Publié par Jean-Patrick Grumberg le 12 mars 2020

Des tests récents indiquent que le coronavirus peut survivre dans l’air bien plus longtemps que supposé précédemment.

Des tests financés par le gouvernement fédéral américain et réalisés par des scientifiques de plusieurs grandes institutions ont indiqué que la nouvelle forme de coronavirus à l’origine de l’épidémie mondiale peut survivre dans l’air pendant plusieurs heures.

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L’étude est en attente d’un examen par les pairs du monde scientifique. Elle a été conduite par les chercheurs de l’Université de Princeton, de l’Université de Californie-Los Angeles et des Instituts nationaux pour la Santé (NIH). Elle a été mise en ligne ce mercredi 11 mars (1), et indique que le virus de Wuhan pourrait rester viable dans l’air « jusqu’à 3 heures après l’aérosolisation », et rester vivant sur le plastique et d’autres surfaces comme le métal « jusqu’à trois jours ».

L’homme pourrait être infecté par la maladie simplement transportée par l’air ou en touchant une surface solide, même s’il n’est pas en contact avec une personne infectée

« Nos résultats indiquent que la transmission du COVID-19 par aérosol et toucher est plausible, car le virus peut rester viable en aérosol pendant 42 heures multiples et sur des surfaces jusqu’à plusieurs jours », peut-on lire dans le résumé de l’étude.

Les résultats des tests suggèrent que l’homme pourrait être infecté par la maladie simplement transportée par l’air ou en touchant une surface solide, même s’il n’y a pas de contact direct avec une personne infectée.

Cette conclusion, si elle est acceptée, contraste totalement avec les rapports précédents des médias qui suggéraient que le virus n’était pas facilement transmissible en dehors d’un contact humain direct.

  • Les cas confirmés d’infection au virus de Wuhan ont dépassé 126 000 dans le monde, avec plus de 4 630 décès.
  • La majorité des décès sont survenus en Chine continentale, d’où l’on pense que le virus est originaire, en Italie qui a la communauté chinoise la plus importante d’Europe, et en Iran, deux pays qui connaissent leur propre épidémie à grande échelle.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré mercredi que l’épidémie de coronavirus était une pandémie. Les responsables ont averti qu’ils étaient « profondément préoccupés à la fois par les niveaux alarmants de propagation et de gravité, et par les niveaux alarmants d’inaction » des gouvernements mondiaux pour empêcher la maladie de se propager.

Si cette découverte se confirme, cela indique que le seul endroit où le risque de contamination approche zéro, c’est chez vous.

C’est la logique adoptée par l’Italie, qui a placé l’ensemble du pays en quarantaine pour d’une part permettre au virus de disparaître sans infecter les gens, pour que les gens porteurs à des degrés de gravité divers n’infectent pas l’espace public, et surtout, pour que les gens sains ne soient pas infectés.

Si la découverte se confirme, le seul endroit sain est chez vous. Et le monde entier devra adopter la mesure prise par l’Italie. Et vite.

D’une certaine manière, cette mauvaise nouvelle, si elle se confirme, a un côté positif : contrairement à la grippe, pour laquelle nous avons des médicaments, les laboratoires n’ont pas encore de solution. Si le virus de Wuhan est aussi persistant, il forcera la main aux gouvernements et aux populations qui n’ont pas culturellement une grande tradition de prévention.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

  1. https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.03.09.20033217v1.full.pdf

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