Publié par Bernard Martoia le 19 mars 2020

Les conversations sur les plateaux des télévisions qui diffusent une information continue ressemblent à celles entendues dans les cafés de province ou dans les salons parisiens. Chaque invité donne son avis sur le coronavirus même s’il ne connaît rien sur le sujet. Cela entretient inutilement l’anxiété de la population claquemurée.

Mieux vaut s’informer directement à la source avec le meilleur spécialiste français en infectiologie.

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Dans un bar de Barcelonnette, j’ai fait la connaissance, le 10 mars, d’un médecin spécialiste qui est un proche de Didier Raoult. Ce dernier est le chercheur français ayant le plus grand nombre de publications à l’étranger. Il aurait une bonne chance d’obtenir le prix Nobel de médecine.

De cette source, j’ai appris qu’une souche de coronavirus était déjà présente en Provence durant l’hiver 2019. Sept personnes seraient décédées.

Didier Raoult travaille étroitement avec les chercheurs chinois qui seraient plus avancés que les Américains dans ce domaine. Ce sont eux qui l’auraient incité à vérifier les cas suspects de mort par infection de l’hiver dernier. En extrapolant à l’échelle de la France et compte tenu de ses résultats parcellaires, il en a déduit qu’au moins 700 Français seraient morts du coronavirus en 2019.

Ma source m’a tendu la main pour me dire au revoir mais j’ai refusé de lui serrer la main par précaution et par ignorance. Si je n’ai aucune compétence médicale, je n’en ai pas moins conservé une curiosité intellectuelle qui m’aiguillonne si le sujet me passionne un tant soi peu.

Depuis cette rencontre fortuite, ma curiosité s’est éveillée dans ce domaine. Didier Raoult a donné une conférence, le 18 mars, à son institut de recherche à Marseille. D’une part, il informe mieux que les causeurs des chaînes d’information; d’autre part, il est plus rassurant qu’eux sur le traitement du coronavirus.

Quelques points clés de la conférence

La dernière quarantaine pour le choléra à Marseille au XIX siècle s’est soldée par un échec, dit en préambule Raoult. Il considère qu’il est impératif de trier les porteurs de maladie infectieuse des sujets sains. Ainsi, il s’inscrit contre la décision du président de la République. Saluons son courage au passage.

Un porteur positif du coronavirus est contagieux pendant 20 jours

Il y a 143 souches de coronavirus découvertes à ce jour.

Sa proposition de traiter les malades avec de la chloriquine a été considérée comme une fake news par un journaliste du Monde et Twitter. Une raison supplémentaire d’écouter ce « coronavirus sceptique » qui dérange la pensée unique.

Le drame de la France est sa centralisation

La décision de mettre en quarantaine toute la population est un événement binaire très risqué. C’est tout ou rien ! Avec cerise sur le gâteau une économie à l’arrêt pendant des semaines ou des mois quel que soit le résultat de la quarantaine, et un déficit budgétaire abyssal à la clé avec l’argent qui sera saupoudré comme d’habitude alors qu’il faudrait cibler l’aide uniquement aux secteurs vitaux et qui ont une chance de rebondir. Une aide à l’aéronautique ne servirait à rien car le trafic de passagers est durablement sinistré.

D’où la supplique de Macron adressée au commissaire européen en charge des déficits budgétaires, l’Autrichien Johannes Hahn, d’ouvrir les vannes à tous les pays de l’Union. Sa demande peut se comprendre ainsi : « Je vous en prie, coulez avec nous ! »

Au risque de décevoir les keynésiens qui sont pléthore dans ce pays, ils risquent d’être déçus par la réponse de cet Autrichien qui a sans doute des notions d’économie, et plus particulièrement de celles de l’école autrichienne avec ses grands maîtres comme Ludwig von Mises et Friedrich Hayek.

Mieux vaut le système de santé à l’américaine où des milliers de chercheurs tâtonnent chacun de leur côté en espérant trouver la martingale. Le protocole d’un chercheur aura un impact très limité en cas d’échec, mais un effet multiplicateur très élevé en cas de réussite. CQFD

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© Bernard Martoia pour Dreuz.info.

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