Publié par Jean-Patrick Grumberg le 28 février 2020

Si ce que je lis des villes françaises reflète la réalité, et non un tableau noirci par des médias partisans, la France est dans un état grave.

Louis Aliot, ex-petit ami de Marine Le Pen, se présente à Perpignan, sans étiquette. Il est en tête des sondages. Mais un « front républicain » – un terme scandaleux qui sous-entend que le RN ne serait pas républicain, pourrait se constituer pour le faire perdre.

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Ce n’est pas de Louis Aliot que je veux parler, mais de la ville dont il entend devenir maire pour le bien-être de ses habitants.

Le portrait que fait LCI (1) de cette ville du sud traumatise l’auteur de ces lignes, qui vit dans un environnement magnifique, et si j’en parle, c’est parce qu’il reflète plusieurs échos que j’ai reçu de nos lecteurs – pas ceux de Saint-Mandé près de Paris, ou de Neuilly sur Seine, ou encore des beaux quartiers de Paris, non. Le reste de la France.

Perpignan, c’est 122 000 habitants précise LCI. D’après Wikipedia, l’existence de la ville remonte à 811, quand Pépin le Bref et Charlemagne reconquirent la ville des mains des Arabes, et la première mention de son nom date du 20 mai 927 (2).

Pourquoi je vous parle du passé de la ville ? Parce qu’elle est dans un état qui ne correspond pas à son âge. Tout laisse croire, en effet, qu’une ville de plus de 1000 ans a eu largement le temps de s’organiser, de se perfectionner, de s’adapter au temps et de faire le bonheur de ses citoyens – n’est-ce pas la première fonction du gouvernement, et de son représentant, le maire.

Un centre-ville abandonné

Le centre-ville de Perpignan est « marqué depuis plusieurs années par les fermetures à répétition des commerces ». C’est le mal du siècle, il touche toutes les villes, car rien n’est plus pratique qu’un centre commercial : parking facile et souvent gratuit, grand nombre et variété des marques et des enseignes, animations, restauration, etc.

« Le commerce du centre-ville dépérit », dit une septuagénaire.

« Il n’y a plus de magasins, se plaint une habitante des Coves.

Si le centre-ville est en voie de « paupérisation », voire de « désertification », c’est bien entendu et principalement à cause des centres commerciaux de la périphérie. Mais si vous lisez Dreuz, ce n’est pas pour rester à la superficie des choses : ça, nous le laissons à LCI et aux autres médias. Il convient de creuser un peu le problème.

« Le centre-ville meurt à cause des centres commerciaux alentour », observe un habitant cité par LCI, tandis que d’autres parlent « d’abandon ».

Il se trouve qu’il y a une quinzaine d’années, le président des chambres de commerce de France m’avait proposé un projet de lobbying afin de redonner vie aux rues marchandes des centres-ville, projet que j’ai décliné, et que j’ai donc un peu étudié le sujet.

Et il se trouve que les maires sont incompétents ou idiots, et qu’ils ne font pas leur travail convenablement : en fait, ils ne font rien d’intelligent pour renverser la tendance, parce qu’ils ne voient pas les choses sous l’angle du public.

Les solutions, c’est du b.a. ba :

  • Rendre les parkings de centre-ville gratuits, et assez nombreux pour accueillir assez de public.
  • Organiser des transports en commun gratuits, nombreux et aux bonnes heures.
  • Arrêter le développement des zones commerciales.
  • Réduire ou supprimer les impôts locaux des commerces pour les aider à retrouver de la compétitivité.
  • Mutualiser et centraliser l’animation et les opérations promotionnelles des centres-ville.

Cela veut dire que la mairie doit faire des économies pour compenser le manque à gagner, arrêter de financer des associations qui ne bénéficient pas à la majorité des habitants, et couper les budgets idiots, inutiles ou les aides par copinage et corruption. Et ça, les maires ne le veulent pas.

Une ville sale, en 2020, comme est-ce possible ?

Si une ville est sale comme Perpignan, ce qui est injustifiable, inqualifiable, et inexcusable, il faut virer le maire à coup de pied aux fesses. S’il n’est pas capable de garder sa ville propre, c’est honteux. Il fait quoi, il sert à quoi le maire ? Des villes propres, ça existe. Ca n’est pas très compliqué. Les exemples ne manquent pas.

Je me répète : une ville sale, c’est la preuve indiscutable que votre maire est totalement incompétent, totalement cynique et indifférent – ou les deux.

Mais si votre ville est sale, et que vous réélisez le même maire, vous aurez le même résultat. Si vous avez oublié qu’un jour votre ville était propre, et bien restez dans votre crasse, vous la méritez.

Violence, insécurité

Je ne suis pas certain que le problème de la violence repose sur le maire. Il dépend de la justice. Si les trafiquants, les pickpockets, les agresseurs, sont rendus à la liberté dans la demi-heure après leurs méfaits, pourquoi voulez-vous qu’ils s’arrêtent ?

« L’insécurité entraîne un sentiment difficile à supporter au quotidien et donne une mauvaise image à l’extérieur », déclare un habitant.

« Les quartiers comme Saint-Jacques et Saint-Matthieu sont quasiment inaccessibles dès la tombée de la nuit à cause de l’insécurité », dit un quadragénaire qui vit dans le quartier de la Gare.

« Les deux tiers de la population sont irrespectueux des règles du vivre-ensemble », dit encore une habitante de Château-Roussillon.

« Vivre-ensemble », quelle expression idiote et chargée d’immigrationnisme déguisé. Il ne s’agit pas de « vivre-ensemble » mais de délinquance, madame.

Ce que peut faire le maire :

  • Des caméras de surveillance partout où il faut.
  • Des policiers partout et quand il faut.
  • Des transports en commun 100% sécurisés.

Car si le maire ne peut pas compter sur la fonction préventive d’une justice de gauche, et sur la protection des citoyens qu’elle est supposer offrir, il ne lui reste qu’à organiser sa propre prévention. Musclée.

Conclusion

Louis Aliot bénéficie de l’image sécuritaire et volontariste du RN. A-t-il le courage et le Trumpisme nécessaire pour satisfaire la demande des Perpignanais ? Je l’ignore. Vous aussi. Ce que je sais, c’est que le maire sortant ne mérite pas de rester en place, et que les socialistes, même déguisés en LREM, ont la réputation bien méritée de ne rien faire concernant la sécurité des citoyens : pour eux, les agresseurs sont les victimes qui doivent être protégées.

Combien de villes sont dans l’état de délabrement social de Perpignan ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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  1. https://www.lci.fr/politique/lci-mon-avis-citoyen-elections-municipales-2020-a-perpigan-dynamisme-du-centre-ville-proprete-et-securite-en-tete-des-preoccupations-2145200.html
  2. https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Perpignan
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