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Publié par Guy Millière le 18 janvier 2020

Je n’ai rien écrit jusqu’à présent sur Carlos Ghosn. J’aurais sans doute dû le faire. Je suis un défenseur du capitalisme, et Carlos Ghosn est fondamentalement une victime du socialisme.

Je considère la présomption d’innocence comme essentielle à l’existence d’un état de droit, et je considère donc, pour l’heure, Carlos Ghosn comme innocent, jusqu’à preuve du contraire.

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  • Carlos Ghosn a été appelé à diriger Renault, qui était une entreprise en grande difficulté. Il a redressé Renault. Ce qui a montré qu’un grand patron peut être efficace.
  • Depuis qu’il n’est plus à la tête de Renault et qu’il en a été évincé comme un malpropre parce que le gouvernement français l’a lâché, Renault perd à nouveau de l’argent. Ce qui montre que sans un grand patron, une entreprise peut vite couler. Carlos Ghosn était très bien payé, mais au vu de ce qui se passe, on peut considérer que Carlos Ghosn valait le salaire qu’il touchait. Je ne suis pas certain qu’on puisse en dire autant de ceux qui lui ont succédé.
  • Carlos Ghosn a, au Japon, été appelé à redresser Nissan, qui était au bord de la faillite, et il a aussi redressé Nissan. Ce qui montre qu’il est un très grand patron. Depuis qu’il n’est plus à la tête de Nissan, et a été arrêté et traité comme un criminel au Japon, Nissan perd de l’argent, comme Renault. Ce qui montre, comme dans le cas de Renault, que sans un grand patron, une entreprise peut très vite avoir des difficultés. Carlos Ghosn était très bien payé par Nissan, mais au vu de ce qui se passe là encore, on peut considérer que Carlos Ghosn valait, chez Nissan aussi, le salaire qu’il touchait.

Un partenariat existait entre Renault et Nissan, et tout aurait pu continuer fructueusement, mais un gouvernement socialiste a décidé d’intervenir.

Une loi dite «loi Florange», votée en 2014, a accordé un droit de vote double aux «actionnaires de long terme» français, Et Renault ayant une participation dans Nissan, d’un seul coup le droit de vote de Renault dans la gestion de Nissan a été doublé. Carlos Ghosn, discernant que les actionnaires japonais de Nissan étaient très mécontents d’avoir été mis devant le fait accompli, a exigé de voir le ministre de l’Économie socialiste de l’époque, un certain Emmanuel Macron, pour lui demander que la «loi Florange» ne s’applique pas à Nissan. Macron était déjà Macron, et il s’est montré inflexible et arrogant. Carlos Ghosn a très mal pris l’attitude de Macron. Il a continué à gérer Renault et Nissan, puis Mitsubishi.

Tout semble montrer que des cadres japonais de Nissan ont monté un dossier contre lui, en coopération avec la justice japonaise, aux fins de punir Carlos Ghosn et de punir la France. Tout semble montrer qu’ils n’ont pas admis le doublement du droit de vote français dans Nissan, et y ont vu un comportement déloyal. Tout semble montrer qu’ils ont tenu Carlos Ghosn comme responsable, et considéré qu’il avait des devoirs envers Nissan et n’avait pas respecté ces devoirs. 

Un ministre socialiste appelé Emmanuel Macron a une écrasante responsabilité dans ce qui est arrivé à Carlos Ghosn, et, devenu Président, Emmanuel Macron n’a apporté à celui-ci ces derniers mois aucun soutien, bien que Carlos Ghosn soit citoyen français. 

La justice japonaise ignore la présomption d’innocence. Le Japon n’est pas un état de droit. 

Ce que Carlos Ghosn ne comprend peut-être pas entièrement lui-même est que la culture japonaise, sur tous les plans, est une culture profondément différente de la culture occidentale. 

Je suis bien placé pour le savoir, car je connais très bien la culture japonaise et j’ai formé au temps où j’enseignais en France des cadres, des financiers et des entrepreneurs qui devaient procéder à des transactions au Japon.  

Un étranger au Japon reste toujours un étranger, un gaijin. Même les Coréens ou les Chinois vivant au Japon depuis plusieurs générations restent considérés comme des étrangers. Le Japon n’intègre pas les étrangers et n’est pas du tout un pays d’immigration. 

La culture japonaise est une culture de la honte (haji), alors que les cultures occidentales sont des cultures de la culpabilité. Un Japonais accusé d’un crime est censé avoir honte devant les Japonais et le Japon, et accepter un châtiment. L’idée qu’on puisse plaider non coupable est impensable au Japon. 

Les relations humaines au Japon reposent sur un ensemble de devoirs et d’endettements moraux. Le devoir est le giri. La dette morale qu’on contracte est le on

Carlos Ghosn a fasciné les Japonais, car il a redressé Nissan en transgressant quasiment toutes les règles japonaises, mais il est certain qu’il s’est fait ainsi de très nombreux ennemis.  

Etant patron de Nissan, il avait des devoirs (giri) vis-à-vis de Nissan. En ayant assumé malgré son mécontentement la «loi Florange» et le comportement de Macron, Carlos Ghosn est apparu comme un homme qui ne respecte pas le giri, ce qui est très grave au Japon, et comme un homme n’ayant pas compris qu’il avait une dette, on, vis-à-vis de Nissan et du Japon. Le héros de manga est tombé de son piédestal.

Son sort était dès lors scellé. Il a décidé de s’enfuir. Sa décision était pleinement légitime. Il n’avait strictement aucune chance d’être reconnu non coupable. Il aurait pu accepter et se dire coupable, même s’il n’avait rien fait de répréhensible en termes de droit occidental, et il aurait eu un châtiment sévère. Il aurait pu continuer à se dire innocent. Il ne pouvait qu’être en ce cas traité plus sévèrement encore, et se trouver condamné à un châtiment plus sévère encore. 

Le Japon ne reconnaîtra pas quoi que ce soit de ce que je viens d’écrire, car Carlos Ghosn a infligé une honte profonde au Japon en s’enfuyant, et le Japon n’accentuera pas sa propre honte. Carlos Ghosn peut s’attendre à être poursuivi par une vindicte japonaise qui n’aura pas de fin. 

Emmanuel Macron a réalisé un gâchis immense se chiffrant à plusieurs milliards. Il a mis Renault en danger. Il a déstabilisé Nissan. Il a détérioré le partenariat Renault Nissan. Il a brisé la vie d’un grand patron et aurait laissé mourir ce grand patron au Japon si celui-ci n’avait trouvé le moyen de sauver sa propre vie. Il semble, je n’ai pas les détails, qu’il ait, en supplément, fait échouer un partenariat de Renault-Nissan avec le groupe Fiat-Chrysler. 

Pour faire autant de dégâts, il faut un socialiste. Macron est socialiste et comme l’a dit un psychiatre italien, il est sans aucun doute psychopathe, ce qui en fait un socialiste psychopathe. 

Charles Gave, pour qui j’ai estime et amitié, a ajouté voici peu que Macron était idiot, c’est sans doute exact. Ce qui en fait un socialiste psychopathe idiot. Les Français ont encore deux ans et demi à avoir ce personnage pour Président.

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