Publié par Manuel Gomez le 27 mars 2020

Lettre ouverte à Benjamin Store, qui se prétend « l’historien de l’Algérie ».

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Né à Constantine, en 1950, sa hantise était de ne pas rester prisonnier d’une seule histoire et c’est cela qu’il explique dans un nouveau livre, qui regroupe six de ces ouvrages.

Il y évoque sa vie et ses engagements à gauche.

Selon le quotidien « Libération », le nom de Benjamin Stora est indissociable de l’Algérie, paraît-il. C’est bien loin d’être notre avis, ou, alors, de quelle Algérie ?

Il aurait passé une grande partie de sa vie à l’étude (de bien loin) de ce pays qui n’a fait que le voir naître.

Il a été souvent déçu, dit-il, mais continue à croire au collectif et il y décrit les moments très forts de son existence.

La guerre d’Algérie, qu’il a très peu vécue, l’aurait habité tout au long de sa vie et il ne saurait pas ce qu’il serait devenu sans l’engagement politique de la France dans les années 1970, il avait 17 ans.

Donc, son regard sur la guerre et l’exil lui viendrait de « son savoir ».

Que peut bien savoir Benjamin Stora de la guerre d’Algérie, on se le demande !

Il nous répond : « Ce qu’il sait il l’a appris lors de ses recherches universitaires sur la révolution et la guerre d’Algérie alors qu’il était étudiant à Nanterre, avec René Rémond.

C’est René Rémond qui lui aurait dit : 

“C’est bizarre, personne ne s’intéresse à l’Algérie. Puisque vous travaillez sur les révolutions, intéressez-vous donc à la révolution algérienne.”

N’était-il pas un tantinet “demeuré”, René Rémond, quand il lui affirmait qu’en 1970 “personne ne s’intéressait, en France, à la guerre d’Algérie” ? Alors qu’un million de Pieds-Noirs étaient rentrés en France depuis à peine 8 ans et que des dizaines de milliers de Harkis y étaient “concentrés”.

Donc, pour Benjamin Stora, cette réflexion totalement idiote “a été un bouleversement”.

René Rémond lui aurait présenté alors celui qui deviendra son directeur de thèse, Charles-Robert Ageron.

A l’époque, en 1970 donc, seuls quelques rares historiens travaillaient sur l’Algérie. A savoir Yves Courrière, Serge Bromberger, Philippe Labro, quant à lui, il n’y pensait pas trop.

A notre avis, il aurait dû continuer “à ne pas trop y penser”, ou alors s’intéresser davantage aux véritables “témoins” de cette guerre d’Algérie, ceux qui l’avaient vécu et qui s’y intéressaient bien davantage que ces historiens.

Ce n’est que dans les années 80 qu’il se serait “rattaché physiquement” à l’Algérie. N’était-ce pas un peu tard, Stora ?

Sa seule hantise était de rester prisonnier d’une seule histoire, d’une seule communauté, juifs ou Pied Noir. N’ayez aucune crainte, Benjamin Stora, vous n’aurez jamais la hantise d’appartenir à la communauté Pied Noir.

Toujours selon lui, “Le drame de l’Algérie serait l’existence d’une vraie solitude des incompris” et “Les juifs d’Algérie, après 1945, auraient eu peur de rester des indigènes privés de droits”, alors il a voulu être plus français que les Français.


J’ignorais qu’en 1945 les juifs d’Algérie étaient toujours des “indigènes privés de droit”. Stora devrait nous expliquer “cette annonce faite à Libération”.

Ce serait au Lycée de Saint-Germain-en-Laye, où il a côtoyé, lui qui demeurait à Sartrouville dans une HLM, des enfants lycéens du Vésinet ou de Marly, donc des enfants de “familles riches”, puisque leurs parents avaient été, pour la plupart, Algérie Française, et dont l’atmosphère était en contraste absolu avec celle de Sartrouville (c’est où, Sartrouville, en France ?), et c’est là que Benjamin Stora a découvert l’antisémitisme violent. Il l’a découvert en France et pas en Algérie.


Allons, Stora, voulez-vous nous faire “avaler” qu’il n’y avait pas de lycéens “juifs” au Vésinet ou à Marly ? Qu’il n’y avait que des antisémites. Vous n’avez pas découvert l’antisémitisme en Algérie. Voulez-vous que l’on vous raconte quelques anecdotes sur l’antisémitisme en Algérie ?

En 1969 (enfin on découvre Stora) il a intégré l’OCI (Organisation Communiste Internationaliste) jusqu’en 1983 (14 années, cela marque un homme, non ?).

Puis il a enseigné durant quatre années dans les prisons, notamment à Poissy, et c’est de cette façon qu’il a pu rejoindre l’université.

C’est en rédigeant le “Dictionnaire biographique de militants nationalistes algériens” que Stora a découvert que “travailler sur le parcours de femmes et d’hommes engagés était très enrichissant”. Bien plus enrichissant certainement que de s’intéresser aux “colons”, à la “colonisation”, à ceux qui avaient “construit” son pays, et à cette France qui a fait des “juifs” des citoyens à part entière, alors qu’ils n’étaient que des “dhimmis” à l’époque musulmane.

Stora, toujours fidèle à Hollande, s’est séparé de lui quand il a été question de la “déchéance de nationalité”.

Bien entendu, il estime Macron qui, tout comme lui, “n’est pas prisonnier de cette mémoire douloureuse” (pour les Algériens s’entend, certainement).

Stora a dirigé le “Musée de l’immigration” de 2014 à 2020 et il estime que l’histoire de France, c’est aussi celle des immigrés, et que cette histoire ne sera pas achevée tant que l’immigration ne sera pas racontée à l’école.

Histoire qui, jusqu’à présent, s’est heurtée au “système colonial”.

Nous sommes particulièrement satisfaits de mieux vous connaître, Benjamin Stora. Jusqu’à présent on nous présentait un “soi-disant” historien de l’Algérie, à présent nous savons que vous êtes “un véritable historien de l’Algérie algérienne”.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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