Publié par Magali Marc le 22 mars 2020

Les médias de masse complaisants, tels que Le Nouvel Obs, Le Parisien, Le Figaro, CNN, Bloomberg News et au Canada, La Presse, se font un devoir de reprendre la nouvelle selon laquelle il n’y aurait aucun nouveau cas de contamination par le coronavirus en Chine. Pendant ce temps, des correspondants américains en Chine des quotidiens New York Times, Washington Post et Wall Street Journal, en tout 13 reporters ont reçu la semaine passée un avis d’expulsion de la part des autorités chinoises. Certains journalistes comme Hannah Bleau, du site Breitbart News, ne sont pas dupes des « nouvelles » qui émanent du gouvernement communiste chinois.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Hannah Bleau, paru sur le site Breitbart News, le 19 mars.

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5 raisons de douter de l’affirmation de la Chine selon laquelle elle n’a pas de nouveaux cas de coronavirus

Le rapport de la Chine, selon lequel elle fait état de zéro nouveau cas de coronavirus, a suscité des applaudissements dans le monde entier, certains considérant que ce rapport du régime communiste de jeudi (le 19 mars) apporte une lueur d’espoir.

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Tandis que les efforts mondiaux pour réduire l’impact du virus se poursuivent, il y a des raisons de douter de l’affirmation de la Chine selon laquelle il n’y a pas de nouvelles infections locales par le coronavirus.

1. Il y a encore des personnes qui signalent des symptômes, mais la Chine refuse de les tester.

Une patiente en Chine, identifiée comme étant Mme Fu, a déclaré à la publication anticommuniste The Epoch Times que son état s’était détérioré après que les autorités l’aient sortie d’un hôpital «de fortune». La ville a depuis fermé des hôpitaux temporaires, une mesure qui a coïncidé avec la visite du leader chinois Xi Jinping à Wuhan ce mois-ci.

Alors que les responsables chinois affirment que les hôpitaux ne sont plus très en demande en raison de la prétendue diminution du nombre de cas, certains, comme la patiente qui a parlé à l’Epoch Times, ont déclaré que les personnes présentant des symptômes du virus continuaient à souffrir :
« Mme Fu a déclaré qu’elle n’était pas la seule patiente libérée qui n’était pas guérie.

Après que la ville ait annoncé que tous les hôpitaux de fortune seraient fermés, le centre d’exposition de Wuhan a envoyé un bus pour transporter les patients vers les centres de quarantaine. Les patients dans un état grave ont été transférés dans les hôpitaux. D’autres, jugés en bonne santé, sont rentrés chez eux.

Mme Fu a dit qu’elle a parlé avec les quelque 20 autres patients qui se trouvaient dans le bus. Ils avaient également des lésions pulmonaires.
Un homme de 36 ans, qui se trouvait également à l’hôpital de fortune où Mme Fu est restée, est mort 36 heures après sa sortie, selon elle. »

En bref, il n’y a pas de nouveaux cas à signaler parce que le gouvernement ferme les hôpitaux de fortune et refuse de voir les patients. Cela pourrait être un moyen pour le gouvernement chinois de communiquer des chiffres trompeurs, bien que manifestement faux, et de répandre ainsi un faux optimisme.

2. Les patients soi disant « guéris » sont en train de mourir.

En plus des patients symptomatiques qui ne sont pas traités, certains de ceux qui étaient auparavant considérés comme « guéris » meurent après avoir quitté les hôpitaux.

Un patient, Li Liang, 36 ans, est décédé moins d’un mois après s’être soi-disant remis de son diagnostic initial de coronavirus. Les médecins ont écarté ses nouveaux symptômes et les ont attribués au « stress ».
Comme l’a expliqué Breitbart News :

« Li Liang a été diagnostiqué avec le coronavirus le 4 février et a été admis dans un des hôpitaux improvisés de Wuhan le 12 février. Le 26 février, il a été libéré après deux jours de tests négatifs. Sa fièvre semble s’être résorbée, bien que les scanners aient montré des dommages massifs à ses poumons à cause de l’infection.

Conformément à la réglementation, M. Li a été transféré dans un centre de quarantaine dans un hôtel local pour 14 jours d’isolement et d’observation. Il a commencé à se plaindre de nouveaux symptômes le 28 février et était trop faible pour tenir jusqu’au 2 mars. Les médecins ont attribué sa faiblesse au « stress » et ont refusé de laisser sa femme le voir.

M. Li était de retour à l’hôpital dans l’après-midi du 2 mars et était mort au coucher du soleil. Il est mort dans les bras de sa femme, en lui disant qu’il voulait rentrer chez lui. Elle a dit qu’elle avait pleuré sur son corps pendant des heures jusqu’à ce qu’un funérarium vienne chercher sa dépouille. »

3. Il y a une augmentation des décès par « pneumonie » en Chine qui ne sont pas comptés comme des coronavirus.

L’Epoch Times a récemment identifié un entrepreneur de pompes funèbres de la province de Jining, dans le Shandong, qui a déclaré avoir vu un pic de « pneumonies non identifiées » apparaître sur les certificats de décès. Cela pourrait être le signe que le Parti communiste chinois « n’étiquette pas correctement les cas de virus de Wuhan et dégonfle artificiellement les chiffres ».

