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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 1 février 2020

Le Sénat a voté. Trump sera innocenté.

Ce week-end, j’attendais deux votes très importants. Celui du Sénat concernant la destitution du président Trump, et celui de la Ligue arabe sur le plan de paix de Trump. Le premier vient de tomber.

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Le Sénat n’a pas cédé aux ordres et aux provocations des Démocrates. Il a fait son travail et mené le procès en destitution dans le respect des règles de la Constitution que les Démocrates voulaient modifier — en affirmant vouloir appliquer la Constitution.

Mais le Sénat a refusé d’accéder aux demandes des Démocrates, qui tendaient un dernier piège au président américain, voyant cette seconde tentative échouer, après le bide du dossier de collusion avec les Russes qui a duré deux ans. Ils demandaient la convocation improbable de nouveaux témoins, lesquels n’auraient rien apporté de nouveau, à part permettre aux Démocrates, à la demande des médias, de faire traîner la corrida en longueur.

Le suspense a duré toute la semaine.

Les sénateurs Républicains n’avaient pas à faire durer le suspense, ils ont fait une faute. Les Républicains font toujours des fautes. Leurs fautes se réparent la plupart du temps, parce qu’ils ont la vérité pour eux. Ce fut le cas, une fois encore.

Leur faute a été de laisser le public croire que de nouveaux témoins, soi-disant compromettants pour le président, pourraient être entendus. Ce n’est pas le rôle du Sénat d’entendre des témoins, c’est le travail de la Chambre des représentants :

  • La Chambre des représentants mène l’enquête, et elle transmet ses conclusions au Sénat.
  • Le Sénat est chargé de faire le procès en destitution sur la base du dossier d’enquête de la Chambre, et voter ou pas d’annuler les élections présidentielles en déposant le président.
  • Les Démocrates voulaient changer les règles, et obtenir du Sénat qu’il convoque des témoins.

Les sénateurs ont voté NON par 51 voix contre 49

50 voix étaient nécessaires pour obtenir une majorité, mais les Républicains considéraient que 50 voix ne constituaient pas un signe assez fort. Ils ont obtenu 51 voix.

Par 51 voix, ils ont refusé la demande abusive d’entendre de nouveaux témoins. La majorité a parlé. Elle aurait pu parler plus tôt. Mais elle a parlé. Le procès est terminé.

Il y aura un vote, symbolique, mercredi, d’acquittement total du président américain de toute faute justifiant de le faire déposer.

La presse part en vrille

La presse, au service des Démocrates – mais de plus en plus, les Démocrates sont au service du New York Times et du Washington Post qui dictent leurs exigences aux politiciens qui s’exécutent – est devenue folle, elle est partie en roue libre.

Immédiatement après le vote, elle a parlé de corruption, de vote truqué, de dictature, de régime totalitaire, de vote illégitime.

Elle a même sorti Monica Lewinsky des cartons !

Monica Lewinsky, au centre de l’impeachment de Bill Clinton (lequel n’aurait selon moi jamais dû être jugé car il avait certes menti sous serment, mais pour dissimuler une affaire privée et embarrassante qui n’avait aucun impact sur la marche du pays) est sortie du chloroforme pour dire qu’il était scandaleux d’avoir refusé d’entendre de nouveaux témoins. Partis en vrille je vous dis.

La presse voulait (et veut toujours) la tête de Trump au bout d’une pique, et elle ne l’a pas eu. Sa frustration était visible sur les visages des journalistes politiques. Ils sont fous de rage. Plus encore que les membres du Congrès, excepté les deux ou trois excités de service, Nancy Pelosi, Adam Schiff, Chuck Schumer, Alexandria Occasio-Cortez, etc.

Le cirque de la destitution sans crime et sans faute prendra fin mercredi par un vote formel d’acquittement total. Mais dans les médias, le président est coupable. Dans les médias, il n’a jamais été légitime. Dans les médias, il a été destitué d’un poste qu’il n’a jamais eu.

Parce que pour la gauche, les faits n’ont pas d’importance. Son innocence n’a pas d’importance. Les procès n’ont pas d’importance. Même innocent, il reste coupable.

Pris au mot

Avant le procès au Sénat, les Démocrates sont allés tambouriner dans tous les médias pendant un mois en se vantant que la culpabilité de Trump était « indiscutable », que les preuves étaient « accablantes », « écrasantes ». Vous l’avez entendu jusque sur France Inter.

Quand les Démocrates ont demandé cette semaine au Sénat la production de nouveaux témoins, les sénateurs Républicains les ont pris au mot.

Ils leur ont répondu : « si la culpabilité de Trump est si évidente, pourquoi voulez-vous d’autres témoins ? ». L’affaire était entendue. L’exceptionnelle plaidoirie des avocats du président – qui pour la première fois pouvait se défendre – démontra qu’aucun crime n’a été commis par le président. Elle fit le reste.

Un coup tordu, un coup monté

Les Démocrates ont fabriqué cette histoire de destitution à partir de rien, un coup de fil entre le président Trump et ukrainien, dont chacun peut lire le transcript pour constater sa banalité.

Leur but était (et est toujours) de faire dérailler la démocratie et de corrompre le processus électoral de l’élection présidentielle de novembre prochain, en accusant Trump de vouloir corrompre le processus électoral de l’élection présidentielle de novembre prochain.

Leur but était (et est toujours) d’empêcher Donald Trump de se présenter devant le peuple, car ils pensent qu’il sera réélu pour un second mandat de quatre ans. Voyez comme je suis objectif : je suis d’accord sur ce point avec les Démocrates.

Ils voulaient (et veulent toujours) salir l’image de ce président qui a prouvé par ses spectaculaires réussites, la médiocrité, la nullité des professionnels – les politiciens et les hauts fonctionnaires – chargés de faire fonctionner le pays.

Conclusion

Ayant la direction de l’enquête à la Chambre, les Démocrates avaient appelé tous les témoins de leurs choix, y compris des gens qui étaient témoins de rien, juste pour qu’ils crachent sur Trump et que les médias diffusent leurs crachats. Ils n’avaient pas convoqué les témoins qu’ils réclament maintenant, parce qu’ils voulaient un procès rapide. Leur demande de procès rapide, ils l’ont ensuite fait traîner un mois dans les tiroirs, en essayant de faire plier le Sénat à leur volonté. En vain.

« Il n’est pas nécessaire que le Sénat rouvre l’enquête que la majorité démocrate de la Chambre a choisi de conclure, et que les dirigeants eux-mêmes continuent de décrire comme ‘écrasante’ et ‘sans aucun doute’ », a déclaré Mitch McConnell, chef de la majorité Républicaine au Sénat.

Vous croyez que l’affaire est terminée ? Vous vous mettez le doigt dans l’œil.

Les communistes ne se sont arrêtés que lorsqu’ils étaient écrasés (et encore, l’Humanité existe toujours et Mélenchon gueule toujours). Les médias n’ont pas été écrasés. Ils ne s’arrêteront que lorsque le président Trump aura quitté son poste. Et encore…

Ce samedi, ils ont organisé des manifestations de militants excités devant le Sénat, qui tournent en boucle à la télévision comme si c’était toute l’Amérique qui protestait. Ils vont tenter de maintenir l’impeachment en vie sous perfusion le plus longtemps possible pour salir le président le plus longtemps possible.

La noblesse d’un journaliste, c’est de faire tomber le président Trump. C’est ainsi qu’ils conçoivent l’éthique de leur métier.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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