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Publié par Guy Millière le 29 janvier 2020

Quand la presse française considère que Donald Trump prend une mauvaise décision, il est certain que la décision prise par Donald Trump est excellente. C’est le cas avec le plan de paix que Donald Trump vient de présenter en compagnie de Binyamin Netanyahou à Washington.

Ce plan constitue bien davantage qu’un plan destiné à régler le “problème palestinien”, c’est un plan destiné à avancer vers une paix régionale.

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Il s’inscrit dans la continuité des décisions prises par Donald Trump depuis le début de sa présidence.

Donald Trump a d’abord rompu tout forme de pourparlers avec l’Autorité Palestinienne et a dit qu’elle ne serait pas un interlocuteur tant qu’elle ne renoncerait pas à financer le terrorisme et à inciter au meurtre, ce qui signifiait qu’il n’y aurait plus de pourparlers avec l’Autorité palestinienne tant qu’elle cesserait d’être ce qu’elle est : une organisation terroriste. Il a ensuite reconnu officiellement Jérusalem indivisible comme capitale d’Israël et y a installé l’ambassade des Etats-Unis et a ainsi retiré Jérusalem de toute table de négociation. Il est passé ensuite à l’étape suivante en disant que les Etats-Unis ne reconnaissaient plus comme refugiés que les Arabes qui ont quitté Israël en 1948-49, soit aujourd’hui quelques milliers de personnes du troisième âge, et il a ajouté que les Etats-Unis cessaient de financer l’UNWRA, l’organisme chargé des pseudo-réfugiés arabes et de leur endoctrinement “pro-palestinien”.

Il y a eu un peu plus tard le volet économique du plan de paix présenté à Abu Dhabi et qui inclut la promesse faite par l’Arabie Saoudite et les émirats du Golfe d’investir cinquante milliards de dollars dans la concrétisation du volet économique du plan.

Il manquait le volet politique du plan. Celui-ci aurait dû être présenté après les élections israéliennes du printemps 2019, puis, faute de la possibilité de constituer un gouvernement stable en Israël, après les élections israéliennes de l’automne 2019, qui n’ont elles-mêmes pas permis l’émergence d’un gouvernement israélien stable. Discernant que les élections israéliennes du printemps 2020 risquaient de donner un résultat similaire, Donald Trump a décidé de hâter la présentation, aux fins que Binyamin Netanyahou apparaisse comme ce qu’il est : le premier ministre israélien qui a contribué à l’élaboration du plan et qui, après avoir fait d’Israël la deuxième puissance technologique du monde derrière les Etats-Unis (mais loin devant les pays européens) et après avoir fait d’Israël une puissance géopolitique majeure, est à même d’apporter une vraie paix à Israël.

Le plan présenté à la Maison Blanche mardi 28 janvier constitue la mort officielle du processus de guerre d’Oslo, appelé par les désinformateurs “processus de paix”. Il constitue la reconnaissance officielle par les Etats-Unis de la souveraineté israélienne sur la vallée du Jourdain, sur les villes et villages juifs de Judée-Samarie, et sur le tiers de la Judée-Samarie elle-même. Aucun plan de paix proposé auparavant n’a inclus ces points, et c’est un changement fondamental.

Le plan prévoit un Etat Palestinien dans le reste de la Judée-Samarie, mais à des conditions très strictes : cet Etat devra impérativement et de manière contrôlable être démilitarisé. Il devra renoncer totalement à toute forme d’incitation au terrorisme et à tout financement du terrorisme. Il devra être dans des frontières surveillées et contrôlées par Israël, et accepter une capitale située dans les faubourgs de Jérusalem, à Shuafat, que les dirigeants “palestiniens“ pourront appeler al-Quds, et n’aura de frontières qu’avec Israël, sans la moindre contiguïté avec un pays arabe. Il est prévu que l’Etat soit relié par un tunnel à Gaza, à la stricte condition que la bande de Gaza soit elle-même démilitarisée et que le Hamas renonce lui aussi à toute forme d’incitation au terrorisme et à tout financement du terrorisme. 

Ce qui est clair est qu’un Etat ainsi défini peut plutôt être considéré comme une zone autonome que comme un Etat. Ce qui doit être ajouté est que les conditions inhérentes au plan seront refusées à coup sûr par l’Autorité Palestinienne et par le Hamas. C’est d’ailleurs déjà fait.

Pourquoi ces conditions sont-elles énoncées dès lors, et pourquoi le plan parle-t-il d’un “Etat palestinien” ? Pare que le plan doit être accepté par le monde arabe sunnite, qui doit pouvoir dire qu’un Etat a été proposé aux “Palestiniens”.

« Il n’y a pas de différence entre notre politique et celle du Hamas »

Dès lors que le plan est refusé par l’Autorité Palestinienne et le Hamas, les dirigeants du monde arabe sunnite pourront dire qu’un Etat palestinien a été proposé, qu’il n’y a rien à faire avec l’Autorité palestinienne et le Hamas. 

