Publié par Gaia - Dreuz le 21 mars 2020

Source : Levif

L’Italie, pays le plus touché au monde par la pandémie de coronavirus, doit faire face à des hôpitaux engorgés.

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Le reportage, réalisé à Crémone, une petite ville dans le Nord de l’Italie, nous immerge dans la détresse psychologique subie par le personnel médical italien.

« Beaucoup de gens sont morts. Ça nous anéantit. Parce que ça nous donne l’impression que nous ne parvenons plus à faire ce pour quoi nous sommes là (…) On voit les gens mourir, et ça nous tue nous aussi ». Les premières phrases de Carla Maestrini, infirmière en cheffe de l’hôpital de Crémone, font froid dans le dos.

« Il n’y a pas que des personnes âgées, il y a aussi des jeunes ». Dr Giulia Zambolin, spécialiste en maladies infectieuses, met en garde. « Et ça peut aussi mal tourner chez les personnes relativement jeunes », ajoute-t-elle.

« Après le 3e patient, nous avons compris que ce n’était pas une banale grippe »

« Après le troisième patient, nous avons compris que ce n’était pas ce que nous pensions tous. Ce n’était pas une banale grippe », raconte une autre spécialiste.

« Quand je rentre à la maison, je suis réveillée toutes les heures par des cauchemars (…) C’est terrible. Malheureusement, aucun de nos patients ne s’en est sorti jusqu’ici ». Le désarroi de Carla Maestrini est saisissant, et fait réfléchir.

Le reportage nous emmène ensuite au coeur des soins intensifs. Trente patients atteints du coronavirus sont pris en charge. Ici, les images parlent d’elles-mêmes. Les malades sont allongés sur le dos, le son des électrocardiogrammes résonne.

« Ce qui me choque, c’est que nous sommes impuissants face à cette situation« , confie une autre infirmière des soins intensifs. « Nous sommes habitués à voir des cas graves, des patients en fin de vie. Mais une telle avalanche de personnes en danger de mort… Même nous, nous n’y sommes pas habitués. »

« En 40 ans de médecine, je n’ai jamais vu une situation pareille »

« Cela fait 40 ans que je suis médecin, et je n’ai jamais vu une situation pareille », décrit le Dr Giancarlo Bosio, chef du service pneumologie. « Le taux de mortalité est malheureusement significatif. » Et il confirme : « Ca ne touche pas que les personnes âgées, on a aussi eu un patient de 23 ans. »

« Quand nous aurons fini de nous battre contre cet ennemi, je voudrais que les gens se souviennent de ces médecins et de ces infirmières qui ont fait tout ce qu’ils ont pu », conclut le directeur de l’hôpital.

La question : peut-on en arriver là en Belgique ?

« Tout d’un coup, ce ne sont plus des chiffres, ce sont des vies, et ça touche à l’émotion », commente le Dr Marius Gilbert, sur le plateau de la RTBF. « Le reportage donne raison à tout ce qu’on est en train de faire. On le fait pour essayer d’éviter cette situation. La phrase ‘Restez chez vous’ est importante. Car il faut éviter d’être hospitalisé pour autre chose également. C’est aussi une manière de contribuer. »

Peut-on arriver à une telle situation en Belgique ? « On fait énormément pour ne pas y arriver. L’Italie a eu un temps de retard sur l’épidémie, que nous n’avons pas eu. Les mesures de confinement ont été prises à un moment où l’épidémie était beaucoup plus avancée. En Belgique, nous sommes maintenant en attente de l’effet de ces mesures sur la courbe épidémique. Je suis relativement optimiste pour qu’elles aient un impact sur les taux d’hospitalisation », conclut l’épidémiologiste.

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