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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 19 janvier 2020

Vendredi 17 janvier, Taha Bouhafs, était au théâtre des Bouffes du Nord, « 3 rangées derrière le président de la république », écrivait-il dans un tweet où il appelait « les militants à rappliquer » pour que la soirée soit « mouvementée ».

Suite à cela, la représentation a été brièvement perturbée par une tentative d’intrusion d’excités violents dans le théâtre – tous grands humanistes je vous rassure – alors que le chef de l’Etat y était présent. Pour ça, Bouhafs a été interpellé, et emmené au violon sans trompettes ni tambours. Il a passé la nuit en garde à vue.

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Taha Bouhafs est né le 29 avril 1997 à Aïn Beïda en Algérie et selon sa fiche Wikipedia, a la double nationalité française et algérienne. C’est un journaliste, un activiste « antiraciste » ce qui veut dire l’inverse de ce que ça dit.

Hypocrisie 1 : « entrave à la presse »

En réaction à son éphémère arrestation, les militants politiques communistes du parti auquel il était adhérent – la France soumise au marxisme, faussement appelé la France insoumise, a hypocritement hurlé à l’entrave au métier de journaliste et à la liberté de la presse.

«Dans quel régime sommes-nous pour qu’un président, furieux que des manifestants le conspuent à l’extérieur d’un théâtre, fasse arrêter un journaliste qui s’y trouvait qui et avait osé communiquer sur sa présence ?», s’est interrogé le député Eric Coquerel.

La journaliste Feïza Ben Mohamed est allée jusqu’à employer des mots encore plus stupides pour qualifier l’incident, estimant que «la liberté de la presse [avait] rendu son dernier souffle».

Je vous interdis de vous payer sa tête. OK, payez-vous sa tête, mais alors juste un peu, elle le mérite.

Je dis « stupidement », parce qu’aucun article de presse signé Bouhafs n’a été censuré.

Je dis « hypocritement » parce qu’en France, il n’existe pas une grande liberté de la presse, et zéro diversité : la moitié de la France n’est jamais ou presque invité dans les médias de l’Audiovisuel public qu’elle finance – France Inter, France culture, c’est réservé à la gauche, et à l’extrême-gauche.

Je dis « hypocritement » parce que les communistes ne défendent JAMAIS la liberté de la presse, ils mettent les journalistes aux ordres ou en prison. Les communistes, c’est l’Huma. Les trotskystes, c’est Libé – les socialistes c’est Le Monde. Et réciproquement. Quand vous les verrez défendre la liberté des sites internet qualifiés de « fachosphère » au lieu de les diaboliser pour détourner les lecteurs, faites-moi signe.

Je dis « hypocritement » enfin, parce que les communistes, toujours démagogues, se sont jetés sur l’occasion pour attaquer le président – qui est loin d’être exemplaire et mérite maints reproches – mais pas sur ce coup-là.

Je dis « stupidement » encore parce qu’un tweet n’est pas un article de presse, parce que le tweet du mec n’a pas été censuré, et parce que le statut de journaliste ne les place pas au-dessus des lois à force d’arrogance.

Et je dis « hypocritement » parce Ben Mohamed ne s’est pas exclamé que la presse avait rendu son dernier souffle lorsque Riposte Laïque et ses animateurs ont été poursuivis en justice. Apprenez ceci Ben Mohamed : la presse, ce n’est pas la presse qu’on aime, c’est toute la presse, y compris celle qui fait son métier sans être soumise.

Hypocrisie 2 : «journaliste-militant»

Les journalistes affirment que Bouhafs, qui se déclare « journaliste des luttes » ne peut pas être à la fois journaliste et activiste. Il est accusé par ses contradicteurs d’être communautariste et «journaliste militant».

Plusieurs de ses confrères l’accusent de faire du faux-journalisme, un journalisme «militant» sans carte de presse, d’autre lui reprochent de ne pas avoir l’expérience dans une école de journalisme.

Bande d’hypocrites sournois, bande de guignols ! TOUS les journalistes sont des militants.

Ils sont tous (ou presque) européistes, immigrationnistes, islamophiles, anti-capitalistes, pro-palestiniens, anti-américains, anti-Trump. Ils font du militantisme dans leurs articles, et donnent à croire qu’ils rapportent les faits et rien que les faits, alors qu’ils occultent toutes les informations qui vont à l’encontre de l’idéologie qu’ils défendent, déforment les informations avec un soigneux choix de mots afin de cacher la vérité qu’ils ne veulent pas que leurs lecteurs connaissent.

Tout ce qu’ils écrivent est militant. Et dans la grande majorité, les Français, précisément pour cela, ne leur font plus confiance.

Islamiste

  • Selon Marianne, Taha Bouhafs est raciste. Normal, puisqu’il est antiraciste. Le magazine affirme qu’il tient régulièrement des propos agressifs envers les «Blancs» et suit une «ligne communautariste».
  • Benjamin Barbier, ancien militant de LFI, a signé une tribune qui dénonce sa dérive «communautariste» : selon lui, Bouhafs n’hésite pas «à traiter de “collabeurs” les Français d’origine maghrébine ayant le tort de critiquer la religion musulmane».
  • Bouhafs partager des publications d’Al-kanz.org, le site islamiste pur et rigoriste qui rejette et dénonce la laïcité.

Antisémite façon Le Pen

En février 2019, après l’attaque antisémite contre Alain Finkielkraut lors d’une manifestation des Gilets jaunes, l’académicien est accusé d’être un «sale sioniste». Benoît Hamon tweet que «sale sioniste» veut dire «sale juif».

Bouhafs lui répond : «C’est bientôt le dîner du CRIF, et t’as pas envie d’être privé de petits fours», en référence aux crématoires des camps d’extermination. La LICRA s’émeut, les autres ne bougent pas. Si Jean-Marie Le Pen, qui a été condamné pour moins que ça, avait prononcé ces mots, la France serait descendue dans la rue.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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