Publié par Guy Millière le 19 février 2020

Les élections primaires démocrates suivent leur cours, et il est utile d’en parler en disant la vérité. Une décantation s’opère.

Il devient de plus en plus clair que la candidature se jouera entre deux candidats. L’un des deux sera celui qui perdra au mois de novembre quand Trump sera réélu, ce qui ne fait plus guère de doute. 

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L’un s’appelle Bernie Sanders. C’est un marxiste qui aime Lénine, Fidel Castro, et d’autres criminels du même genre. Des vidéos anciennes de lui le montrent en train de parler du bonheur des Cubains sous le régime qui a ruiné le pays. Il promet les soins de santé gratuits, l’université gratuite, et des impôts en hausse vertigineuse. S’il était élu, il ruinerait les Etats-Unis aussi vite que Hugo Chavez a ruiné le Venezuela. Les dirigeants du Parti démocrate le savent et s’évertuent à lui savonner la planche. Ils ont réussi en 2016, et ont trouvé un moyen de faire passer Hillary Clinton devant lui en usant de divers subterfuges. Ils font la même chose cette année et le fiasco du caucus d’Iowa s’explique de cette façon : il a été en Iowa le candidat qui a obtenu le plus grand nombre de voix, mais un système faisant que les électeurs des campagnes ont compté davantage que ceux des villes l’a fait apparaitre en deuxième position. Il a gagné dans le New Hampshire où il n’y a eu aucun moyen de le faire finir deuxième. Il va gagner dans le Nevada ce samedi, et il sera difficile de le faire finir deuxième comme en Iowa, car il a huit points d’avance en cet instant sur son concurrent le plus proche. Il a la faveur des jeunes gens et suscite l’enthousiasme des électeurs de gauche âgés de 18 à 25 ans. Les électeurs de gauche plus âgés sont bien moins enthousiastes. A l’évidence, les professeurs gauchistes qui prolifèrent dans les lycées et les universités font bien leur travail et produisent des abrutis qui pensent que le « socialisme scientifique » est la huitième merveille du monde. C’est tout à la fois consternant et inquiétant, mais c’est ainsi. Quand bien même les dirigeants du parti démocrate entendent s’évertuer à faire perdre le dénommé Bernie Sanders, ils sont dans une mission impossible : s’ils parviennent à leurs fins, les fans de Bernie Sanders ne voteront pas, ou en faible nombre en novembre, et ce sera excellent pour Trump. Si les dirigeants du Parti démocrate ne parviennent pas à leurs fins, un nombre certains de Démocrates qui ont passé l’âge d’être totalement abrutis s’abstiendront, et ce sera excellent pour Donald Trump. Comme le dénommé Bernie Sanders est né juif, il fait diffuser en ce moment des spots publicitaires dans lesquels il se décrit comme imprègné de valeurs juives : ce sont sans doute ses valeurs juives qui en font le candidat le plus anti-israélien et le plus « pro-palestinien » de tous les candidats encore en lice, parmi lesquels pourtant les anti-israéliens et les « pro-palestiniens » ne manquent pas. Ce sont aussi ses valeurs juives qui le conduisent à faire campagne avec les deux islamistes antisémites élues sous étiquette démocrate à la Chambre des représentants, Ilhan Omar et Rashida Tlaib. Je ne sais combien de Juifs voteront pour lui au cours des élections primaires et combien voteront encore pour lui s’il est le candidat démocrate, mais les Juifs américains votant systématiquement démocrate, il y en aura sans doute un nombre certain, hélas.  

