Publié par Magali Marc le 26 février 2020

Depuis le 6 février, des militants autochtones bloquent des chemins de fer cruciaux pour le transport de passagers et de marchandises un peu partout au Canada afin de manifester leur solidarité avec les chefs héréditaires de la nation Wet’suwet’en, en Colombie-Britannique, opposés au passage du gazoduc de Coastal GasLink sur leur territoire. Cela en dépit du fait que les conseils de bande de cette même nation soutiennent le projet.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Lorrie Goldstein, paru dans le Toronto Sun, le 22 février et pour la conclusion, une partie d’un autre article sur le même sujet de Lorrie Goldstein paru le 24 février.

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Au Canada, les radicaux ont la vie belle

Dans la bataille entre les tolérants et les intolérants au Canada, ce sont les intolérants qui gagnent.

Ils gagnent grâce à la volonté de nos gouvernements et de notre police de s’incliner devant ceux qui enfreignent nos lois, au détriment de ceux qui les respectent.

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Un petit groupe d’autochtones et de radicaux écologistes a paralysé une grande partie du système ferroviaire du pays, entraînant des centaines de licenciements et causant d’énormes dommages à notre économie, en dressant des barrages illégaux pour protester contre un projet de gazoduc dans le nord de la Colombie-Britannique.

Un gazoduc que la plupart des communautés indigènes de cette région soutiennent en échange d’une compensation, tandis que le Premier ministre Justin Trudeau et la Gendarmerie royale du Canada sont à genoux devant les radicaux.

En Ontario, une injonction du tribunal visant à mettre fin à un blocus de solidarité de la ligne ferroviaire près de Belleville a été essentiellement ignorée par la police provinciale de l’Ontario et par le gouvernement du premier ministre de l’Ontario, Doug Ford.

Cela n’est pas sans rappeler la performance lamentable de l’ancien premier ministre Dalton McGuinty et de l’OPP (l’Ontario Provincial Police) pendant l’occupation de Caledonia par un petit groupe de radicaux indigènes en 2006.

Les résidents locaux avaient été pris en otage pendant plus de deux ans dans le cadre d’un conflit foncier, les injonctions des tribunaux visant à expulser les radicaux ayant été ignorées. Le coût pour les contribuables s’était élevé à des dizaines de millions de dollars et le gouvernement était resté les bras croisés, la police se rangeant essentiellement du côté des radicaux.

Cette paralysie des gouvernements et de la police face aux protestations indigènes a commencé avec la crise d’Oka en 1990 – un autre conflit foncier.

Le caporal Marcel Lemay, un policier québécois, avait été tué par une balle dont le coroner avait déterminé éventuellement qu’elle avait été tirée d’un poste de guerrier mohawk, mais personne n’a jamais été mis en accusation.

En 1995, le manifestant indigène Dudley George a été tué par balle lors de la crise d’Ipperwash (en Ontario) – un autre conflit foncier.

En 1997, l’ancien sergent intérimaire de la PPO Kenneth Deane (plus tard tué dans un accident de la route) a été reconnu coupable de négligence criminelle ayant causé la mort, pour avoir abattu Dudley George qui n’était pas armé.

Depuis lors, les gouvernements et la police sont terrifiés à l’idée de prendre des mesures dans le cadre de manifestations indigènes ou d’appliquer des injonctions obtenues légalement.

Les Canadiens ont de la sympathie pour les Premières nations. Ils veulent que les revendications territoriales soient réglées et que les gouvernements s’attaquent à des problèmes tels que l’eau potable contaminée, l’empoisonnement au mercure, la pauvreté, la toxicomanie et les taux élevés d’incarcération et de suicide.

Mais ce n’est pas en se mettant à plat ventre devant ceux qui enfreignent la loi qu’on y arrivera.

De même, à Toronto, la violence des gangs de rue armés a explosé après 2014, lorsque le maire John Tory, le Conseil municipal, l’ancienne première ministre de l’Ontario Kathleen Wynne (et maintenant, Ford) ont interdit les contrôles dans les rues – un outil clé de la collecte de renseignements par la police – en raison d’allégations de racisme par des radicaux anti-policiers.

Les vérifications d’identité dans les rues (aussi appelés «carding») n’étaient pas censés être supprimés, mais un nouveau règlement (qui s’est révélé inapplicable) rédigé par le précédent gouvernement libéral, prétendument pour prévenir les préjugés raciaux, a permis d’abandonner les contrôles de rue avec des résultats prévisibles.

Depuis 2017, même les policiers LGBTQ ((lesbienne, gai, bisexuel, transgenre, queer) en uniforme sont interdits de présence dans le défilé de la Fierté Gaie de Toronto, en raison de la pression exercée par les radicaux anti-policiers, tandis que les gouvernements continuent de verser l’argent des contribuables pour financer le défilé, en dépit de cette discrimination flagrante.

En 2017, le conseil scolaire public de Toronto a cédé aux pressions des radicaux anti-police, en retirant les agents de sécurité de 45 écoles secondaires, malgré des enquêtes montrant qu’ils étaient massivement soutenus par les élèves, les enseignants et les parents.

Ce programme avait été accepté par la police et le conseil en 2008, un an après que Jordan Manners, un étudiant de 15 ans, ait été abattu en plein jour à l’intérieur du C. W. Jefferys Collegiate Institute, ce pour quoi personne n’a jamais été condamné.

Il est clair que ce sont les radicaux qui gagnent, c’est pourquoi les manifestations et les blocus se produisent encore et encore.

Conclusion

Aucun autre pays sur Terre ne se suiciderait économiquement comme le fait le Canada qui possède des ressources abondantes, mais enclavées, de pétrole et de gaz naturel.

Non seulement nous perdons les investissements nationaux et internationaux pour développer ces ressources, mais notre manque de pipelines signifie que nous ne pouvons pas acheminer nos réserves de pétrole et de gaz existantes jusqu’aux océans et de là vers les marchés mondiaux.

Cela signifie que nous sommes obligés de les vendre à des prix très bas aux États-Unis, année après année, en tournant littéralement le dos à des milliards de dollars de développement économique, à des milliers d’emplois bien rémunérés et à des recettes fiscales accrues pour financer les soins de santé, l’éducation et d’autres services publics.

La tempête causée par la compagnie Teck Resources, qui a annulé dimanche son projet de sables bitumineux de 20,6 milliards de dollars, en est la preuve, tout comme le chapitre final, lundi, de la fermeture illégale d’une grande partie du réseau ferroviaire canadien par quelques centaines de bloqueurs radicaux.

Trudeau n’a aucune idée de ce qu’il faut pour faire fonctionner une économie moderne et industrialisée. Mais il tient à faire payer les Canadiens pour des politiques climatiques irréalistes, sans pour autant respecter les engagements qu’il a pris dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat.

Au Canada, tout projet d’une entreprise énergétique peut être retardé, annulé ou rendu économiquement non viable par un tribunal ou une décision réglementaire, ou par une poignée de manifestants radicaux qui terrifient Trudeau, son cabinet et le caucus libéral.

Trudeau et ses collaborateurs ont envoyé un message au monde entier : bien que le Canada possède les troisièmes réserves de pétrole du monde et que nous soyons le quatrième producteur et le cinquième exportateur de gaz naturel, son gouvernement ne prend pas vraiment au sérieux leur exploitation.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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Sources :

https://torontosun.com/opinion/columnists/goldstein-in-canada-the-bad-guys-are-winning
https://torontosun.com/opinion/columnists/goldstein-trudeaus-policies-are-cutting-canadas-economic-throat

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