Breitbart News explique plus en détail :

« Ce témoignage, s’il est vrai, fait écho à des rapports similaires d’hôpitaux chinois n’ayant pas confirmé de nouveaux cas chez des personnes mourant d’une insuffisance respiratoire dans des régions à forte concentration de cas de coronavirus. L’Epoch Times s’est appuyé sur les témoignages des travailleurs des salons funéraires, des crématoires et d’autres installations similaires pour révéler les preuves du nombre écrasant de corps que le gouvernement doit maintenant traiter à la suite de l’épidémie. »

4. Le nombre de cas dans les camps de concentration du Xinjiang reste inconnu.

Le nombre de cas de coronavirus parmi les personnes emprisonnées dans les dizaines de camps d’internement surpeuplés et sales de la province du Xinjiang, où le parti communiste tient en otage entre 1 et 3 millions de musulmans, est entouré de mystère.

En dehors des camps, les Ouïghours vivent dans la crainte de faire quoi que ce soit qui provoquerait une arrestation, y compris demander une aide médicale. Un reportage de Radio Free Asia (RFA) datant de février aborde la question plus générale des cas non signalés. Un ancien détenu ouïghour craignait de se faire soigner pour le virus « parce qu’à cause de la levée de la quarantaine en cours pour le nouveau coronavirus (COVID-19), on pourrait le renvoyer dans les camps, selon les responsables ».

Dans certaines zones de la Région autonome ouïghoure du Xinjiang (RAOX), comme la ville d’Atush (en chinois, Atushi) dans la préfecture autonome de Kizilsu Kirghiz, les résidents dont on découvre qu’ils ont quitté leur domicile sans autorisation pendant la quarantaine, sont menacés de 15 jours de détention dans le réseau de camps d’internement de la région, où pas moins de 1,8 million de Ouïghours et d’autres minorités musulmanes accusés d’avoir « de fortes opinions religieuses » et des idées « politiquement incorrectes » seraient détenus depuis avril 2017.

Néanmoins, le nombre total de cas dans les camps de concentration – lieux de propagation de virus infectieux – demeure généralement inconnu.

5. Les habitants de Wuhan ne semblent pas satisfaits de la performance de leur gouvernement.

Alors que les reportages semblent indiquer que Wuhan, la ville où le virus a commencé à se répandre – malgré les fausses affirmations du Parti communiste – se trouve de l’autre côté de la courbe en cloche, les habitants de la ville ne semblent pas satisfaits de la réponse et des performances de leur gouvernement. Une vidéo récente montre des habitants raillant un haut responsable du Parti communiste chinois en criant : « Tout [ce qu’ils disent] est faux ! » après « qu’on leur ait dit de rester chez eux pendant sa visite dans leur enceinte », selon un rapport de RFA :

« Les résidents sont également de plus en plus frustrés par la hausse des prix des denrées alimentaires, les restrictions de voyage et l’accès aux fournitures de base. Des centaines de personnes à Yingcheng, dans le Hubei, ont récemment protesté contre l’arrestation d’un homme qui vendait de la nourriture fraîche et abordable comme alternative aux offres surévaluées du Parti communiste ».

Selon le Post, la manifestation de Yingcheng s’est déroulée jeudi dernier, soulignant la difficulté d’obtenir des informations dans des communautés fermées à la circulation. Les habitants n’ayant pas été autorisés à quitter leur maison, le Parti communiste a distribué de la nourriture au porte-à-porte. Les résidents se sont plaints que la nourriture est périmée, insuffisante et extrêmement chère.

Un résident local que le Post appelle « Cheng » qui utilisait ses relations avec les propriétaires de supermarchés pour offrir le service inestimable de vendre des aliments frais à un prix inférieur à celui du gouvernement a été arrêté la semaine dernière .

« Selon un article publié sur les médias sociaux par le centre de commandement d’urgence Covid-19 [coronavirus chinois] du gouvernement de la ville, la manifestation a commencé vers 19h30 au complexe résidentiel de Sea Mountain, qui abrite environ 8 000 personnes », a noté le journal.

« Défiant les termes du confinement, des centaines d’habitants se sont rassemblés sur un terrain de basketball dans l’enceinte du complexe pour exprimer leur colère. Ils ne se sont dispersés qu’après l’arrivée sur les lieux des représentants du gouvernement local et de la police ».

M. Cheng a vécu dans le complexe et a aidé ses voisins.
« Nous étions tellement en colère d’avoir été privés de choix, d’accès à des produits moins chers et de meilleure qualité », aurait déclaré un participant au Beijing News.

Les habitants de Wuhan se sont également montrés mécontents après que deux hauts fonctionnaires du gouvernement du district aient livré à une communauté du district 1 000 portions de porc emballées dans du plastique en utilisant un camion à ordures.

Il y avait 229 390 cas de coronavirus dans le monde en date de jeudi après-midi (le 19 mars).

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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