Publié par Magali Marc le 21 mars 2020

Les médias de masse comme Radio Canada ne remette aucunement en question la compétence du «Dr» Tedros Adhamon Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), alors que cet organisme a attendu le 11 mars pour annoncer ce que toute le monde savait déjà depuis un mois, à savoir que nous faisons face à une pandémie du coronavirus.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article d’Elizabeth Vaughn*, paru sur le blog Red State, le 20 mars.

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Voici pourquoi le chef de l’OMS, Tedros, a toléré les mensonges et la corruption du président chinois Xi

Vendredi matin (le 20 mars), la porte-parole du Ministère chinois des affaires étrangères, Hua Chunying, a dirigé une rafale de tweets insultants vers les États-Unis. « Arrêtez de mentir comme un arracheur de dents ! Comme l’ont dit les experts de l’OMS, les efforts de la Chine ont permis d’éviter des centaines de milliers de cas d’infection », disait l’un des tweets qu’elle avait adressés au secrétaire d’État Mike Pompeo.

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C’était une réaction à la déclaration de Mike Pompeo à Fox News : « La Chine a permis à des centaines de milliers de personnes de quitter Wuhan pour aller dans des endroits comme l’Italie qui maintenant souffre énormément ».

Vendredi, la porte-parole du Département d’État, Morgan Ortagus, a riposté dans un tweet désormais supprimé : « Le 3 janvier, les autorités chinoises avaient déjà ordonné la destruction des échantillons du virus #COVID19, réduit au silence les médecins de Wuhan et censuré les préoccupations du public en ligne. (…) C’est une chronologie dont tout le monde doit tenir compte ».

Dans l’intervalle, la Chine a signalé que pour la première fois, il n’y avait pas de nouveaux cas de virus de Wuhan. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus est passé par Twitter, pour féliciter le pays de cette «incroyable réalisation».

L’OMS a déclaré le 11 mars que le coronavirus était une pandémie mondiale.

Dans un récent article d’opinion (NdT: publié dans The Hill le 17 mars), Bradley Thayer, professeur de sciences politiques à l’Université du Texas, et Lianchao Han, vice-président de Citizen Power Initiatives pour la Chine, se sont demandé ce qui leur avait pris autant de temps « alors que les responsables de la santé de divers gouvernements les avaient avertis de la dévastation généralisée des semaines à l’avance ».

Ils estiment que Tedros « a fermé les yeux sur ce qui s’est passé à Wuhan et dans le reste de la Chine » et qu’à la suite de sa visite en Chine en janvier, il a aidé le président chinois Xi Jinping à « occulter la gravité, la prévalence et l’ampleur de l’épidémie de COVID-19 ».

Les dénonciateurs chinois ont été réduits au silence. Certains ont tout simplement disparu.

Le virus a causé la mort et la misère dans le monde entier et si Tedros avait fait son travail correctement au lieu de se mettre à genoux devant Xi, une grande partie de cette souffrance aurait pu être évitée.

L’Italie, parce que le Premier ministre du pays a pris la décision stupide d’adhérer au projet chinois « Ceinture et route » en 2019, a été particulièrement touchée. L’Iran, qui a également choisi de participer à l’IRB, a également été gravement touché.

Nous savons que la première infection est apparue fin novembre à Wuhan.

Le pays a attendu plus d’un mois pour en informer l’OMS.

La Chine a vigoureusement fait circuler l’information selon laquelle le virus aurait été introduit dans son pays par des membres de l’armée américaine qui s’étaient rendus à Wuhan en octobre dernier pour une compétition sportive. C’est un mensonge complètement loufoque, mais, qui malheureusement, est répercuté dans certaines parties du monde. Il trouve aussi un écho auprès de ceux qui veulent que ce soit vrai, comme par exemple les médias de masse américains.

Non seulement la Chine nie que la grippe de Wuhan est originaire de son pays, mais elle exige des excuses des États-Unis pour ce « mensonge ».

L’autre partie du blitz de propagande de la Chine consiste à dire au monde que le président Xi est un héros qui a procuré des fournitures et une assistance médicale à d’autres pays. Pendant ce temps, le bruit court en Italie que Xi veut faire payer son aide humanitaire.

Le refus précoce de la Chine d’informer ses voisins de la crise a aggravé la situation pour le reste du monde. Si la Chine avait dit la vérité, le virus ne se serait probablement pas répandu aussi loin. Pourtant, Tedros a continué à faire l’éloge de la Chine pour sa «transparence».

