Publié par Magali Marc le 16 février 2020

Selon un scoop du Drudge Report repris par le New York Post, Mike Bloomberg songe sérieusement à choisir Hillary Clinton comme sa colistière, ce qui ferait d’elle sa Vice-Présidente, s’il était élu Président. Il y a loin de la coupe aux lèvres, cependant, et pour l’instant c’est le Socialiste Bernie Sanders qui a le vent dans les voiles pour remporter les primaires démocrates et devenir candidat à la présidentielle en dépit de l’opposition de l’Establishment.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Kevin McCullough*, paru sur le site de Townhall, le 16 février.

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Allez M. Bloomberg, faites de Hillary votre colistière, nous vous mettons au défi !

En milieu de matinée, samedi, mon téléphone explosait de textos et de messages vocaux, certains prétendant l’avoir prédit, d’autres étant incrédules face à cette nouvelle.

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Certains m’ont simplement transmis la capture d’écran du site de DRUDGE REPORT: « Exclusif : Bloomberg songe à prendre Hillary comme sa colistière ».

Drudge est allé jusqu’à affirmer que des sources proches de l’ancien maire de New York l’ont entendu admettre qu’il était prêt à déménager sa résidence en Floride ou au Colorado pour échapper au dilemme posé par le Collège Électoral qui a pour règle que le Président et la Vice-Présidente ne peuvent pas vivre dans le même État.

Le New York Post, dans une excitation à perdre haleine, a publié un reportage sur cette nouvelle qui a littéralement bloqué l’Internet à cause du nombre de retweets et de réactions de célébrités qu’elle a provoqués.

L’acteur James Woods ( un acteur conservateur et supporter de Trump) a notamment déclaré que l’idée lui plaisait. Il a tweeté un lien vers l’article avec le titre : «Death Wish» (une allusion pas très subtile au fait que les gens meurent mystérieusement autour des Clinton – surtout lorsqu’ils se trouvent entre eux et leur ascension au pouvoir).

Curieusement, au milieu de la soirée – après que cette nouvelle ait fait le tour du Net tout le week-end – des articles sont parus dans Politico, l’Associated Press et ailleurs, prétendant que les reportages de la journée avaient «exagéré» l’affaire. Pourtant aucun n’a réellement contesté les faits.

Ma théorie, c’est qu’il s’agissait d’un ballon d’essai afin de jauger les réactions avant le débat et le caucus du Nevada et d’amorcer la campagne de Bloomberg. Il n’est toujours pas en lice pour deux autres primaires.

Les chances de voir Sanders prendre son élan avant le Super Tuesday, alors que son avance en Californie et maintenant au Texas s’est considérablement accrue, sont également en train d’augmenter.

Pour mémoire: Bernie a remporté le plus grand nombre de voix (près de 10 000), mais il se retrouve toujours privé de ses délégués. En fait, il est derrière Pete Buttigieg, qui n’a pas encore réussi à remporter une victoire incontestable. Cette tendance sera démolie avec les victoires de Sanders dans les trois prochaines élections primaires.

Si Bloomberg continue de commettre des erreurs (comme celle qu’il a faite au Texas cette semaine en reprenant des expressions «texanes» dont personne n’a entendu parler), il est évident qu’il aura besoin de plus que de sa propre personnalité (ou de son manque de personnalité) pour se mettre à niveau.

S’il a les moyens de dépenser littéralement des milliards de dollars, s’il sort du Super Mardi sans avoir gagné, et que Sanders a de bonnes soirées en Californie et au Texas (ainsi qu’une longue liste d’États qu’il a facilement remportés en 2016), Bloomberg est fini.

Lorsque la nouvelle a «éclaté» samedi, le reportage indiquait que la campagne de Bloomberg avait laissé entendre que le «ticket» Bloomberg/Hillary avait obtenu un score extrêmement élevé dans un sondage interne.

Aucun des reportages que j’ai vus n’indiquait les résultats d’un tel sondage et je doute que ce soit le cas.

Mais je mets Bloomberg au défi de donner suite à cette idée fataliste et élitiste.

Pour plusieurs raisons :

  1. Rien ne révèle le désespoir d’une campagne en échec comme le fait de choisir un colistier bien avant que ce soit nécessaire. Dans mon expérience, aucune des campagnes qui l’ont fait n’a jamais remporté la Maison Blanche.
  2. Bloomberg affiche sa conviction que les mouvements populaires de Trump et Sanders, bien qu’aux antipodes, ne sont pas de nature véritablement populiste. Une telle sous-estimation a été l’erreur de tous les sondeurs en 2016.
  3. Il est fort probable que cette nouvelle creuse un fossé entre les gauchistes et aura pour effet de réduire leur participation aux élections générales. Les partisans de Sanders ont clairement fait savoir qu’ils n’accepteraient pas un candidat de la «vieille garde» – surtout s’il apparaît (comme c’est déjà le cas après seulement deux États) que des forces tentent de contrecarrer Sanders par d’autres moyens que par sa défaite effective par les votes populaires. En outre, les gauchistes traditionnels de la voie «modérée» ne pourront pas se boucher le nez et voter pour le Socialiste. Cette division est aggravée par l’apparition de « Hillary comme sauveur ».
  4. Bien que le soutien de Trump soit plus important qu’il ne l’était à ce stade du cycle de 2016, le plaisir que le président aura à se moquer de l’alliance Bloomberg/Hillary aura pour effet d’augmenter la ferveur de sa base.

Jusqu’à présent, Bloomberg a dépensé plus d’argent seulement pour entrer dans la course présidentielle que Trump ne l’a fait pour l’ensemble du cycle et sa victoire éventuelle en 2020.

Sanders s’est propulsé (en première classe, pas moins) en tête des sondages non seulement pour les trois prochaines dates importantes des primaires, mais aussi pour obtenir une avance «au-delà de la marge d’erreur» dans les sondages nationaux auprès des électeurs démocrates.

Le ballon d’essai Hillary est une idée stupide que les chefs du parti appuient désespérément en raison de la constance du soutien de Sanders, et du fait que la base démocrate a totalement adopté le socialisme, un facteur maintenant impossible à dissimuler.

Si le Parti Démocrate est dans une telle situation, l’Amérique ne l’est pas.

Les Démocrates ne peuvent simplement plus mentir à leurs propres électeurs.

Ce qui signifie que…
Trump va gagner. Et il va gagner gros !

* Kevin McCullough est animateur radio à KMC.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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Source :

https://townhall.com/columnists/kevinmccullough/2020/02/16/go-ahead-bloomberg-name-hillary-as-your-running-mate-we-dare-you-n2561397

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