Publié par Sidney Touati le 30 janvier 2020

Les palestiniens portent une responsabilité écrasante devant l’histoire. Par eux, la cause des pays du Tiers-monde a été dévoyée, détournée de son objectif initial qui était de libérer les peuples pauvres de la domination des grandes puissances.

Les palestiniens sont parvenus à faire croire aux pauvres de la planète que les sionistes, c’est-à-dire Israël, c’est-à-dire les Juifs, sont la cause principale de leur misère.

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La plupart des pays pauvres ont épousé cette fable. Ils ont cru en l’antisémitisme. Du Caire en passant par toutes les capitales arabes, on est parvenu à greffer la révolte contre l’injustice sur la haine du Juif.

Il s’est alors produit dans le Tiers-monde ce qui s’est passé dans l’Europe d’avant-guerre : celle-ci, confrontée aux défis de la modernité, aux injustices sociales, aux énormes inégalités, s’est fourvoyée dans l’antisémitisme biologique. Pour triompher de ses ennemis, imposer une dictature implacable, la propagande martelait que la race supérieure allemande devait se débarrasser des impuretés véhiculées par la race inférieure et impure juive.

Le résultat de ce délire planétaire ? La guerre la plus destructrice qui n’ait jamais existé et, au-delà de tout ce que l’on pouvait imaginer, Auschwitz.

Quoi ! Les cendres des fours crématoires étaient encore tièdes quand le grand mufti de Jérusalem reprenait le credo des nazis et insufflait pour des décennies dans le monde arabo-musulman le poison de la haine du Juif. Lui et ses complices sont parvenus à faire croire que la libération nationale des peuples arabes ne pouvait se faire que sur la défaite des Juifs, entendez sur leur extermination. Puis, cette fable ayant fait long feu à la suite des cinq défaites des pays arabes, le fanatisme religieux a repris le flambeau de l’antisémitisme en faisant croire que la domination islamique passait par la destruction de l’Etat Juif. L’Iran et ses affidés tiennent ouvertement ce discours.

Ainsi, l’antisémitisme a muté, passant du racisme biologique, au nationalisme puis au terrorisme islamiste. Ce qui est difficilement compréhensible est que le délire antisémite arabo-musulman, travesti en antisionisme, ait obtenu le soutien massif de toute une partie de l’intelligentsia et de la classe politique européennes. Nombreux sont ceux qui ont fait jouer à la victoire remportée par l’Etat hébreu en 1966 le rôle que le Traité de Versailles avait joué dans la propagande du national-socialisme.

A l’heure où il est d’usage de faire mea culpa devant les camps d’extermination, il faudrait s’interroger sur cette renaissance de l’antisémitisme de l’Eurabia, alimenté une nouvelle fois par le ressentiment et l’esprit revanchard. Cet antisémitisme qui a empoisonné le monde ces cinquante dernières années est sans aucun doute possible le plus grand scandale de l’histoire contemporaine.

Que l’Union européenne ait pu soutenir la cause palestinienne (créée de toute pièce par le défunt Empire soviétique), c’est-à-dire la cause de la haine d’Israël, donc des Juifs, montre que cette Europe est toujours prisonnière de son passé, d’abord anti judaïque, puis nazi. Dans le soutien qu’elle apporte aux « palestiniens », elle réactive en permanence la geste de la haine chrétienne du peuple déicide, puis celle du national-socialisme. L’attitude ambivalente de la papauté est sur ce plan exemplaire de la sourde hostilité qui perdure depuis le mythe né du vieux crime commis il y a deux mille ans.

Aujourd’hui, à l’heure où les grandes puissances commémorent les 75 ans de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz, la tentation palestinienne, c’est-à-dire la tentation antisémite criminelle, existe toujours dans le monde.

Certes, elle n’est plus aussi ouvertement affichée qu’il y a quelques temps, mais elle est toujours là, tapie dans l’ombre.

Timidement, les pays arabes commencent à comprendre que le parti palestinien les a conduits dans une impasse absolue ; que la cause palestinienne est une cause perdue. Que seule la force, la détermination, la volonté du peuple d’Israël leur a évité de commettre la nouvelle Shoah dont ils rêvaient.

Devant le plan proposé par les Etats-Unis de Donald Trump, l’Europe hésite encore à rompre définitivement avec la causalité diabolique qui voit en la figure du juif la cause du malheur du monde.

L’Union européenne ne parvient toujours pas, malgré les discours et les progrès réalisés, à rompre définitivement avec l’antisémitisme. On tue aujourd’hui des Juifs en France, en Allemagne… On s’en émeut, on condamne, on pleure… mais on pactise avec ceux qui inspirent et arment le bras des tueurs.

Pourquoi l’Union européenne a-t-elle encore et toujours besoin de téter au lait noir de la haine antisémite demeure énigmatique.

Si les dirigeants européens ne règlent pas cette question maintenant, s’ils ne saisissent pas la chance qui leur est offerte avec le plan de paix proposé par le président Trump, alors, compte tenu du nombre de plus en plus important de musulmans vivant en Europe occidentale, le poison de l’antisémitisme palestinien/islamiste deviendra une réalité endémique, y fera souche, réveillant les anciennes haines, s’accouplant avec elles. Il s’enkystera dans les banlieues peuplées majoritairement de musulmans et répandra ses miasmes dans toutes les sphères de la société par un mécanisme de contagion, parfaitement connu en temps de crise, la désignation du bouc émissaire Juif.

L’Union européenne doit impérativement se positionner clairement sur la nécessité d’éradiquer la peste antisémite. Tous semblent en avoir conscience et pourtant certains, tel Macron-Hamlet, restent irrésolus, indécis. Leur politique comme le tango argentin, fait un pas en avant, deux pas en arrière…

L’Union européenne risque de connaitre des moments difficiles dans les mois qui viennent. Si elle entre dans la crise avec le lourd handicap de l’antisémitisme, alors la pente de la haine du Juif l’entrainera dans la guerre de religion pour une longue période.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Sidney Touati pour Dreuz.info.

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