Publié par Sidney Touati le 10 mars 2020

C’est le régime despotique bureaucratique chinois qui sert de modèle à la gestion de la crise sanitaire mondiale provoquée par le coronavirus. 

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Qu’est-ce que gérer bureaucratiquement un problème ? C’est se focaliser sur un élément, puis imaginer la solution la plus simple, la plus évidente, la plus massive, la plus stupide possible et s’en tenir à elle, quelles qu’en soient les conséquences globales. Le bureaucrate par définition, est incapable d’appréhender les conséquences de ses actes, est incapable de «penser». Il agit comme le rouage d’une mécanique.  

Au cas d’espèce, les despotes chinois ont trouvé une pseudo-solution à l’épidémie de grippe : le confinement. Le raisonnement des bureaucrates du polit-bureau est simple : il suffit d’enfermer les gens, d’interdire toute circulation, tout contact, et la propagation du virus sera bloquée.

La Chine a réagi par le blocage des échanges, par le «renfermement massif des populations» parce qu’elle ne possède pas les structures médicales nécessaires au traitement de la maladie. La Chine fait donc usage du moyen qui lui semble le plus conforme à ses traditions bureaucratiques dictatoriales : la suppression des libertés les plus basiques, les plus élémentaires et ainsi faire de tout citoyen un malade, c’est-à-dire un coupable potentiel, donc quelqu’un qu’il faut réprimer.  

Pourquoi les pays développés imitent-ils la Chine ? Pourquoi l’Italie, la France… entrent-ils dans cette logique du confinement, du blocage des populations ? Pourquoi entrer dans l’ère du soupçon, de la méfiance, de la peur de l’autre ? 

Soumettre toute la société à l’option du confinement est aussi inefficace que dangereux

Se fixer comme objectif d’arrêter la propagation du virus par tous les moyens, c’est adopter une démarche maximaliste, qui ne correspond ni à la réalité de la maladie, ni à la réalité des risques, ni aux moyens dont on dispose pour faire face à cette épidémie. C’est combattre un moustique avec un char d’assaut ! 

Il convient en tout premier lieu de préciser que cette grippe n’est ni la peste, ni le choléra. Pour 98 % de la population, cette grippe n’est pas grave. Elle est réellement dangereuse pour 2 % des personnes infectées. 

L’objectif raisonnable que l’on aurait dû se fixer est de protéger les personnes vulnérables, essentiellement les personnes âgées et certains malades. On pouvait sans difficulté, atteindre cet objectif. On disposait du stock de masques, d’alcool, de médicaments… nécessaires à la protection de cette catégorie de la population. 

On a fait comme les Chinois. On a voulu tout maîtriser, tout contrôler, tout verrouiller. Cette option fondamentalement despotique est contraire à nos sociétés démocratiques. Elle découle d’un choix arbitraire, qui risque d’avoir, si la crise perdure, des conséquences dommageables à la totalité de la population. En un mot, le remède du confinement est plus terrible que le mal.

Le remède appliqué est destructeur. A terme, il est mortel pour nos économies, donc pour nos vies.  

Que les démocraties utilisent le remède politique chinois, pose problème. 

On constate que comme en Chine, les pouvoirs publics ne font confiance ni aux médecins, ni aux malades, ni aux citoyens. Ils adoptent des mesures qui mettent indistinctement tout le monde dans le même sac. Ils créent un état de peur, de panique, engendrant des comportements irrationnels, à terme extrêmement dangereux pour tout le monde.  

Le pouvoir bureaucratique prend en otage la société tout entière

Rappelons qu’une perception réaliste du problème consisterait à aider, à prendre en charge deux pour cent et non cent pour cent de la population. 

Faire croire que tout le monde court un grand danger, voire peut mourir, c’est répandre des rumeurs dangereuses. Le décompte des morts, des personnes contaminées est extrêmement anxiogène. Il faut y mettre un terme rapidement. Si l’on faisait le même décompte macabre pour toutes les causes de mortalité, les gens ne vivraient plus. 

Il faut concentrer nos forces pour protéger les catégories de personnes vulnérables. Je dis bien concentrer, pas diluer. Diluer nos moyens comme on le fait jusqu’à présent, c’est l’inefficacité garantie pour tous. C’est créer la panique et donc la pénurie. 

Il ne faut absolument pas chercher à protéger tout le monde par tous les moyens. 

Ce désir de protection absolue nous conduit droit à la catastrophe. Il faut y renoncer tant qu’il est temps. 

Pour le moment, un quart de la population est confinée en Italie. A terme, tout un chacun sera victime d’une mesure d’enfermement. 

Toute la société en prison

Il faut mobiliser la société non la détruire ; il faut libérer non enfermer 

L’option bureaucratique chinoise n’est pas adaptée à nos sociétés développées.

Il est parfaitement inutile de bloquer les échanges, les communications, la production, les contacts. Prendre certaines précautions, oui. Tout bloquer, non !

Il ne faut pas fermer une ligne de métro parce qu’un agent est malade ! Il ne faut pas porter atteinte au transport aérien ou maritime. Il ne faut pas interdire les manifestations publiques. Il faut mettre un terme à la psychose actuelle. Moyennant le respect de quelques règles d’hygiène simples, d’une nourriture équilibrée, la très grande majorité des gens doit continuer à vivre normalement. Il ne faut surtout pas interrompre les processus vitaux. Il ne faut pas fermer les écoles, interdire les rassemblements, les fêtes, les distractions. Je le répète, la grippe n’est pas la peste ! 

La vie doit continuer. Il faut simplement prendre de sérieuses dispositions pour protéger les personnes vulnérables.

Il ne faut perturber ni l’économie mondiale ni les économies nationales ou régionales.

La panique actuelle est mortifère. Elle est le symptôme d’une grave crise de la démocratie. Elle est la conséquence directe du triomphe du despotisme bureaucratique dont nous subissons dans tous les domaines, les conséquences désastreuses : retraites, sécurité, crise migratoire… partout le même raisonnement simpliste, partout l’idée de «gérer» au lieu de «gouverner». Partout l’idée d’enfermer, de contrôler les gens, la totalité des gens. La crise du coronavirus n’est qu’un prétexte pour mettre en place les rouages d’une dictature bureaucratique.

Ne cédons pas à la peur ; n’acceptons pas d’être infantilisés, humiliés. Sachons assumer lucidement les risques et prendre des mesures en rapport avec les réalités, non avec les fantasmes.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Sidney Touati pour Dreuz.info.

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