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Publié par Magali Marc le 3 février 2020

En septembre 2019, j’ai écrit un article concernant L’imam Hassan Guillet, un antisémite notoire qui avait décidé d’être le candidat du Parti libéral du Canada dans la circonscription montréalaise de Saint-Léonard–Saint-Michel et que le Parti Libéral avait finalement éjecté le 30 août dernier, soit deux mois avant les élections fédérales (Voir : https://www.dreuz.info/2019/09/06/le-parti-liberal-du-canada-revoque-tardivement-la-candidature-de-lantisemite-hassan-guillet/ ). Mais décidément, les Libéraux fédéraux sont doués pour attirer et tolérer des personnages douteux: cette fois il est question de Majid Jowhari, un Canadien d’origine iranienne, élu deux fois dans la circonscription de Richmond Hill en Ontario et considéré comme un sympathisant du régime des mollahs.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Mark Bonokoski, paru dans le Toronto Sun, le 19 décembre 2019.

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Le député libéral Majid Jowhari vient de passer une très mauvaise journée

Le député libéral Majid Jowhari, élu pour la première fois en 2015 dans la circonscription ontarienne de Richmond Hill, se retrouve dans un autre pétrin après une émission diffusée sur une chaîne de télévision de langue iranienne l’accusant de collaborer avec la dictature islamique iranienne et d’avoir accepté son soutien financier en cours de route.

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M. Jowhari nie avec véhémence ces faits, mais cette allégation le met néanmoins dans une situation très inconfortable.

« Ces accusations sont absolument fausses et sans fondement », a déclaré M. Jowhari dans une déclaration écrite. «Je nie fermement toute accusation

De nombreux Iraniens canadiens – 21 000 d’entre eux, représentant 11 % de la circonscription de Jowhari – ont une vision très sombre et suspecte du gouvernement iranien, dirigé par Hassan Rouhani, qui dirige le régime depuis 2013.

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran en 2012 – une mesure soudainement annoncée par le ministre des affaires étrangères de l’époque, John Baird lors du sommet de l’APEC en Russie.

Les raisons en étaient évidemment multiples : le soutien matériel de l’Iran au brutal régime d’Assad pendant la guerre civile syrienne, son non-respect des résolutions de l’ONU concernant son programme nucléaire, ses menaces continues envers Israël, son déni de l’Holocauste et les craintes des Conservateurs pour la sécurité des diplomates canadiens en poste à Téhéran.

Et, juste pour mettre les points sur les i, le Canada a ensuite officiellement inscrit l’Iran sur la liste des États qui soutiennent le terrorisme.

Les allégations portées contre Jowhari ont été faites par le journaliste indépendant Alireza Sassani, décrit dans les médias comme un proche collaborateur de Masoud Molavi, un agent des services de renseignements iraniens qui a fait défection en Turquie et a commencé à exposer la corruption du pouvoir iranien et ses tentatives d’acheter de l’influence pour améliorer sa réputation à l’étranger.

Le Toronto Sun n’a pas vérifié les affirmations de Sassani.

Curieusement, Masoud Molavi a été abattu dans les rues d’Istanbul le mois dernier (en novembre 2019) alors qu’il se promenait avec un ami.

Alireza Sassani a déclaré que Masoud (Molavi) lui a parlé d’une personne du nom de Majid Jowhari, un membre du Parlement canadien, du Parti libéral qui représente Richmond Hill.

« Il a dit que M. Jowhari était en contact avec certains des agents des services de renseignement iraniens, et qu’il avait même rendu visite aux représentants de M. Taeb et de Mojtaba Khamenei. Il a même reçu un soutien financier de la part de ces personnes. Maintenant, il a été élu au Canada pour la deuxième fois

Pour mémoire, Mojtaba Khamenei est le fils de l’infâme ayatollah Khamenei, le mollah et révolutionnaire qui est devenu le premier guide suprême de l’Iran. M. Taeb s’appelle Hossein Taeb, il est un religieux chiite et un haut responsable de la Garde révolutionnaire islamique, actuellement à la tête des opérations de renseignement de l’Iran.

Ce n’est pas la première fois que Majid Jowhari se révèle comme étant pro-iranien.

Lorsque Justin Trudeau était candidat au poste de Premier ministre en 2015, il s’est engagé à rétablir des relations diplomatiques limitées avec l’Iran, et M. Jowhari a levé la main pour parrainer une pétition au nom du Congrès iranien canadien qui contenait plus de 5 600 noms vérifiés souhaitant que cela se produise.

« La position de notre gouvernement est que la rupture des liens du Canada avec l’Iran n’a eu de conséquences positives pour personne, ni pour les Canadiens, ni pour le peuple iranien, ni pour nos alliés canadiens, ni pour la sécurité mondiale », avait alors déclaré M. Jowhari aux journalistes.

Il a également attiré l’attention avec un tweet qu’il a posté en janvier 2019, que beaucoup dans sa circonscription – qui compte la plus importante population iranienne du pays – ont considéré comme une tentative de légitimer le gouvernement théocratique de l’Iran en le qualifiant de gouvernement «élu».

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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Sources :

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