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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 6 février 2020
« Pas d’obstruction, pas de chantage, pas de destitution ! »

En toute transparence, je n’aurais pas dû mettre de point d’exclamation à mon titre.

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Le président Trump vient d’être acquitté de toutes les charges retenues contre lui pour demander qu’il soit déposé et cesse immédiatement de présider la première puissance mondiale.

Je ne devais pas mettre de point d’exclamation car nous savions deux choses avec une totale certitude :

  1. Dès que la Chambre des représentants est passée Démocrate, leur haine aveugle se transformerait en procédure d’impeachment. Et cela n’a pas manqué, il leur suffisait de trouver un prétexte, et le premier venu a été un coup de fil avec le président ukrainien.
  2. Dès que le président a été mis en accusation, nous savions qu’il serait innocenté au Sénat.
« Si vous pensez que Schiff recherchait la vérité, j’ai un pont à vous vendre »

Le sénateur Alexander est probablement celui qui a mieux que quiconque résumé le vote du Sénat.

« C’était inapproprié pour le président de demander à un dirigeant étranger d’enquêter sur son adversaire politique, et de retenir l’aide des Etats-Unis pour encourager cette enquête. Mais la Constitution ne donne pas au Sénat le pouvoir de démettre le président de ses fonctions et de l’exclure du scrutin de cette année pour des actions inappropriées ».

Lorsque le mini-drame a éclaté autour de la demande des Démocrates d’entendre des témoins supplémentaires, et qu’il a refusé, il a déclaré :

Il n’est pas nécessaire d’avoir plus de preuves pour prouver quelque chose qui a déjà été prouvé, et qui ne répond pas au critère de la Constitution des États-Unis d’un délit qui justifie la déposition [du président].

Il n’est pas nécessaire d’avoir d’autres preuves pour établir que le président a demandé à l’Ukraine d’enquêter sur Joe Biden et son fils, Hunter ; il l’a dit à la télévision le 3 octobre 2019 et lors de son appel téléphonique du 25 juillet 2019 avec le président de l’Ukraine.

Il n’est pas nécessaire d’avoir plus de preuves pour conclure que le président a refusé l’aide des États-Unis, au moins en partie, pour faire pression sur l’Ukraine afin qu’elle enquête sur les Biden ; les responsables de la Chambre l’ont prouvé avec ce qu’ils appellent une « montagne de preuves accablantes ».

Il n’est pas nécessaire d’examiner plus avant le second article frivole de destitution qui destituerait le président pour avoir fait valoir sa prérogative constitutionnelle de protéger les conversations confidentielles avec ses proches conseillers.

Il était inapproprié pour le président de demander à un dirigeant étranger d’enquêter sur son adversaire politique et de refuser l’aide des États-Unis pour encourager cette enquête.

Lorsque des élus s’immiscent de manière inappropriée dans de telles enquêtes, cela porte atteinte au principe de l’égalité de la justice devant la loi.

Mais la Constitution ne donne pas au Sénat le pouvoir de démettre le président de ses fonctions et de l’exclure du scrutin de cette année simplement pour des actions inappropriées ».

Je ne partage pas entièrement le point de vue du sénateur, mais sa démonstration est d’une clarté limpide. Il a raison de dire que « la question n’est donc pas de savoir si le président a commis des fautes, mais qui, du Sénat des États-Unis ou du peuple américain, doit décider à propos de ce que Trump a fait »

L’impeachment n’a pas même atteint le critère établi par Nancy Pelosi, qui en septembre disait qu’il devait être bipartite. 52-48 pour le premier article, 53-47 pour le second.

Aucun Sénateur républicain n’a voté les deux articles de destitution – à part un des deux articles, voté par un jaloux Mitt Romney, qui ne s’en remet pas d’avoir été qualifié de perdant par Trump, et qui a déclaré avoir voté « avec sa conscience », alors que sa fonction consiste à représenter les électeurs de l’Utah (qu’il va perdre à la prochaine élection) et de voter selon les preuves devant lui.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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