n’est pas un problème qui se règle. Jamais. C’est un problème qui ne prendra pas fin. Ceux qui s’impatientent et veulent que les Etats-Unis quittent le terrain des opérations d’Irak et d’Afghanistan ne le comprennent pas, parce que le problème évoque des aspects politiquement incorrects, et ne leur est pas présenté tel qu’il est.

L’équation est pourtant simple, un enfant de 12 ans peut le comprendre. Pas un expert idéologique :

  • Les Etats-Unis n’ont rien à faire en Irak et en Afghanistan.
  • Ils n’ont rien à faire au Moyen-Orient.
  • Cette région tribale a été artificiellement divisée par les Occidentaux à la chute de l’Empire ottoman. S’imaginer que les tribus rivales, guerrières parce que c’est dans l’ADN de l’islam, vont un jour faire ami-ami parce que des politiciens et diplomates l’ont décidé est illusoire.
  • Mais sitôt que les Etats-Unis se retireront, les organisations terroristes, al-Qaïda, l’Etat islamique et d’autres, reviendront, s’organiseront, se structureront pour de nouveau attaquer l’Occident, les Etats-Unis. Et il vaut mieux, stratégiquement, mener le combat sur leur sol que sur le nôtre.

Conclusion

L’élimination de Soleimani a été une opération insignifiante, banale, pour tout opérateur du renseignement. Ce qui l’a rendue remarquable, c’est deux personnalités : un grand président, qui a donné l’ordre, et un monstre, cible de l’attaque.

Le président Trump a éliminé Abu Bakr al-Baghdadi du côté des sunnites, et maintenant à Soleimani du côté des chiites. C’est un exploit majeur. Impressionnant. S’il ne s’appelait pas Donald Trump, les médias lui tisseraient des couronnes de fleurs.

Certains lecteurs critiquent l’emploi du mot tuer, ou assassiner. Je trouve que le mot, s’il est accolé à celui de Soleimani, rayonne comme un soleil. Il a quelque chose de solennel. Soleimani était le plus grand terroriste vivant.

Tuer Soleimani. Assassiner Soleimani. Les mots sont doux. Je les entends comme « assassiner Hitler ».

Donald Trump a publié un tweet en farsi en soutien du peuple iranien. Obama leur avait tourné le dos – il soutenait les mollahs. Les gauchistes sont toujours du côté des tyrans et des dictateurs sanguinaires, c’est un talent.

Le tweet a été liké près de 200 000 fois. Dans un pays où Twitter est interdit, sauf pour les dictateurs, il est le tweet en farsi le plus partagé depuis la création de Twitter. Le peuple iranien aime le président Trump, et déteste Obama.

Dans les rues de Téhéran, on ne crie pas Mort à l’Amérique, Mort à Israël, mais Mort au menteur, en référence à l’avion ukrainien abattu par Khamenei, qui transportait 140 Iraniens. Et oui, le peuple iranien ne croit pas à une erreur. Une armée opérationnelle comme l’Iran ne fait pas ce genre d’erreurs.

  1. https://www.nbcnews.com/news/mideast/airport-informants-overhead-drones-how-u-s-killed-soleimani-n1113726

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