Publié par Guy Millière le 6 mars 2020

Face à une pandémie, il y a les dirigeants politiques dignes de ce nom, et il y a les abrutis dangereux.

Donald Trump est un dirigeant politique digne de ce nom : dès qu’il a appris ce qui se passait en Chine et voyait que ce qui prenait forme était une épidémie délétère qui faisait des morts, il a fait contrôler très strictement tous les vols arrivant de Chine, puis, très vite, a décidé que plus aucun avion venant de Chine ne se poserait sur le sol américain. Des Américains étant sur des bateaux de croisière placés en quarantaine en Asie, il les a fait rapatrier, et les a placés en quarantaine sur le sol américain, en prenant toutes les précautions requises. Cela n’a pas évité totalement la présence de personnes contaminées sur le sol américain, mais cela a fortement réduit celle-ci. Il y a en tout une centaine de cas aux Etats-Unis, essentiellement à New York, Boston, Seattle, San Francisco, Los Angeles et Chicago. Dans le Nevada où je vis, il y a zéro cas, et il en va de même dans l’essentiel du pays. Il n’y a aucune panique, aucun magasin où des produits alimentaires ou des solutions hydroalcooliques sont en rupture de stock. Les hôpitaux sont préparés et pleinement opérationnels. Les Démocrates ont dit n’importe quoi, comme d’habitude et ont dit que fermer les frontières aux gens venant d’Asie était raciste : c’est normal qu’ils aient dit n’importe quoi, ils sont de gauche. Binyamin Netanyahou est lui aussi un dirigeant politique digne de ce nom. Il a interdit l’entrée sur le territoire israélien de toute personne non israélienne ou non résidente d’Israël, et n’a autorisé le retour d’Israéliens qui étaient à l’étranger qu’en imposant aux Israéliens décidant de rentrer en Israël de se placer en quarantaine stricte une fois de retour dans le pays. Il y a très peu de personnes contaminées en Israël. Trump et Netanyahou ont parlé posément, sans paniquer quiconque.

Il y a aussi, disais-je les abrutis dangereux. Ceux qui dirigent l’Italie, Giuseppe Conte, Mouvement Cinq Etoiles, et sa Ministre de l’intérieur, Luciana Lamorgese, Parti démocrate, en sont de superbes spécimens. Après n’avoir pris aucune mesure stricte vis-à-vis de gens arrivant de Chine, par refus de la fermeture et de la xénophobie, ils ont été, quelle surprise, confrontés aux conséquences, et ont dû prendre des mesures d’urgence. La grande presse parle de “propagation foudroyante” du virus en Italie, sans énoncer de relation de cause à effet. Des personnes potentiellement ou effectivement contaminées arrivent dans le pays avec un virus qui se transmet très aisément, et une “propagation foudroyante” s’opère. Etonnant, non ? Des villes entières sont placées sous quarantaine. Les écoles, lycées et universités sont fermés. Les rassemblements publics sont interdits, les hôpitaux en situation de saturation. Toutes les régions du pays sont touchées. L’Italie est le pays le plus touché en Europe.

Les dirigeants français ne valent pas mieux que les dirigeants italiens (Macron est d’ailleurs allé voir Conte en Italie voici peu). La Suisse a fermé ses frontières avec l’Italie. La France a-t-elle fait de même ? Non… Qu’allez-vous imaginer ? Des supporters de football ont même pu venir par milliers assister à un match en France. L’Europe doit être un continent sans frontières et qu’importe le virus ! Des crétins du gouvernement français osent dire qu’un virus ne s’arrête pas aux frontières, sans préciser qu’un virus ne voyage pas tout seul, sans un être humain pour le porter, et qu’un être humain, lui, peut être arrêté à une frontière, avec le virus qu’il porte. La France ne voulant sans doute pas fâcher la Chine, les vols Shanghai-Paris ou Pékin-Paris ont été un temps suspendu pour Ai France, mais pas pour des compagnies étrangères, et il est toujours possible de faire le voyage. Je l’ai vérifié directement sur des sites de vente de billets. Des Français rapatriés de Chine ont été placés en quarantaine, mais des voyageurs arrivant de Chine en France ont pu arriver sans discontinuer, et les témoignages abondent pour dire qu’à l’aéroport d’arrivée en France, il n’y a jamais eu que des contrôles légers, voire pas de contrôles du tout. Ce qui est étonnant dans ces conditions n’est pas qu’il y ait des malades, mais qu’il n’y en ait pas davantage. Et je passe sur la réception de Français rapatriés de Chine sur la base de Creil, sur leur accueil par des militaires non protégés et sur le fait que l’un de ces militaires au moins est tombé malade, a dû être hospitalisé, mais n’a pas subi un diagnostic de manière appropriée car, lui, ne revenait pas de Chine. De nombreuses personnes ont été contaminées dans l’hôpital.

Le virus se dissémine en France. Des mesures au cas par cas sont prises, de manière hétéroclite. Les rassemblements de plus de cinq mille personnes sont interdits, mais ceux de quatre mille neuf cent personnes sont autorisés : le virus sait sans doute qu’il ne doit s’attaquer à des gens que s’ils sont plus de cinq mille, et il sait compter, qu’on se le dise ! Il n’y a aucune anticipation, ou presque. Et il semble que la maladie ait toujours plusieurs coups d’avance. Macron vient de dire que l’épidémie en France est maintenant “inexorable”. Des magasins sont pris d’assaut et affichent des rayons vides. Un marché noir des solutions hydroalcooliques a pris forme. Il y a pénurie de masques, y compris pour les médecins. Des écoles et lycées sont fermés, et si la situation s’aggrave, le nombre d’écoles et de lycées fermés va s’accroître considérablement, Les universités vont fermer aussi. Les transports en commun vont s’interrompre. Il restera la voiture, mais le béton coulé par milliers de tonnes dans les villes pour asphyxier la circulation va jouer son rôle. Il restera le vélo, comme en Chine sous Mao, ou la planche à roulettes. Les hôpitaux français sont en pénurie de lits et de personnel. Les médecins soignent sans protection. Je pourrais donner d’autres détails, mais j’en passe. Je n’aimerais pas tomber malade en France.

Je suis triste pour le pays où je suis né. Je suis en colère. Je pense depuis le début, bien avant qu’il soit élu, que Macron est un abruti désastreux. Il s’est entouré de gens incompétents et plus abrutis que lui.  

Il ne manquait plus qu’une épidémie pour que le désastre Macron soit complet. Ce sera bientôt le cas. Comment les Français ont-ils pu porter à la présidence un tel personnage ? Avant lui, ce n’était pas brillant, je sais. On pouvait se demander si après Hollande, il serait possible de trouver pire. La réponse est apportée.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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