Publié par Gaia - Dreuz le 19 février 2020

Source : Lavenir

Le procureur du roi de Liège, Philippe Dulieu, a ouvert lundi une information pénale après les propos tenus par Marc De Bruyn, le nouveau patron de Chez Lequet, à Liège. L’homme est soupçonné d’avoir eu des comportements de nature à inciter la haine ou la discrimination à l’égard de personnes.

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Philippe Dulieu, le procureur du roi de Liège, nous l’a indiqué ce mardi: il a ouvert hier lundi une information pénale après les propos tenus par Marc De Bruyn, le nouveau patron de «Chez Lequet, qui a chanté dimanche dernier, en plein service, des chants nazis. Ce qui a eu le don de choquer les clients présents, qui en ont fait part sur les réseaux sociaux.

«J’ai demandé à la police de Liège de rédiger un procès-verbal dans le cadre des faits tels qu’ils ont été médiatisés », nous a confié le procureur du roi de Liège, Philippe Dulieu. Un procès-verbal qu’il attend d’avoir en mains avant de «prescrire les devoirs utiles», comme l’audition de Marc De Bruyn.

L’information pénale est ouverte sur base de la loi de 1981, article 20, sur les discriminations. Le principal intéressé encourt une peine correctionnelle, pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement, pour avoir eu des comportements de nature à inciter à la haine ou à la discrimination à l’égard de personnes.

Willy Demeyer a demandé un rapport au directeur général de la Ville

Le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, a été informé par le procureur du roi de la situation. Il condamne les chants nazis émis dimanche par Marc De Bruyn, le nouveau patron de «Chez Lequet». Il a, de son côté, interpellé le directeur général de Ville pour savoir ce qu’il y a lieu d’entreprendre comme éventuelles démarches.

Willy Demeyer, le bourgmestre PS de Liège, condamne fermement l’attitude de Marc De Bruyn, le nouveau patron de «Chez Lequet, qui a chanté dimanche dernier, en plein service, des chants nazis. Ce qui a eu le don de choquer les clients présents, qui en ont fait part sur les réseaux sociaux.

«J’ai été informé par les réseaux sociaux de ce qui s’est passé dimanche et j’ai écrit directement au directeur général de la Ville, qui est le responsable du service juridique, en lui demandant de faire l’analyse de ce qu’il y a lieu de faire», nous explique Willy Demeyer. «Notamment ce que lui inspirait la législation et quelles étaient les réactions possibles de notre part.»

Car l’image de la ville est écornée. «Je suis interpellé par mes citoyens», ajoute le bourgmestre. «Il faut que je puisse donner des réponses aux administrés. Ce qui me trouble, ce sont les réponses données par la personne concernée.»

Ce lundi, Marc De Bruyn, le repreneur de l’établissement mythique, s’est, en effet, exprimé. «On a mis des chansons flamandes depuis YouTube et en voyant certaines photos on a vu que c’était des chants de la Wehrmacht», a-t-il expliqué. «On ne l’a pas fait exprès. On a rigolé un coup avec ça, même chose pour les saluts. Il y a plus grave que ça. On a fait les cons. J’avais bu un coup mais j’assume. Je ne suis pas nazi. Je suis blanc-bleu-belge.»

Le bourgmestre liégeois aime se rendre Chez Lequet. «Je suis un client régulier, et Lequet c’est une symbolique de Liège, cela parle aux Liégeois et même aux touristes. D’ailleurs, si on cite les éléments constitutifs de Liège, on parle de Lequet… Ce n’est pas anodin. Et je regrette que le principal intéressé n’ait pas émis de regrets clairs.»

«Et puis j’ai des craintes en matière d’ordre public. On a ici à Liège le front antifasciste… J’ai demandé aussi une analyse à la police.»

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