Publié par Rosaly le 15 mars 2020

Après l’exode des citoyens italiens résidant dans le sud de l’Italie, mais domiciliés en Lombardie ou en Vénétie pour des raisons professionnelles ou pour des études, des milliers de migrants réguliers quittent l’Italie par crainte du coronavirus. Les consulats sont pris d’assaut et la chasse aux derniers billets d’avion bat son plein. Entre-temps, le problème relatif aux migrants irréguliers présents en Italie s’aggrave.

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Migrants réguliers

Les sièges diplomatiques du Maroc, de l’Egypte, du Bangladesh ou du Nigeria donnent des indications à leurs concitoyens sur la manière la plus sûre de quitter l’Italie. Pour des centaines de personnes, il s’agit d’une véritable course contre la montre, car de nombreux gouvernements ont annulé des vols et blindé leurs frontières.

L’Albanie, par exemple, a supprimé toutes les liaisons aériennes et maritimes, à l’exception des ferries destinés à rapatrier ses ressortissants d’Italie. Ces derniers jours, à Bari comme à Brindisi, des centaines d’Albanais ont pris d’assaut les ferries envoyés par Tirana. Mais les liaisons maritimes entre les deux pays seront incessamment suspendues.

Les citoyens roumains présents en Italie sont également très nombreux. Déjà fin février, tous les passagers en provenance d’Italie étaient soumis à des contrôles spécifiques. Quiconque arrivait de Lombardie et de Vénétie ou était passé par ces régions ces 14 derniers jours était mis en quarantaine. Du personnel médical accueillait les passagers à leur arrivée à Bucarest.

Les Bangladais se ruent sur les dernières places disponibles pour Dubai, de là, ils pourront rejoindre Dacca. Fly Emirates est, en effet, en train de contingenter les départs d’Italie, avant la suspension définitive déjà décidée par la compagnie.

Il reste peu de places disponibles pour certaines villes nord-africaines comme Casablanca ou le Caire. Ainsi des dizaines de Marocains et d’Egyptiens essayent de rejoindre leur pays d’origine d’une manière ou d’une autre en obtenant des informations détaillées auprès de leur consulat respectif à Milan.

Il y a également un problème relatif à deux bus de citoyens ukrainiens bloqués à la frontière avec la Slovénie. Le gouvernement de Ljubljana leur a bloqué l’accès à son pays, les priant de retourner en Italie. Mais les personnes à bord des bus veulent rejoindre l’Ukraine et le gouvernement de Kiev se prépare à organiser un pont aérien pour ramener ses concitoyens au pays.

Migrants irréguliers

Si les migrants réguliers, munis de leurs papiers d’identité, ont une chance de quitter l’Italie, frappée par le fléau du coronavirus, la situation des migrants irréguliers, dépourvus de papiers d’identité, dont le nombre s’élèverait à plus ou moins un demi million officiellement, devient encore plus précaire. Pour eux, tout départ s’avère impossible. Comme ils ne sont pas enregistrés, il n’y a aucun consulat prêt à les aider à rentrer chez eux et leur seule chance serait de s’embarquer à nouveau clandestinement mais cette fois pour faire le voyage en sens inverse.

Selon de nombreuses associations de bénévoles, des milliers d’irréguliers ont déjà fait des provisions de nourriture et cherchent à se réfugier quelque part. (Quotidien Libero)

« Dans une semaine, leurs provisions et leurs maigres économies seront épuisées » a déclaré Daniele Moschetti , missionnaire combonien au journal Il Mattino, « dès lors, qui aidera ces jeunes ? Qui leur offrira au moins un repas par jour ? Comment feront-ils pour survivre sans un réseau familial et/ou social pour les soutenir ? »

En d’autres termes, plus les mesures restrictives de confinement se prolongeront, plus le problème relatif à la présence de migrants irréguliers démunis de tout et privés de nourriture s’aggravera.

Source : « Fuga dei migranti (regolari) dall’Italia per il coronavirus » (Il Giornale.it)

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

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