Publié par Guy Millière le 11 février 2020

La lecture des journaux français n’en finit pas de me consterner. Sur quasiment tous les sujets, il est quasiment impossible, de trouver un article qui ne soit pas imprégné des dogmes ambiants et qui ne semble destiné à formater les esprits.

Tous les dirigeants conservateurs de la planète ou presque sont qualifiés des dirigeants d’“extrême droite”, une expression aux allures d’anathème destinée à l’évidence à faire peur. L’expression désigne ainsi Viktor Orban en Hongrie, Matteo Salvini en Italie, Jair Bolsonaro au Brésil, pour ne citer que quelques exemples. La définition de l’“extrême droite” ainsi désignée n’est bien sûr, jamais donnée, parce qu’elle n’existe pas.

Les décisions prises par les dirigeants concernés ne sont, cela va de soi, jamais analysées, ou alors ne s’en trouve retenu que ce qui peut servir à l’énoncé de propos diffamatoires.

Donald Trump a été longtemps placé dans cette catégorie : les mots “extrême droite” ne lui sont plus guère appliqués, mais les propos diffamatoires à son égard restent.

Tous ses faits et gestes, tous ses propos, sont disséqués, triturés, déformés aux fins de le faire apparaitre comme un monstre débile et dangereux.

Les résultats qu’il a obtenus, qui contredisent totalement et absolument ce que prévoyaient les pseudo “experts”, ne sont quasiment jamais énoncés, ou sont attribués à la chance ou, comme j’ai pu le lire récemment, à la “baraka”.

Ses opposants Démocrates sont, bien sûr, dépeints de manière très aseptisée, comme s’ils avaient tous un comportement impeccable, comme si leurs attaques contre Donald Trump étaient toujours fondées, et comme si leurs positions et leurs propositions étaient toujours absolument raisonnables.

Lorsqu’il s’agit du climat, ou du “réchauffement climatique” anthropique, l’idolâtrie envers Greta Thunberg est systématiquement de mise, et quiconque ose contredire ou réfuter ce que celle-ci dit se trouve rapidement trainé dans la boue. Qu’une adolescente autiste qui sèche l’école et ignore tout des sujets dont elle parle (ou plus exactement dont on la fait parler, car, bien sûr, des adultes écrivent tous les mots qu’elle prononce) soit considérée comme une sorte d’oracle semble normal aux yeux de nombre de journalistes qui, lorsqu’on leur parle de climatologues n’ont de considération que pour les scientifiques défroqués qui travaillent pour le GIEC, et frappent d’anathème ceux qu’ils appellent dédaigneusement “climato-sceptiques”.

Aux fins de bien ancrer dans les têtes la certitude que la planète chauffe, des magazines publient des récits d’anticipation expliquant ce que sera l’Ile de France quand, dans une vingtaine d’années, disent-ils, le climat y sera celui qui règne aujourd’hui à Alger, et des photomontages montrent des palmiers au bord de la Seine.

Lorsqu’il s’agit de pays au régime nauséabond, tels que la Chine ou l’Iran, il est visible que la politesse la plus déférente est de mise.

Xi Jinping est très rarement décrit comme ce qu’il est, un dictateur communiste, et Hassan Rouhani est présenté de manière systématique comme un “modéré”. Les propos qu’il tient, qui montrent qu’il est exactement sur la même ligne qu’Ali Khamenei, le fanatique qui profère sans cesse des imprécations anti-occidentales, est toujours laissé de côté et Khamenei lui-même n’est jamais décrit comme un tyran aux penchants génocidaires.

Les articles portant sur Israël sont, à d’infimes exceptions près, négatifs, et Mahmoud Abbas, qui n’est qu’un chef de bande terroriste islamique antisémite, est décrit avec obséquiosité comme un “président”.

L’islam reste présenté comme une religion d’amour et de paix, et les islamistes comme des membres d’une étrange secte dont la violence est décrite comme inquiétante, mais comme n’ayant rien à voir avec l’islam lui-même.

Il existe des ilots de lucidité, et des journalistes qui font scrupuleusement leur métier, mais les ilots de lucidité ne sont que des ilots au milieu d’un océan de désinformation et les journalistes qui font scrupuleusement leur métier sont des exceptions qui confirment la règle.

Des Français parviennent à rester lucides et à résister. Mais des millions d’autres Français finissent par croire ce qu’on leur répète jour et nuit et perdent les moyens de comprendre le monde au sein duquel ils vivent.

Dois-je le redire ?

Une société où la désinformation remplace l’information n’est plus une société où la population choisit en connaissance de cause et n’est dès lors plus une société démocratique.  

La France n’est plus une société démocratique.

Guy Millièreadapté d’un article publié sur les4verites.com

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