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Publié par Gaia - Dreuz le 1 février 2020

Source : Bfmtv

Selon plusieurs ONG, de nombreux enfants sont victimes de mauvais traitements dans les milliers d’écoles coraniques du Sénégal.

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Le Sénégal est à nouveau sous le choc après la mort tragique d’un élève d’une école coranique. Fallou Diop, jeune garçon d’une dizaine d’années, est mort dimanche soir dans un village de la région de Louga (nord-ouest).

La presse sénégalaise a indiqué que le jeune élève avait été frappé violemment à coups de bâton puis laissé pour mort pendant plusieurs heures avant que les secours soient appelés.

« Tous coupables! », a titré en une le quotidien sénégalais Libération, tandis que le site d’information teledakar.net dénonçait une « barbarie sans fin ».

Une « correction » infligée par un surveillant

Il avait « subi une correction », infligée par un jeune homme chargé de surveiller les élèves en l’absence du maître coranique. Il était reproché au « talibé » (élève d’une école coranique) de ne n’avoir pas assimilé ses leçons du jour, selon des sources policières.

Le surveillant, tout juste l’aîné de la victime, et le responsable de l’école coranique du village de Raoudou Rayahin ont été inculpés jeudi soir de « meurtre », « mise en danger de la vie d’autrui » et « non-assistance à personne en danger ». Ils ont été écroués dans la capitale régionale Louga, entre Dakar et Saint-Louis, ville du nord du Sénégal.

Plusieurs précédents au Sénégal et au Nigéria

L’ONG Human Rights Watch a dénoncé en juin dernier le fait que de nombreux « talibés » étaient forcés à mendier par leur maître, et soumis à des violences et des négligences qui ont entraîné la mort d’une quinzaine d’entre eux ces deux dernières années. 17, depuis 2017, selon le journal sénégalais Libération.

Cette affaire survient deux mois après le tollé suscité par un autre cas de « talibés » maltraités dans la même région de Louga.

Les images diffusées sur les réseaux sociaux d’un garçon chaînes aux pieds pour l’empêcher de fuguer de son école avaient suscité un large débat dans ce pays d’Afrique de l’Ouest très majoritairement musulman. Deux visions s’opposent. Certains dénoncent des agissements attentatoires aux droits de l’enfant, tandis que les avocats des marabouts invoquent la coutume.

Le maître, mais aussi les parents de l’enfant enchaîné avaient été condamnés à deux ans de prison avec sursis. Tous avaient assuré qu’ils ignoraient qu’une telle pratique était interdite par la loi.

En octobre dernier au Nigéria, des élèves d’une école coranique étaient parvenus à s’évader et avait dénoncé leurs conditions de vie. La police était intervenue et l’école avait été baptisée « la maison de l’horreur » en raison des traitements inhumains qui y étaient pratiqués. 

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