Publié par Jean-Patrick Grumberg le 16 février 2020

La Cour suprême a souvent rappelé que les « normes minimales d’un procès régulier » exigent « un jury impartial et indifférent ». Simple bon sens. Pas pour la gauche.

Il semble bien que le tribunal qui conduit le procès de Roger Stone, accusé d’avoir menti au Congrès dans l’affaire de collusion de Trump avec la Russie, dont le président a été totalement innocenté, ne se sente pas très lié par ces normes.

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Tomeka Hart, une des membres du jury, n’avait pas sa place parmi les jurés pour juger Roger Stone : ses publications et son activisme ne laissent entrevoir aucune impartialité ou indifférence. C’est une anti-Trump et une anti-Stone acharnée. Les médias ne veulent pas en tenir compte. L’impartialité de la justice n’est pas leur priorité, lorsqu’ils peuvent détruire un opposant politique.

La gauche américaine s’est dangereusement engagée sur une planche glissante : elle a renoncé à un des piliers de notre société démocratique, le droit de chacun à un procès impartial, et la présomption d’innocence. Ecoutez leurs déclarations, une simple accusation vaut pour eux culpabilité.

Hart n’était pas seulement membre du jury, elle en était la présidente. Le procès Stone était pipé.

Lorsqu’elle a déclaré : « Il me peine de voir le Département de la Justice interférer avec le dur travail des procureurs », en réaction aux commentaires du ministre de la Justice sur la durée excessive de la peine requise contre Stone, de nombreuses personnes ont cherché son nom sur Google, et ils ont trouvé une litanie de messages non seulement hostiles au président Trump et à son administration, mais aussi des commentaires spécifiques sur Roger Stone et son arrestation – avant même qu’elle ne se présente comme juré.

Hart est un activiste, une militante Démocrate, et une virulente critique de l’administration Trump.

  • Elle a fait référence au Président avec un hashtag de « klanpresident »
  • Elle a décrit le président avec ces mots, que l’on retrouve dans la bouche des extrémistes : « Trump et les racistes suprémacistes blancs ».
  • Elle a expliqué, sur les réseaux sociaux, comment elle et d’autres personnes ont protesté devant un hôtel Trump et ont crié « Honte, honte, honte !
  • En janvier 2019, elle a décrit les partisans de Trump comme Roger Stone de « racistes et de copains de Poutine » – et elle est à la tête du jury ?

L’avocat de Stone, Robert C. Buschel, a posé quelques questions à Tomeka Hart. Mais son interrogatoire s’est traduit par un échange d’environ 250 mots avec Hart. Il semble très probable que Buschel n’avait pas la moindre idée de l’activisme politique réel de Hart et de ses commentaires. Buschel est un avocat incompétent.

Voilà le « jury indépendant » découvert par les réseaux sociaux – que beaucoup considèrent comme une nuisance insoutenable. Moi pas.

Il incombe maintenant au juge Jackson de tenir une audience sur cette question, et d’examiner la nécessité éventuelle d’une annulation du procès.

9 ans de prison !

La durée moyenne d’emprisonnement pour meurtre est de 13,4 ans. Si vous commettez un viol, c’est 4,2 ans. Le département de la Justice a recommandé 9 ans, pour Stone. Pour avoir menti au Congrès !

Une note de service a été déposée par les procureurs, lundi dernier, recommandant que Stone soit condamné à une peine de sept à neuf ans de prison après avoir été reconnu coupable de mensonge au Congrès et pression sur témoin (le témoin a déclaré ne pas avoir été sous pression, qu’il avait pris les propos de Stone, lequel plaisante constamment, pour de l’humour).

Le lendemain, le ministère de la Justice Bill Barr, après que le président Trump ait tweeté sa consternation face à cette très lourde peine, a annulé la décision des procureurs en modifiant la recommandation pour une peine de prison allant jusqu’à quatre ans maximum.

Quatre procureurs fédéraux affectés à l’affaire ont alors démissionné, leur recommandation de condamnation à 9 ans ayant été rejetée.

Le procureur général William Barr ayant contribué à ce revirement, les Démocrates, dont la candidate à la présidence de 2020, la sénatrice Elizabeth Warren, ont exprimé leur indignation, exigé la démission de Barr, sous menace de lancer une nouvelle série de mises en accusation et une procédure de destitution contre lui.

Bill Barr a cependant eu raison de dire qu’il voulait réévaluer l’ensemble du procès. Et il a envoyé un message clair aux fascistes, lors d’une interview sur ABC News : il ne se laissera intimider par personne.

« Selon que vous serez puissant de gauche ou misérable de droite, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir »

9 ans requis contre Roger Stone pour avoir menti au Congrès disent-ils.