L’autre candidat est Michael Bloomberg. C’est, lui, un capitaliste et un milliardaire dont la fortune est dix fois supérieure à celle de Trump. Mais c’est un capitaliste façon nomenklatura capitaliste mondiale, qui pense comme tous les capitalistes de gauche que les pauvres doivent tendre leur sébile, se taire, faire ce qu’ils ont à faire et laisser ceux qui savent, comprennent et ont une intelligence supérieure gérer et gouverner. Il a été maire de New York, sous étiquette républicaine, façon patricien républicain, et avait acheté sa position de maire à coups de centaines de millions de dollars. Il voudrait faire la même chose, pour la présidence du pays cette fois.  Il a déjà dépense plus de quatre cent millions de dollars pour s’imposer, et il compte mettre beaucoup plus, et semble penser que la présidence des Etats-Unis s’achète, et qu’il pourra l’acheter comme il a acheté la mairie de New York. Il déteste et méprise Donald Trump, et c’est pour l’heure son principal argument de campagne. Il s’était illustré en tant que maire de New York sur deux points : il avait instauré pour la police de la ville une politique dite stop and frisk (arrêter et fouiller) qui avait été assez efficace contre la criminalité, mais lui avait valu l’hostilité des minorités ethniques, dont les membres étaient bien plus souvent contrôlés  que les blancs ; il avait fait interdire dans les restaurants fast food les gobelets de boisson grand format, pour, avait-il dit, pousser les gens à consommer moins de sucre et à veiller sur leur santé. Il passe son temps depuis quelques jours à s’excuser pour la politique stop and frisk en disant qu’il n’avait pas perçu que cela pouvait le faire paraître comme hostile aux minorités ethniques, et il se met en harmonie avec le Parti démocrate en tenant des propos très ouverts à l’immigration illégale et à un moindre contrôle des frontières. Il fait campagne essentiellement sur deux thèmes actuellement : le « dérèglement climatique », et il promet d’être un président très écologiste, et l’interdiction des armes à feu. Ses deux qualités pour les dirigeants du Parti démocrate sont, d’une part, d’avoir un budget illimité, et ils espèrent qu’il pourrait être en moyen d’acheter la présidence, d’autre part, d’offrir une alternative à Bernie Sanders, que les autres Démocrates encore en lice n’ont pas pu offrir. Il est « modéré » par rapport à Bernie Sanders, ce qui n’est pas difficile. Il est très proche du dictateur communiste chinois Xi Jinping et semble partager sa vision des rapports entre le peuple et le gouvernement. Comme il a vraiment beaucoup d’argent, il a recruté des centaines de personnes censées jouer les agents d’influence dans les médias, les réseaux sociaux, les milieux politiques et les autres Démocrates encore en lice ont désormais du mal à recruter, car il paie très bien, et beaucoup plus que ce qu’ils peuvent offrir. Ils commencent à lui vouer une animosité certaine. Il a acheté sa place au débat qui aura lieu ce soir à Las Vegas, et ce sera sa première participation à un débat. Les intentions de vote en sa faveur sont en train de monter. Cela ne signifie pas du tout, s’il obtient l’investiture, qu’il sera élu. Aucun électeur de Bernie Sanders ne sera prêt à voter pour lui, d’autant plus que si Bernie Sanders n’est pas candidat, ils considéreront à juste titre que Michael Bloomberg lui a volé la candidature. Des vidéos de lui tenant des propos méprisants vis-à-vis du petit peuple abondent et commencent à circuler.

Bernie Sanders aura soixante-dix-neuf ans en novembre 2020. Michael Bloomberg aura soixante-dix-huit ans et fêtera son soixante dix-neuvième anniversaire en regardant Donald Trump prêter serment pour son deuxième mandat début 2021. 

Que le Parti démocrate n’ait pas un seul candidat présentable qui ne soit presque octogénaire est tristement significatif. Elizabeth Warren, qui est en train de couler, et qui a fait toute sa carrière en se faisant passer pour une indienne Cherokee, tient un discours aussi à gauche que celui de Bernie Sanders, mais en plus factice. Elle a soixante-dix ans. Joe Biden, qui est en train de couler lui aussi, semble atteint de sénilité précoce et est corrompu jusqu’à la moelle, est un tout petit peu moins à gauche, mais vraiment de très peu. Il a soixante-dix-sept ans. Pete Buttigieg qui coule aussi est le candidat gay, très gay. Il est présente comme modéré mais ne l’est pas du tout. Il a ravagé la ville de South Bend, Indiana, dont il était le maire, et le soutien de la communauté gay et lesbienne ne lui suffira pas pour durer très longtemps encore. Les minorités ethniques sont très peu ouvertes aux gens très gay. C’est un fait, et il fait campagne avec son mari, qu’il embrasse souvent en public.  Amy Klobuchar, sénatrice du Minnesota, se présente comme une modérée elle aussi, mais elle ne l’est pas du tout elle non plus. Elle va s’estomper. Tom Steyer est un autre milliardaire, très à gauche, et il a mis beaucoup d’argent dans sa campagne, mais il n’en a pas autant que Michael Bloomberg, et il n’ira plus très loin. Tulsi Gabbard est la seule vraie modérée dans cet ensemble, et elle n’a dès lors jamais eu la moindre chance. 

Les dirigeants du Parti démocrate savent qu’ils vont perdre. Il leur reste à cracher tout le venin qu’ils peuvent cracher. Les semaines à venir vont être sordides parce que les Démocrates sont fondamentalement sordides. Après la procédure de destitution ignoble et sans fondement, ils s’en prennent maintenant à William Barr, ministre de la justice, et ce n’est pas un hasard. Ils s’attendent à ce que le procureur John Durham rende un rapport accablant dans quelques semaines et à ce que des gens issus de leurs rangs finissent en prison. 

Regarder du côté républicain est regarder d’un côté plus limpide. Donald Trump ne se contente pas de redonner sa grandeur à l’Amérique. Il lui a fait échapper à ce qui aurait pu être le parachèvement des années Obama. Le monde libre est passé très près d’une catastrophe. Lorsqu’on voit Hillary Clinton parler, la méchanceté et le mensonge sont immédiatement apparents. Je n’ose imaginer ce qu’aurait été une présidence Hillary Clinton. Mike Bloomberg a laissé entendre qu’il pourrait la choisir comme candidate à la vice-présidence avant de démentir. Cela en dit long sur Michael Bloomberg…

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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