Des pressions intenses seront exercées par le monde arabe sunnite aux fins que l’Autorité palestinienne et le Hamas se soumettent ou disparaissent.

Ce que ne comprennent pas nombre de commentateurs obtus est que les pays du monde arabe sunnite considèrent désormais Autorité palestinienne et Hamas comme des fardeaux dont ils voudraient se débarrasser, et veulent un règlement du “problème palestinien” aux fins de pouvoir se rapprocher davantage d’Israël, pour des motifs économiques et stratégiques.

Le plan présenté à la Maison Blanche est un processus. Autorité Palestinienne et Hamas ont quatre ans pour se soumettre ou disparaitre, et nul ne doit douter que s’il n’y a pas soumission, il y aura disparition.

Dans quatre ans, il y aura sans doute une Judée-Samarie israélienne avec des enclaves autonomes arabes sans Autorité Palestinienne, une bande de Gaza sans le Hamas, des accords économiques et stratégiques entre monde Sunnite et Israël.

Erdogan en Turquie a fait savoir son vif mécontentement, mais il n’a pas voix au chapitre et est trop dépendant des Etats-Unis et de l’Arabie Saoudite pour agir négativement. Il ne fait peur qu’aux Européens.

Les mollahs iraniens ont eux aussi fait savoir leur mécontentement, mais leur régime est en voie d’asphyxie et ils ont d’autres soucis. Leur espoir de survie dépend de l’élection de novembre 2020, et si, comme c’est très probable, Trump est réélu, leurs soucis vont considérablement s’accroitre.

La mise en œuvre du plan dépend de la victoire de Trump, car les Démocrates sont désormais tout aussi “pro-palestiniens” que les dirigeants européens.  Et les Démocrates ont d’ailleurs fait savoir immédiatement qu’ils rejetaient totalement le plan.

La mise en œuvre du plan dépend aussi d’une victoire de Binyamin Netanyahou aux élections israéliennes.

Binyamin Netanyahou a demandé à Benny Gantz de l’accompagner à Washington parce qu’il est un fin stratège.

Gantz mène une coalition aux allures de bric à brac. S’il avait refusé d’aller à Washington, l’aile centre-droit du bric à brac aurait tempêté. S’il refusait le plan, l’aile centre droit du bric à brac serait très mécontente. S’il accepte pleinement le plan, l’aile gauche du bric à brac sera très mécontente. Les coalitions aux allures de bric à brac sont destinées à se décomposer.   

Il reste à souhaiter que les électeurs israéliens le voient à temps. Il serait infiniment regrettable qu’Israël manque une opportunité que Trump a toutes les raisons d’appeler the deal of the century, le contrat du siècle.

Il serait infiniment regrettable que les Israéliens ne voient pas que Kahol Lavan pourrait les mener au fiasco. 

Il est d’ores et déjà regrettable que tant d’Israéliens ne voient pas les manœuvres juridiques sordides dont Avichai Mandelblit se fait l’agent et Kahol Lavan le complice et qui ont pour but de tenter d’évincer de l’un des plus grands hommes d’Etat de l’ère actuelle, Binyamin Netanyahou.

Ce qui est en jeu est infiniment plus que Binyamin Netanyahou.

A Washington, Benny Gantz était accompagné d’un conseiller qui a comparé Trump à Hitler, ce qui ne montre pas une extrême lucidité. Il s’est fait photographier avec Nancy Pelosi, ce qui montre qu’il pense à un futur assez précis. Il est rentré précipitamment à Jérusalem pour voter contre Netanyahou à la Knesset. Entre temps, Binyamin Netanyahou avait retiré le texte que Gantz voulait voter, ce qui montre qu’il sous-estime Binyamin Netanyahou.

Dimanche, le passage de la vallée du Jourdain et des villes et villages de Judée-Samarie sous souveraineté israélienne doit être voté. Avichai Mandelblit a fait savoir ses réserves. Ceux qui le prendraient encore pour un juriste impartial sont avertis.

Lors de la présentation du plan à la Maison Blanche, les émissaires de trois pays arabes sunnites étaient présents : Bahreïn, Oman, et les émirats arabes unis.

Au même moment, la France faisait connaitre sa désapprobation, ce qui montre que la France a des positions plus islamiquement correctes que des pays arabes sunnites. 

L’ancien ambassadeur des Etats-Unis en Israël, Daniel Shapiro, un proche d’Obama et un Démocrate, a tenu des propos menaçants envers Israël en disant que si un Démocrate est élu en novembre, Israël peut s’attendre à ce qui a avancé grâce à Trump sera anéanti.  Il parle l’hébreu et l’arabe. J’aurais tendance à penser que l’hébreu n’est pas sa langue favorite. Et si une majorité de Juifs américains votent Démocrate en 2020, on pourra en déduire qu’ils pensent comme Daniel Shapiro. Et c’est avec des Juifs comme Daniel Shapiro qu’Allah est grand.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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