Publié par Christian Larnet le 27 février 2020

Les États-Unis ont ajouté 3 personnes et 12 entités, dont des sociétés pharmaceutiques et médicales au Liban, liées à la Fondation des martyrs du Hezbollah dans listes des sanctions contre le terrorisme.

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Les nouvelles sanctions renforcent la ligne dure que les États-Unis adoptent à l’égard du terrorisme en général et donc du Hezbollah au Liban.

  • Le département du Trésor américain a nommé le cheikh Yusuf Aasi, Kassem Mohamad Bazzi et Jawad Nur-al-Din comme étant les trois personnes.

Alors que la politique américaine, sous Obama, avait fermé les yeux sur les activités du premier groupe terroriste au monde, le Hezbollah, sous le prétexte de « donner la priorité à la stabilité du Liban », avec les résultats désastreux que le pays connait, le président Trump a choisi la voie de la réalité sur le terrain, avec de nouvelles règles d’engagement très strictes à l’égard du Hezbollah soutenu par l’Iran, dans le cadre de la campagne américaine de « pression maximale » sur l’Iran.

« L’administration Trump et ses alliés au Congrès, des deux partis, sont déterminés à poursuivre leur politique de pressions maximales sur le régime iranien et ses alliés dans la région pour obtenir un changement de comportement majeur », a déclaré à Al Arabiya English le Dr Walid Phares, ancien conseiller en politique étrangère du candidat à la présidence Donald Trump en 2016 et ami de Dreuz info.

« L’ajout de sanctions contre les alliés du Hezbollah est un message adressé aux politiciens et aux dirigeants du Liban pour qu’ils coupent leurs liens avec le groupe. Mais c’est aussi un message à la société civile libanaise et en particulier aux manifestants libanais », a ajouté M. Phares.

La dernière série de sanctions américaines contre le Hezbollah libanais a été appliquée en août 2019 à la Jammal Trust Bank (JTB) pour avoir facilité les activités financières du Hezbollah.

« La deuxième banque que nous avons sanctionnée était la JTB, après que le Liban ait déjà été rétrogradé », a déclaré un haut fonctionnaire du Département d’Etat américain à Al Arabiya, faisant référence à la chute du classement du crédit du Liban tout au long du premier semestre 2019.

« Nous avons travaillé avec cette banque pendant plus d’un an pour l’amener à faire ce qu’il fallait, et elle ne nous a pas pris au sérieux », a déclaré le fonctionnaire. « Ils sont responsables des sanctions qu’ils ont attiré sur eux-mêmes. »

La plupart des Libanais savent que les problèmes économiques du pays sont le produit d’une classe dirigeante corrompue, dans un contexte où le Hezbollah tient la société en otage, et avec son intervention en Syrie, n’est plus considéré comme le rempart contre Israël qu’il avait tenté d’incarner pendant plusieurs décennies.

« Les Etats-Unis ont l’opportunité d’exploiter ce sentiment, d’appliquer des sanctions qui rendent plus difficile pour le Hezbollah de faire des affaires, de mener des opérations en Syrie, de payer ses salaires », a déclaré Bohl.

« C’est une opportunité pour les Américains, mais c’est une ligne étroite qu’ils franchissent », a déclaré Ryan Bohl, analyste du Moyen-Orient au sein de la société d’analyse de la politique étrangère Stratfor, basée au Texas.

Après des mois de protestations et de crises financières et économiques continues, le nouveau gouvernement dirigé par M. Diab a été formé à la mi-janvier après le départ de l’ancien Premier ministre Saad al-Hariri fin octobre.

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