Publié par Gaia - Dreuz le 2 février 2020

Source : Valeursactuelles

L’association antiraciste, qui conteste le terme de “débat”, a fait part du “vif émoi” suscité en son sein par l’annonce de la secrétaire d’État.

La censure, oui, le débat démocratique, non. Après l’annonce dans Valeurs actuelles, jeudi, de la participation de Marlène Schiappa à un débat avec Éric Zemmour lundi 10 février dans son émission « Face à l’Info » sur CNews, l’association SOS Racisme s’est insurgée de cette nouvelle, reprochant vertement à la secrétaire d’État d’avoir accepté l’invitation, rapporte Le HuffPost ce samedi 1er février.

« En aucun cas un débat »

« C’est avec vif émoi que nous apprenons aujourd’hui que Marlène Schiappa […] a accepté de participer le 10 février prochain à l’émission d’Éric Zemmour sur CNews », a fait savoir l’association dans un communiqué, déplorant un « mauvais spectacle ». Selon l’organisme, accepter de discuter avec l’essayiste revient à considérer ses arguments, chose impensable au vu de son passé judiciaire. Une situation d’autant plus paradoxale, selon SOS Racisme, que c’est précisément Marlène Schiappa qui avait fait condamner Éric Zemmour pour incitation à la haine raciale et religieuse.

Ainsi, quiconque accepte de débattre avec le fameux contradicteur s’y assimile, selon l’association. « Qu’une membre du gouvernement accepte de participer à l’émission d’un tel personnage légitimera ledit personnage », estime SOS Racisme, qui explique que le « dispositif mis en place » autour de Zemmour n’est « en aucun cas un débat », mais « un écrin » permettant « d’attirer sur cette chaîne les racistes, les homophobes, les sexistes et les réactionnaires de tous bords ». La discussion n’aurait donc aucun intérêt, l’écrivain ne pouvant « en aucun cas être battu » et « ses aficionados être convaincus ».

« Le gouvernement a-t-il été sollicité pour délivrer son feu vert ? »

Une colère sourde qui fait croire à l’association que le gouvernement y trouve son intérêt. « Si le fond de la démarche interroge, SOS Racisme se questionne également sur les conditions qui l’ont rendue possible. À cet égard, est-ce que le gouvernement a été sollicité pour délivrer son feu vert et l’a-t-il donné ? », interroge le communiqué en guise de conclusion. Marlène Schiappa sera la troisième femme à croiser le fer avec l’ancienne secrétaire d’État Juliette Méadel et l’essayiste Céline Pina, à deux reprises.

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