Quantcast
Publié par Magali Marc le 18 janvier 2020

Lors du débat du mardi 14 janvier, la sénatrice gauchiste Elizabeth Warren a refusé de serrer la main de Bernie Sanders parce qu’elle prétend qu’il lui aurait un jour dit qu’une femme ne pouvait pas être élue présidente. Tandis que ces deux «progressistes» du Parti Démocrate s’entre-déchirent, l’Establishment du parti en profite pour monter en épingle la candidature de Joe Biden, tout en le protégeant (avec l’aide des médias) des accusations de corruption.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Christopher Bedford*, paru dans The Federalist, le 16 janvier.

***********************

La guerre pour le contrôle du Parti Démocrate détruira des vies et changera notre pays

L’extrême gauche du Parti Démocrate se tient loin des projecteurs. Elle est hors des feux de la rampe, mais clairement encore dans le collimateur de ses collègues.

Ses jeunes leaders au Congrès, les Représentantes Alexandria Ocasio-Cortez, Rashida Tlaib et Ilhan Omar, les consciences neuves du marécage, sont toutes les trois visées par des enquêtes concernant leur financement. Deux d’entre elles font face à des accusations crédibles d’antisémitisme, et l’autre est embourbée dans un scandale d’infidélité incestueuse, difficile à croire, avec un homme marié (salarié pour œuvrer à sa campagne électorale).

Leur soutien extérieur, qui avait si bien réussi à s’attribuer le mérite médiatique d’avoir rassemblé des centaines de milliers de gauchistes ayant réservé des hôtels et des billets d’avion non remboursables pour le rassemblement lors de leur inauguration à Washington (devenu la Marche des femmes), s’est effondré au milieu d’accusations crédibles de racisme et, vous l’avez deviné, d’antisémitisme.

Les médias de New York et de Washington qui avaient publié articles après articles élogieux et flatteurs à leur sujet, il y a plusieurs mois ne semblent même pas intéressés à les interviewer.

Mais une autre tuile se présente: une histoire importante perdue sous le vacarme des primaires, des mises en accusation et des rassemblements et c’est la rancœur grandissante du parti envers un flanc gauche bruyant que les politiciens ont correctement identifié comme étant affaibli.

Les nouveaux membres de la même classe, fraîchement arrivés au Congrès en même temps que le trio qualifié de «Squad» (l’Escadron), qui avaient généralement fait campagne contre le président Donald Trump et non pour propager le socialisme, ont commencé à affluer vers l’ex-Vice-Président Joe Biden alors que le Sénateur Bernie Sanders rassemble des fidèles du parti, selon un reportage de Politico paru dimanche dernier (12 janvier).

« Plus d’une douzaine de nouveaux députés ont participé à au moins une séance d’appel privé avec Biden, Amy Klobuchar ou Pete Buttigieg au cours des dernières semaines », indique Politico, ajoutant : « Plusieurs d’entre eux gravitent déjà vers l’ancien vice-président, et d’autres devraient suivre » avant le début du scrutin des primaires.

Quelques jours auparavant, un autre Représentant démocrate du district de Queens (à New York), M. Gregory Meeks, avait ouvertement critiqué Mme Ocasio-Cortez sur la chaîne Fox News pour son refus de payer les cotisations au parti et pour son insistance à utiliser ses importantes collectes de fonds afin de financer les candidats d’extrême gauche et les candidats qui contestent dans les primaires ses collègues démocrates.

Il n’est pas surprenant que Mme Ocasio-Cortez ne paie pas ses cotisations au Comité de campagne du Congrès démocrate.

Comme toute opération électorale dans un parti politique, le comité électoral d’AOC n’aime pas les attaques idéologiques menées contre les membres grâce auxquels elle s’est fait un nom et cherche à évincer les personnes impliquées à quelque titre que ce soit.

Ce qui est surprenant, c’est la volonté croissante de certains de s’exprimer publiquement contre Mme Ocasio-Cortez et ses alliés internes et externes, même quand ça vient d’une titulaire de 22 ans dans son propre district.
Il semble que le charme soit rompu.

À Washington mercredi, la présidente de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, a nommé son équipe de destitution pour le procès du Sénat, ayant retardé sa date au point que le procès forcera probablement le Sénateur Sanders et la Sénatrice Warren à laisser de côté la campagne électorale des primaires démocrates à un moment critique.

Ce procès de destitution au Sénat , souligne le chroniqueur conservateur du Washington Post Henry Olsen, devrait profiter à Joe Biden au détriment de ses plus proches rivaux.

Il n’y a pas de preuve définitive que le renforcement de la position de Biden fasse partie du stratagème de Mme Pelosi, mais il y a de nombreuses preuves qu’elle, comme la plupart des dirigeants démocrates, n’est pas une partisane de l’outsider Sanders ou de ses partisans au sein de son caucus.

L’absence de protestations criardes de membres de l’Escadron au sujet du retard imposé par Nancy Pelosi (pour remettre les articles de destitution au Sénat) est tout à fait conforme au manque de talent tactique dont elles ont fait preuve jusqu’à présent. Mme Pelosi peut supposer en toute quiétude que c’est le leader de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, qui devra subir les critiques de l’Escadron si tout se passe comme Olsen le prévoit.

Nul doute que l’objectif immédiat de Mme Ocasio-Cortez est de voir son allié Bernie Sanders remporter la nomination du Parti Démocrate.

Les mensonges, les coups de poignard dans le dos et les attaques qu’ils ont subis et continueront de subir de la part de leurs anciens compagnons de voyage seront aussi vicieux qu’implacables. Mais elle et lui savent que leur objectif ultime est la transformation du Parti Démocrate.

S’ils battent l’aile Biden du parti, qui se forme frénétiquement, pour remporter les primaires, ce prix deviendra à la fois plus accessible et plus menacé qu’il ne l’a été en 75 ans, lorsque le vice-président socialiste du président Franklin Delano Roosevelt a été écarté du ticket – et donc de l’ascension à la présidence – pour la dernière campagne de réélection du FDR.

Une défaite de Sanders face à Trump, qui en 2020 est beaucoup plus probable qu’elle ne l’aurait été en 2016, entraînerait des représailles du parti contre toutes les personnes impliquées. Les primaires et les exils politiques ne manqueront pas de suivre.

Un sort similaire était alors assuré aux Conservateurs après la défaite du sénateur Barry Goldwater à l’élection générale et, 12 ans plus tard, après l’échec des primaires du Gouverneur Ronald Reagan contre le Président républicain en exercice Gerald Ford. À cette époque, un mouvement politique bien plus fort que la politique actuelle des partis à Washington veilla à faire échouer ces exécutions prévues.

Cette bataille est peut-être le baroud d’honneur de Bernie Sanders, mais la guerre pour le contrôle du Parti Démocrate ne fait que commencer.

* Christopher Bedford est rédacteur en chef du magazine The Federalist, vice-président des Young Americans for Freedom (Jeunes Américains pour la liberté), membre du conseil d’administration du Centre national du journalisme et auteur du livre «The Art of the Donald».

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Parce que Dreuz est censuré pour le crime de désaccord avec la gauche, suivez notre fil Twitter, et retweetez-nous. C’est un important geste de résistance pour faire circuler vos idées.

Source :

https://thefederalist.com/2020/01/16/the-war-for-the-democratic-party-will-destroy-lives-and-change-our-country/

Loading...
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz