Publié par Magali Marc le 4 mars 2020

Avec la résurgence de Joe Biden à l’occasion du Super Mardi et l’abandon de la course aujourd’hui par l’ex-maire de New York, Mike Bloomberg, il devient clair que la nomination d’un candidat démocrate à la présidence va se jouer entre le sénile Joe Biden et le Socialiste Bernie Sanders.

Certes la «victoire» de Joe Biden a servi à consolider le «vote modéré» (c’est-à-dire de gauche mais non-socialiste) ce qui n’est pas un coup de chance aveugle, mais plutôt le résultat des machinations secrètes du Parti Démocrate déterminé à arrêter Sanders à tout prix.

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L’aile Sanders du parti a montré mardi qu’elle ne peut être ignorée et mise de côté avant la Convention de juillet.

Le Parti Démocrate est à présent clairement divisé entre les soi-disant modérés (pas ouvertement socialistes) qui feront tout pour arrêter Sanders et les gauchistes (ouvertement socialistes) qui ne soutiendront personne d’autre que Bernie Sanders.

Joe Biden a reçu l’appui de ses ex-rivaux pour la nomination, la Sénatrice du Minnesota Amy Klobuchar, l’ancien maire de South Bend (Indiana) Pete Buttigieg, l’ex-Représentant du Texas Beto O’Rourke, et l’ex-maire de New York, Mike Bloomberg.

Biden a également obtenu le soutien de l’ex-leader de la majorité au Sénat, le Démocrate Harry Reid, et de l’ambassadrice des Nations unies sous l’Administration Obama, Susan Rice.

Le détestable James Comey a aussi exprimé son appui à Joe Biden, mais il a été rapidement rejeté par le directeur de campagne de Biden, Andrew Bates. Ce qui démontre de façon assez comique que les Démocrates ne souhaitent pas s’associer à ce type malhonnête qui a pourtant fait de son mieux afin de démolir la présidence de Donald Trump.

Sanders n’a pas dit son dernier mot

Le Super Tuesday a sans doute servi à clarifier les enjeux de la course à la nomination démocrate et l’a révélée pour ce qu’elle a été pendant tout ce temps : une tentative des gauchistes de renverser l’Establishment et de transformer le Parti démocrate en un parti socialiste.

Mais cet effort est loin d’être terminé.

Sanders a recueilli beaucoup plus de fonds auprès de petits donateurs que Joe Biden n’en a recueilli auprès de grands.

Le résultat est un délicieux dilemme du point de vue des Républicains, qui aimeraient que la nomination de Sanders ouvre la voie à une reconquête de la Chambre des Représentants par le GOP en novembre.

Certains membres de l’Establishment Démocrate ne sont pas sûrs que Sanders peut battre Trump en novembre et préféreraient une course à la nomination sans Elizabeth Warren.

Dans la mesure où Biden est le mieux placé pour affronter le «socialiste démocratique» du Vermont, ils ne veulent pas voir Mme Warren brouiller les pistes.

Selon certains analystes, les leaders du Parti Démocrates sont convaincus qu’une nomination de Bernie Sanders leur ferait perdre toute chance de battre Donald Trump en novembre et les empêcherait de reprendre le Sénat.

Nombreux sont ceux qui pensent que si Elizabeth Warren abandonnait la course, ses partisans iraient renforcer la candidature de Bernie Sanders. Mais ce n’est pas nécessairement vrai.

Certes, selon Morning Consult (une firme de sondage en ligne), Bernie Sanders est le deuxième choix de 40 % des partisans d’Elizabeth Warren, mais Joe Biden et Pete Buttigieg prendraient 16 % de ses partisans, et Klobuchar 12 %. Avec Pete Buttigieg et Amy Klobuchar hors course, Joe Biden pourrait très bien devenir leur candidat préféré.

Le fait que Mme Warren reste dans la course empêcherait plutôt le flux potentiel de certains de ses partisans vers Joe Biden.

Conclusion

Les résultats du Super Mardi portaient sur 14 États plus le territoire des Samoa américaines, et représentaient l’allocation de 1 344 délégués, soit environ un tiers du total.

Un candidat a besoin d’une majorité de 1 991 délégués pour remporter l’investiture lors du premier scrutin de la Convention nationale démocrate et éviter une convention contestée. Dans le cas d’une convention négociée, environ 770 super délégués automatiques, des chefs de parti tels que les membres du Comité national démocrate et les membres démocrates du Congrès, sont autorisés à voter pour qui ils veulent.

D’après le décompte le plus récent, Joe Biden a remporté 453 délégués dans 10 États, tandis que Bernie Sanders en a remporté 382 dans 6 États, y compris l’État du Vermont qu’il représente en tant que sénateur.

Qu’ Elizabeth Warren abandonne ou non la course avant la Convention démocrate importe peu car maintenant la lutte est entre Joe Biden et Bernie Sanders.

Si les analystes ont raison, l’Establishment démocrate préfère que Joe Biden remporte la nomination d’une façon ou d’une autre.

Non pas parce qu’il peut battre Donald Trump en novembre, mais parce qu’il peut limiter les dégâts et sauver des sièges à la Chambre des Représentants et au Sénat.

Les Démocrates savent en leur for intérieur que ni Joe Biden, ni Bernie Sanders ne peuvent battre le Président Trump. Ce qui leur reste c’est de conserver la majorité à la Chambre et peut-être récupérer la majorité au Sénat ce qui leur permettrait de s’opposer à Donald Trump avec force pendant encore 4 ans.

Pour 2024, il faudrait qu’ils trouvent un leader charismatique, pas trop à gauche, comme Obama ou Bill Clinton afin de reprendre la Maison Blanche.

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