Alors pourquoi Tedros a-t-il permis à la Chine cette dissimulation? Pourquoi défend-il la Chine ? Il est le directeur de l’OMS, qui est une agence des Nations Unies. (Personne ne sera surpris d’apprendre que les États-Unis sont le plus grand contributeur de l’ONU).

Selon Thayer et Han, « alors qu’il aurait dû se concentrer sur les efforts mondiaux de lutte contre la pandémie, Tedros a plutôt politisé la crise et aidé Xi à se soustraire à sa responsabilité pour une série de méfaits dans la lutte contre l’épidémie ». En outre, ils l’accusent d’utiliser sa position pour « défendre les violations flagrantes des droits de l’homme par le gouvernement chinois ».

Barnini Chakraborty, de Fox News, a expliqué que le fait de « maintenir de bonnes relations avec la Chine présente d’énormes avantages non seulement pour l’OMS mais aussi pour l’Éthiopie, le pays d’origine de Tedros.

Depuis plus d’une décennie, l’économie éthiopienne est largement dépendante de la Chine. Pékin a déboursé des centaines de millions de dollars pour des méga-projets, dont un nouveau stade sportif national de 160 millions de dollars à Addis-Abeba, la plus grande ville et capitale de l’Éthiopie.»

« La Chine construit la ville en partant de zéro », a déclaré à Politico Welibuw Buzenehe, un commerçant local de la région. « Sans la Chine, il ne se passerait pas grand-chose ici

« La Chine est également devenue le principal partenaire commercial de l’Éthiopie. L’Export-Import Bank of China a investi 2,9 milliards de dollars dans le projet ferroviaire de 3,4 milliards de dollars reliant l’Éthiopie, pays enclavé, au pays portuaire de Djibouti. L’argent de la Chine a également contribué à la construction de la première autoroute à six voies d’Éthiopie. Pékin peut s’attribuer le mérite d’avoir aidé à remodeler toute la ligne d’horizon d’Addis-Abeba avec des gratte-ciel et des tours.

Mais ces derniers temps, la Chine s’est montré insatisfaite de ses investissements en Éthiopie après que des projets comme la ligne de chemin de fer n’aient pas réussi à générer le type de liquidités que les promoteurs espéraient. Si la Chine se retire d’Éthiopie, l’économie de ce pays africain pourrait s’effondrer – ce que Tedros cherche désespérément à éviter.»

Rien que cela constitue un énorme conflit d’intérêts, mais il y a pire. Tedros, a remarqué Chakraborty, n’est pas médecin et n’a aucune expérience de la gestion de la santé mondiale, mais il a quand même été élu directeur général de l’OMS. Au début, il a essayé de « nommer le dictateur zimbabwéen de l’époque, Robert Mugabe, ambassadeur de bonne volonté de l’OMS ».

Après que des allégations de racisme, de sexisme et de corruption largement répandue au sein de l’organisation ont été rendues publiques, en raison d’une série de courriels anonymes adressés à l’agence The Associated Press, Tedros a ordonné une enquête.

Ces courriels, qui décrivaient en détail des actions malhonnêtes, ont été envoyés à des cadres supérieurs, dont certains étaient également accusés d’avoir mal dépensé l’argent destiné à la lutte contre le virus Ebola au Congo.

Après la publication de l’article d’AP, l’OMS a déclaré qu’elle était «au courant» des allégations et qu’elle avait une « tolérance zéro pour les fautes ou les discriminations de toute sorte ».

Puis l’OMS a fait l’éloge de Tedros et a affirmé qu’il avait « défendu l’ouverture, la transparence et la diversité » depuis qu’il était devenu le chef de l’OMS.

Cette auto-complaisance a exaspéré certains critiques qui se demandent si l’on peut faire confiance à l’OMS, sous la direction de Tedros, pour mener une enquête efficace sur elle-même. Ils ont également souligné sa loyauté envers la Chine et se sont demandé comment cela peut être bon pour le reste du monde.

Thayer et Han ont écrit : « La pandémie de coronavirus a montré que Tedros n’est pas apte à diriger l’OMS. En raison de son leadership, le monde a peut-être manqué une occasion cruciale d’arrêter la pandémie ou d’en atténuer la virulence. Le monde est maintenant confronté à une augmentation des infections et de nombreux pays ont imposé des restrictions. En tant que dirigeant de l’OMS, M. Tedros devrait être tenu responsable de son rôle dans la mauvaise gestion des efforts visant à contrôler la propagation du virus ».

Mais il ne le sera pas.

* Elizabeth Vaughn est collaboratrice du blog politique Red State et une ancienne consultante financière, titulaire d’un MBA en négociation d’options

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