Publié par Gaia - Dreuz le 20 février 2020

Source : Sudinfo

Les parlementaires européens membres du groupe de travail contre l’antisémitisme s’inquiètent de la possibilité de nouvelles « dérives racistes et antisémites » ce week-end au carnaval d’Alost (Flandre orientale). Dans une lettre ouverte publiée mardi, ils ont appelé les autorités locales et fédérales à prendre « les mesures nécessaires ».

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Le carnaval d’Alost avait fait la Une de la presse l’an dernier à cause d’un des chars de son cortège représentant des juifs orthodoxes de manière caricaturale, aux nez et doigts crochus et protégeant un coffre-fort.

En décembre, l’Unesco a retiré l’événement de la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Les critiques des organisations juives et les accusations d’antisémitisme ne semblent cependant pas avoir eu grand effet sur le terrain. Peu après le début de la polémique, des rubans destinés à des collectionneurs amateurs du carnaval ont ainsi circulé, avec des dessins reprenant à nouveau des caricatures de personnages juifs et détournant le logo de l’Unesco.

Par ailleurs, les eurodéputés du groupe de travail contre l’antisémitisme, dont la Belge Frédérique Ries (MR, Renew Europe), ont constaté « que des feuillets avec des images similaires à celles de l’année dernière, représentant les juifs comme ’maîtres des marionnettes qui contrôlent les institutions mondiales’, sont déjà diffusés dans la ville en ce moment ». « Par conséquent, nous craignons une intensification des messages de haine lors de cette nouvelle édition », communiquent-ils dans leur lettre ouverte.

Le bourgmestre local, le N-VA Christoph D’Haese, « n’a pas pris de mesures décisives afin de minimiser les risques associés au carnaval », observent aussi les cinq eurodéputés, de nationalités différentes. « Nous demandons aux autorités et aux organisateurs de prendre toutes les mesures nécessaires afin que le festival soit un espace libre de toute manifestation haineuse », ajoutent-ils.

Christoph D’Haese a plusieurs fois par le passé défendu le carnaval de sa ville en invoquant la liberté d’expression dans un contexte particulier de satire. Le maïeur avait taxé l’organisation onusienne de « belle-mère » en décembre. Ce n’est pas la première fois que le cortège alostois de chars satiriques choque : en 2013, un « char de déportation » avec des hommes aux uniformes rappelant ceux des SS de l’Allemagne nazie, tournant en dérision la N-VA (la « SS-VA »), avait déjà dérangé la directrice générale de l’Unesco.

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