Publié par Manuel Gomez le 29 mars 2020

Le plus grave problème qui se pose aujourd’hui à l’humanité ce n’est pas le manque d’eau mais la pénurie d’eau douce de qualité, c’est-à-dire propre à la consommation, sans risque sanitaire.

Affirmer que notre planète manquera d’eau à cause du réchauffement climatique est une absurdité. L’eau existe en quantité suffisante mais elle est très mal répartie sur notre terre et, surtout, mal utilisée, surconsommée et de plus en plus polluée.

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La menace qui nous guette est donc le manque d’eau sous sa forme potable.

Notre planète est en sursis, sa déshydratation s’accentue jusqu’à devenir inquiétante vers 2050.

La consommation d’eau dans le monde augmente deux fois plus vite que la population et, en 2050, elle aura triplée.

Selon des estimations de l’Unesco et de l’ONU, en 2050 plus d’un tiers de l’humanité manquera d’eau potable.

3 milliards d’hommes ne disposent pas d’infrastructures sanitaires, ni de systèmes d’épuration des eaux et donc 80% de toutes les maladies, affectant les pays chauds du sud, sont dues à la consommation d’eaux polluées.

Près de 10 millions de personnes meurent chaque année parce qu’elles boivent des eaux impropres à la consommation. Un enfant décède toutes les dix secondes.

C’est la première cause de mortalité dans le monde.

Sur notre planète des populations (des femmes en général) parcourent plus de dix kilomètres chaque jour, et attendent des heures sous une température de 40° à l’ombre, pour obtenir quelques litres d’eau dans des puits presque à sec.

Un africain consomme quotidiennement en moyenne 30 litres d’eau, alors qu’un européen en nécessite 400 et un américain 800.

C’est devenu le principal fléau des pays sous-développés ou en voie de développement.

Les « Maîtres du monde » se préoccupe du devenir de notre planète dans un siècle, du réchauffement climatique, des émissions de Co2, des effets de serre, et investissent des sommes considérables sans tenir compte un seul instant des priorités immédiates : sauver ces millions de vie et dépolluer les eaux usées.

Plus l’eau potable se raréfie, plus elle coûtera cher, plus elle sera convoitée, conquise ou volée, comme ce fut le cas des épices de l’Inde, des diamants d’Afrique, du pétrole du Moyen-Orient et de l’or des Amériques, à cette différence énorme que si on peut se passer d’épices, de diamants, de pétrole et même de l’or, mais on ne peut pas se passer d’eau potable, du moins jusqu’à aujourd’hui.

Le prix de l’eau augmente deux fois plus vite que le coût de la vie. Plus elle est cher à prélever, plus les investissements pour la rendre potable sont lourds, ainsi que les dépenses pour nettoyer les eaux usées, car ce traitement des eaux usées doit devenir une priorité mondiale. Or les besoins d’investissements ont été évalués à la somme faramineuse d’environ 5000 milliards de dollars.

Construire des puits et faire parvenir de l’eau potable aux populations africaines, c’est une des solutions primordiales pour tenter de freiner l’immigration.

Au cours des cinquante dernières années, plus de 50 conflits ont éclaté dans le monde à cause du manque d’eau et ces conflits meurtriers, dont on parle peu, s’accentueront : entre l’Egypte et le Soudan, l’Ethiopie et la Somalie, pour le Nil. Entre la Mauritanie et le Sénégal, pour le fleuve Sénégal. L’Afrique du Sud et l’Angola et le Lesotho, le Kirghizistan et l’Ouzbékistan, le Tchad et la Libye, et même entre les Etats-Unis et le Mexique pour le fleuve Colorado, de plus en plus pollué, ainsi que des émeutes en Bolivie.

L’eau est une source de tension violente, depuis des décennies, entre la Turquie et ses voisines la Syrie et l’Irak et, surtout, les Kurdes. Elle détient la clef des barrages qui les approvisionnent grâce aux eaux du Tigre et de l’Euphrate (une vingtaine de retenues d’eau sont construites, où en construction.) Que se passera-t-il si la folie de ses dirigeants décidait d’en contrôler la distribution, de la monnayer sous la menace de la stopper. Dans faire de « l’or bleu », comme le pétrole fut « l’or noir » ? L’un de ses ministres n’a-t-il pas déclarer « Dieu nous a donné l’eau, il vous a donné le pétrole ».

L’occupation de la Cisjordanie et du plateau du Golan, à propos du Jourdain et du Yarmouk, a été jugée nécessaire par Israël pour sa survie.

La France ne sera pas épargnée. Nous en apercevons les premiers signes dans certaines régions. Les canicules qui accélèrent les sécheresses, la Bretagne, où les bretons, faute de nappes phréatiques, boivent essentiellement des eaux de surface captées dans les rivières et les fleuves. Des eaux particulièrement sensibles aux pollutions, et face à ce risque sanitaire majeur, des milliards sont investis, depuis la fin du XXe siècle, pour tenter d’éradiquer cette pollution et tenter de rendre cette eau plus propre à la consommation. Pourtant ce nettoyage n’a guère progressé depuis une quinzaine d’années. Cela a même valu à la France une condamnation européenne.

Les ménages français consomment environ dix milliards de m3 d’eau douce par an. Les agriculteurs 8 et l’industrie 6

Et si la Bretagne nettoie ses rivières ce n’est pas le cas aux Etats-Unis, en Asie ou en Europe centrale, où tous les grands fleuves se chargent en phosphate et en azote, à cause des engrais d’une agriculture intensive.

Il arrivera probablement l’époque où le coût de l’eau pèsera tellement sur les ménages qu’il faudra, peut-être, réfléchir à deux fois avant de se plonger dans une baignoire, de tirer automatiquement la chasse d’eau et de laisser l’eau couler sans raison.

Les pays et les zones, qui seront plus particulièrement concernés par les risques de pénurie aggravée, sont trop nombreux pour pouvoir être cités : l’Afrique, le Moyen-Orient, le sud des Etats-Unis et la côte pacifique de l’Amérique du sud.

Certains experts mondiaux estiment que les Etats du sud des USA vont droit dans le mur et que des villes comme El Paso ou Santa Cruz y sont déjà au pied.

Qui contrôlera les principales sources d’eau potable, contrôlera l’économie mondiale.

La soif et la faim resteront les principaux facteurs de violences à travers la planète au cours des prochaines décennies.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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