Publié par Gilles William Goldnadel le 27 février 2020

L’avocat et chroniqueur étrille la Cour européenne des droits de l’homme et SOS Racisme, accusant ceux-ci d’avoir déconsidéré des combats pourtant légitimes.

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Notre vilaine époque est au dévoiement des belles choses.

Au départ, la création au niveau européen d’une Cour pour la défense des droits de l’homme était une bonne chose.

Las, il nous fallut déchanter en même temps que l’Europe politique fut un désenchantement.

Et nombre de décisions de cette Cour porte la marque du droit-de-l’hommisme qui dévoie les droits de l’homme et du multiculturalisme xénophile qui détruit racines et cultures comme une sorte de phylloxéra politique.

Au plan sécuritaire, certaines décisions aberrantes allant jusqu’à interdire le droit des États prétendument souverains à expulser des terroristes condamnés dangereux, tout comme l’autorisation de la Charia en Grèce, incitent certains – dont l’auteur de ces lignes – à souhaiter s’affranchir d’une tutelle idéologique devenue attentatoire aux droits de l’homme français.

Mais, dans notre infinie candeur, notre vision critique de cette cour était à mille lieux d’apercevoir que les décisions qu’elle prenait étaient motivées par davantage qu’une idéologie plus pavlovienne que réfléchie qu’on retrouve chez certains magistrats français.

La lecture des travaux de Grégor Puppinck ainsi que le dossier très documenté de Bastien Lejeune dans «Valeurs Actuelles» m’ont fait sortir définitivement de ma naïveté blâmable.

Sur les dix dernières années, 10 % des juges de la CEDH étaient « liés au réseau de l’Open Society Foundation  » de Georges Soros.

Pour ceux qui l’ignorent, Grégor Puppinck est un juriste et militant associatif français, spécialiste des droits de l’homme et du droit international. Il est notamment le directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ), une ONG européenne, chrétienne et conservatrice.

Dans ce cadre, Puppinck a diligenté en 2019 une enquête minutieuse sur les modes d’intervention des ONG auprès de la CEDH et, notamment sur «les relations entretenues entre les ONG et ses magistrats»… puisque cette cour est composée, dans une notable proportion d’anciens membres d’ONG. Cette enquête rigoureuse, documents et chiffres à l’appui, établit clairement que plus de 20 % des juges entre 2009 et 2019 étaient d’anciens collaborateurs de «ces ONG fortement actives auprès de cette cour» et que plus de 10 % des juges durant la même période étaient «liés au réseau de l’Open Society Foundation» de Georges Soros dont on sait la puissance financière et l’activisme anti-frontières.

Ce mois-ci, Gregor Puppinck a donc publié un rapport explosif – ou du moins qui devrait exploser si une omerta médiatique ne l’enterrait pas sous le sable du silence – «sur les ONG et les juges de la CEDH de 2009 à 2019». Après avoir étudié les données publiques de la Cour, l’auteur a découvert que 22 des 100 juges ayant siégé durant la période ont un lien direct avec 7 ONG liées à l’Open Society de Soros! Ces 7 ONG sont intervenues dans 188 affaires comme requérante, représentante ou tiers intervenante.

Plus stupéfiant encore, dans 88 affaires, ces magistrats ont statué alors qu’ils avaient un lien avec une ONG impliquée. Ce n’est seulement que dans 12 affaires où il existait un lien entre une ONG impliquée et un juge que celui-ci a décidé, conformément à son devoir, de se déporter, évitant ainsi un conflit d’intérêts illégal.

Si j’étais député européen, je réclamerais d’urgence une commission d’enquête. Si j’étais avocat dans une affaire dans laquelle un juge en position de conflit d’intérêts ne se serait pas récusé, je le poursuivrais pénalement. En tant que citoyen et avocat français et européen, je veux davantage encore m’enfuir d’une institution dévoyée.

L’antiracisme idéologique et sélectif a dévoyé le combat contre le racisme.

Toute personne qui verrait dans ma mise en cause de Georges Soros la marque d’un antisémitisme qu’une extrême gauche assez peu judéophile renifle avec un flair peu ordinaire, voudra bien écrire à la rédaction qui transmettra.

Le combat contre le racisme est également une belle chose. L’antiracisme idéologique et sélectif l’a dévoyé. SOS Racisme, cette semaine, l’aura définitivement déconsidéré.

On savait que cette association généreusement subventionnée, liée historiquement au Parti socialiste dont elle était un satellite autrefois efficace avant que de suivre sa trajectoire descendante, a été fidèle à son intitulé patronymique puisqu’elle aura porté secours au phénomène raciste en exaspérant les tensions communautaires.

Peindre le Français d’origine en Dupont-la-joie franchouillard et raciste tout en niant farouchement les racismes anti-occidental et antichrétien ou l’antisémitisme islamique auront été ses réalisations idéologiques les plus tristement réussies.

Dans un cadre obsessif où la Shoah était suggérée à tout propos par le moyen subliminal d’une petite main jaune d’un goût chromatique douteux.

Mais cette semaine un cran supplémentaire aura été franchi à ce dévoiement.

SOS Racisme vient en effet non plus de criminaliser la critique de l’immigration illégale ou de sélectionner les racismes, mais de les encourager expressément.

On se souvient sans doute que le peut-être humoriste et certainement communautariste Yassine Belattar avait poursuivi de sa hargne lors d’une émission télévisée Jean Messiha, membre du Rassemblement National, en insistant lourdement sur ses origines orientales. Celui-ci est en effet chrétien et d’origine égyptienne.

SOS Racisme encourage désormais expressément le racisme.

C’est dans ce cadre malsain, que l’humoriste prétendu a cru devoir gazouiller ainsi: «Jean, mon chameau, j’ai parlé au zoo de Thoiry, ils sont OK pour que tu fasses ton prochain meeting avec ta tête…»

S’estimant victime de propos racistes, M. Messiha, non sans ironie dubitative, a appelé à la rescousse SOS Racisme et la Licra.

Plutôt que de répondre positivement ou de garder silence, voici ci-après, et toujours sur Twitter, la fin de non-recevoir moqueuse de Dominique Sopo, président de SOS Racisme:

«Cher Jean Messiha, je pense que la Licra sera heureuse de se constituer auprès de SOS-Racisme afin de mettre fin à l’odieuse comparaison entre vous-même et un chameau. Cette comparaison est infamante pour les chameaux.»

Notons, au passage, que Mme la députée Laetitia Avia , à l’origine de la loi controversée qui se propose de supprimer sur les réseaux sociaux les messages racistes ou haineux, s’amusa des saillies de Mr Sopo.

Comme si cela ne suffisait pas, le vice-président de SOS Racisme, M. Patrick Klugman, adjoint de Mme Hidalgo, volait au secours à la fois du communautariste et de son président: «Jean Messiha se plaint de racisme après avoir été traité de chameau par Bellatar Yacine ; or sauf pour l’intéressé à s’assimiler lui-même à un chameau et de voir tous les chameaux amalgamés à travers lui, il est difficile de percevoir du racisme ici! D’où le tweet de Dominique Sopo».

Nous serions curieux de voir le vice-président de SOS Racisme appliquer son laborieux raisonnement à Christiane Taubira et à un singe.

L’antiracisme sélectif, à la gueule du client, est le plus cruellement stupide de tous les dévoiements.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

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