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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 21 janvier 2020

Il faut s’attendre à beaucoup d’outrages sur mesure, de cris d’orfraie, de mensonges et de diffamations, et beaucoup de propagande dans les médias, dans ce qui constitue probablement la dernière chance pour les Démocrates de démontrer que le président Trump est le mal absolu.

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Ils ont tout essayé pour démolir Trump, rien n’a fonctionné. C’est leur va-tout. Après cela, les élections vont s’enclencher, et avec les excellents résultats économiques, base de toutes les attentions du public en général, pas des allumés qui suivent la politique comme vous et moi, Trump fait un 20 sur 20 pour 2020.

Ce que je vous dis se résume donc à peu près à ceci : le procès de destitution qui commence au Sénat, outre que nous savons que les Républicains, majoritaires, vont innocenter Trump parce qu’il n’a rien fait de mal, est un cirque, une opération de théâtre.

Les avocats du président Trump sont déjà montés à l’attaque : « l’accusation d’abus de pouvoir par un président n’est pas un délit » ont-ils expliqué. Décider qu’une chose est un abus ou pas est un point de vue subjectif, et « ça ne viole aucune la loi ».

La comédie des témoins

  • Les Démocrates exigent que le Sénat produise des témoins clefs – notamment celui qu’ils pensent être leur témoin clef, l’ancien conseiller de Trump à la Sécurité nationale John Bolton. Les médias font tout un barouf autour des réticences des Républicains : « ils ont quelque chose à cacher », « c’est la preuve que le procès est biaisé ».

    Ce qu’ils ne disent pas, et que vous ne lirez nulle part, c’est que lors de la procédure d’empêchement à la Chambre, ils n’ont jamais cité Bolton à comparaître – rien ne les en empêchait, Bolton a même demandé au tribunal de trancher entre son devoir de réserve au nom du « privilège exécutif », et son obligation de se soumettre à une convocation de la commission d’enquête de la Chambre.
  • Les Démocrates disent que leur dossier de destitution est solide comme le roc. Pourquoi dans ce cas, exigent-ils la production de nouveaux témoins ? C’est ou l’un ou l’autre : si leur dossier est en béton, ils n’ont pas besoin de nouveaux témoins. S’il est faible, comment ont-ils pu voter l’empêchement ?

La comédie de l’accusation

Résumé en une phrase, les deux articles d’accusation de destitution ne sont pas des motifs de destitution. Ils sont inconstitutionnels.

Si la Chambre a voté la destitution, ce n’est pas pour ce que Trump a fait, mais parce qu’avec une majorité Démocrate qui déteste Trump, la Chambre pouvait voter n’importe quoi. Elle aurait pu voter de le faire destituer parce qu’à l’âge de 5 ans il est tombé de son vélo.

Vous avez entendu que Trump est accusé d’avoir mis la sécurité nationale en danger en retenant l’aide financière destinée à l’Ukraine, si le président Zelensky n’enquêtait pas sur la corruption du vice-président Biden et de son fils Hunter.

Vous avez entendu que Trump est accusé d’avoir fait pression auprès de l’Ukraine pour un avantage personnel : trouver de quoi salir son opposant à la course présidentielle.

Ce que vous n’avez pas entendu, c’est que rien de ce qui précède n’est inclus dans le dossier d’accusation ! Car Trump n’a pas retenu l’aide, et parce qu’il n’est pas illégal d’avoir demandé à l’Ukraine d’enquêter sur Biden – rien ne prouve qu’il sera sélectionné pour représenter le parti Démocrate.

Trump a choisi, parmi son pool d’avocats, deux figures symptomatiques de sa bonne compréhension de ce cirque :

  • Alan Dershowitz, parce que c’est un grand constitutionnaliste, mais surtout parce que c’est un Démocrate, et que ses paroles résonnent chez les Indépendants de gauche et les modérés.
  • Ken Starr, parce que c’est lui qui a mené la charge contre Bill Clinton lors de son procès d’impeachment, et qu’il est donc l’autorité suprême pour contrer les mensonges des médias et les tentatives des élus Démocrates de prétendre que les règles sont violées.

Conclusion

Je ne pense pas qu’il faille attacher beaucoup d’importance à ce procès de destitution. Les Américains ont compris que c’est un coup politique, ils savent à quoi s’en tenir. Ils sont hostiles à l’impeachment. L’issue est connue, les mensonges des Démocrates n’y pourront rien.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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