Et ceci :

  • James Clapper, Démocrate, directeur de la NSA (Agence de la Sécurité nationale) sous Obama, parjure, n’a jamais été accusé d’avoir menti au Congrès.
  • Le directeur de la CIA d’Obama, John Brennan, a menti au peuple américain ainsi qu’au Sénat. Jamais accusé.
  • Loretta Lynch, ancienne ministre de la Justice d’Obama « a menti lors du témoignage sur l’enquête d’Hillary Clinton », rappelle le New York Post. Jamais mise en accusation.
  • Eric Holder, ministre de la Justice d’Obama, a menti à plusieurs reprises au Congrès sur le scandale Fast and Furious. Jamais poursuivi en justice.
  • Lois Lerner, ancienne directrice du service des recettes intérieures (IRS) d’Obama, a menti au Congrès sur le scandale de son administration qui déclenchait des contrôles fiscaux sur les Associations sans but lucratif conservatrices et pro-Israël. Jamais accusée, jamais poursuivie.
  • Cheryl Mills, avocate et conseillère d’Hillary Clinton, a menti sous serment dans le scandale des emails d’Hillary Clinton. Jamais inquiétée.
  • Huma Abedin, conseillère personnelle et amie (certains disent plus) d’Hillary Clinton. Elle a fait de fausses déclarations au FBI. Jamais inquiétée.
  • Andrew McCabe bien-sûr, note le Washington Times, qui a été licencié du FBI pour avoir menti au FBI dans quatre cas distincts lors de l’affaire Russe. Le département de la Justice vient de clore le dossier sans mise en accusation.
  • Jim Comey, ancien directeur du FBI sous Obama, licencié par Trump, a menti au Congrès, devant les caméras sur le moment de sa décision d’innocenter Hillary Clinton. La chronologie des événements ne tenait pas la route.
  • Et puis, évidemment, la menteuse en chef : ses mensonges sur des informations classées top secret, son serveur privé illicite, ses mensonges sur les motifs de son usage d’un compte email personnel pour conduire les Affaires de l’Etat, et la destruction des preuves qui étaient réclamées par le Congrès, j’ai nommé Hillary Clinton elle-même. Jamais présentée devant un juge.

Mais Roger Stone, c’est 9 ans, et les gauchistes trouvent ça parfaitement normal.

Je vous avouerai que moi aussi, je trouve ça normal : si la droite est assez débile pour ne pas déclencher d’enquêtes criminelles et ne pas poursuivre en justice ses opposants lorsqu’ils sont coupables, ils ne méritent pas mieux.

D’ailleurs, dans l’Alabama, le concurrent de Jeff Sessions au poste de sénateur l’a parfaitement résumé dans une publicité électorale, où il dit : « Clinton n’est toujours pas en prison », en référence au fait que durant son terme au poste de ministre de la Justice, il n’a jamais engagé la justice contre Hillary.

Président Trump, l’homme le plus puissant au monde ?

Le président Trump s’est étonné, dans un tweet, de cette injuste sentence réclamée contre Stone – c’est d’autant plus maladroit qu’il va sans aucun doute le gracier, et Trump aurait dû intervenir de manière plus nuancée, ce qui n’est pas son fort. Trump a été immédiatement accusé d’entrave à la justice. Magali Marc, dans un article publié sur Dreuz, a expliqué que tout cela était un piège pour entraîner Trump dans une nouvelle procédure de destitution. Magali a raison. Le député Démocrate Eric Swalwell a d’ailleurs officiellement demandé une nouvelle procédure d’impeachment !

Rien n’arrête les fascistes

Ils ont vu Trump sortir renforcé de son exonération totale dans le dossier russe, et innocenté dans la procédure d’impeachment. Ils ont vu qu’il a reçu un nombre de voix historiquement élevé à la primaire de l’Iowa et du New Hampshire. Ils voient que sa campagne croule sous l’argent et les dons, et qu’il est soutenu par une hausse dans les sondages. Ils ont vu Joe Biden, impliqué dans la corruption au cœur de l’enquête en Ukraine, se faire démolir lors des primaires.

Une personne normalement constituée s’arrêterait là. Pas un gauchiste. Ils sont hystériques de haine envers ce président qui apporte la preuve concrète de la pertinence de ses idées. Alors ils fouillent, ils cherchent sur quoi faire porter leur prochaine procédure de destitution, parce que Trump, pour eux, est forcément coupable de quelque chose, il suffit de trouver quoi. Il a forcément commis des crimes. La droite, pour eux, est par essence coupable.

Le Los Angeles Times – je ne l’achète que le week-end – titrait samedi : « Quatre ans après sa prise de contrôle hostile de la Maison Blanche, la deuxième campagne du président Donald Trump ressemble peu à la première ».

Prise de contrôle ? Hostile ?

Moi qui croyais avoir été témoin d’une élection démocratique. Qui pensait avoir vu un candidat vaincre 15 politiciens professionnels, y compris le clan Bush, lors de la primaire Républicaine ; qui a cru à sa victoire face au clan Clinton. Je dois avoir des hallucinations, il faut que je me soigne. Si le LA Times dit que je me trompe, c’est que je me trompe.

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