Publié par Magali Marc le 2 avril 2020

Dans un article publié le 1er avril, J.P. Grumberg écrit : « Donald Trump sait (…) également que s’il ne terrasse pas le problème (du coronavirus) d’ici septembre, il est fini. » et il estime que c’est Andrew Cuomo et non Joe Biden qui affrontera Trump lors des présidentielles de novembre.
Je pense que ce n’est pas évident. Il faut compter avec la position quasi intouchable dans le Partie Démocrate de Joe Biden et avec la personnalité peu engageante d’Andrew Cuomo dont la popularité était sur une pente descendante dans l’État de New York avant la crise du coronavirus. Aussi il faudrait que le Parti Démocrate parvienne à faire renoncer Joe Biden sans l’humilier.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit des extraits pertinents de plusieurs articles signés par John Nolte (de Breitbart), par Bob McManus (du New York Post), de Michael Goodwin (éditorialiste au New York Post) et de Byron York (de Townhall).

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Concernant Biden

Extrait de «Un sondage montre que Trump est considéré comme plus fiable que Joe Biden pour gérer l’économie et le coronavirus»
(John Nolte, Breitbart, 31 mars)

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« 43 % des Américains font confiance à Joe Biden pour gérer la crise du coronavirus, contre 45 % qui disent la même chose du président Trump.
Le sondage du Washington Post/ABC News de cette semaine n’a pas révélé beaucoup de bonnes nouvelles pour Joe Biden. Le candidat démocrate présumé est en tête du classement avec 49% contre 47% pour Trump dans une élection générale, mais considérons la situation actuelle.

Biden est blanc comme neige. Il s’isole dans sa cave. Il demeure caché dans une bulle où il est adulé par des intervieweurs comme Chuck Todd, Jake Tapper et Nicole Wallace.

A ce stade, il est exactement ce que tout le monde veut qu’il soit (…)

Il ne fait face à aucun défi. Les médias ne lui poseront pas de questions difficiles.

Il n’a pas été sommé d’expliquer son opposition à l’interdiction de voyager décrétée par Trump le 31 janvier, qui a empêché des centaines de milliers de voyageurs provenant de zones épidémiques d’entrer dans notre pays. Biden et les médias – lui le 12 mars dernier ! – ont qualifié ces interdictions de xénophobes et de racistes.

Certes, les démonstration que le cerveau de Biden est gelé ont été légion et sont inquiétantes, mais les «fake news» médias sont capables de les couvrir (pour l’instant), même si elles deviennent virales sur les médias sociaux.

Pendant ce temps, des milliards et des milliards de dollars sont dépensés pour anéantir Trump, saper ses efforts afin d’arrêter la pandémie de coronavirus, et faire croire que la pandémie est de sa faute ; et cela permet à China Joe de rester assis dans son manoir du Delaware et de critiquer le gars qui est dans la fosse aux lions, pendant que Chuck Todd lui demande si Trump a du sang sur les mains.

Pour le papa de Hunter, Trump est trop occupé à gérer cette crise économique et médicale pour faire campagne, pour riposter à ses attaques, pour défendre sa cause. Tout ce qu’il peut faire, ce sont ces briefings quotidiens, mais pendant ceux-ci, il est assailli par de faux journalistes qui sont des mandataires pour la campagne de Biden.

Avec tout cela… avec presque tous les médias qui sont de son côté, Joe n’a gagné que deux points.

Tout cela… des milliards de dollars de propagande médiatique, et seulement 43 % font confiance à Joe pour gérer le virus chinois.
Mais il y a pire.

Ce sondage montre également que seulement 42 % des électeurs font confiance à Joe pour gérer l’économie, tandis que 50 % font confiance à Trump. Et actuellement, malgré les conséquences de l’arrêt de notre économie, 57 % des électeurs approuvent toujours la façon dont Le Président Trump gère l’économie.

Une fois la crise du coronavirus terminée, une fois que nous sortirons de la quarantaine, aveuglés par la lumière du soleil, la seule chose qui comptera sera de relancer l’économie, et seulement 42 % des électeurs font confiance à Joe sur ce front.

L’enthousiasme est un autre point faible pour le «renifleur en série des jeunes filles». Seuls 24 % des Démocrates sont enthousiastes à l’égard de Biden, le chiffre le plus bas de l’histoire de ce sondage. En revanche, 53 % des électeurs de Trump sont «très enthousiastes».

Une idée reçue veut que Biden soit désavantagé par la mise en quarantaine dans son sous-sol.

C’est tout à fait faux.

Biden ne pourrait pas être dans un environnement meilleur ou plus contrôlé.

Cet homme de 77 ans peut se reposer, il est capable d’éviter les questions difficiles des électeurs, les situations tendues avec les manifestants, et l’histoire du virus chinois, qui le ronge, le protège contre une allégation crédible d’agression sexuelle.

Biden est particulièrement chanceux (pour l’instant), car Trump est trop occupée pour faire une bouchée de lui en contre-attaquant par l’évocation de son opposition à son interdiction des vols en provenance de Chine, de la mission qui a tué Ben Laden, et de son soutien à la guerre en Irak et à l’ALENA, à la confiscation des armes et à l’ouverture des frontières.

Biden a de la chance de pouvoir se cacher dans sa cave et se faire passer pour un animateur de talk-show. Mais cette chance ne va pas durer éternellement.
Pourtant, même avec cette chance, il perd déjà contre Trump sur les deux seuls points qui comptent. »

Concernant Andrew Cuomo

Extrait de « Pourquoi Joe Biden n’osera pas prendre Andrew Cuomo comme colistier » (Bob McManus, New York Post, 29 mars)

«Le Gouverneur Andrew Cuomo pourrait-il être le Vice-Président de Joe Biden ? Eh bien, on ne doit jamais dire jamais – mais c’est peu probable.

D’accord, le Gouverneur Cuomo remporte cinq étoiles dans les médias pour sa gestion de la crise du coronavirus. Sa présence à la télévision est rayonnante, il projette une compétence calme. Il est clair qu’il a bien compris la poésie de la gouvernance dans un maelström. Reste à voir s’il est maîtrise la prose, mais il semble que oui.

C’est comme ça que naissent les superstars de la politique. Il n’est donc pas surprenant que les gens parlent de lui comme d’un partenaire potentiel du candidat démocrate présumé à la présidence, Joe Biden. Si une candidature a besoin d’une boisson énergisante de type Red Bull, c’est bien celle de Biden.

Mais comme dit la chanson, tous ces mots ne sont que des paroles. (Ça devient bizarre et même rigolo quand il est question que Cuomo prenne la place de Biden).

Examinons d’abord les spéculations concernant la Vice-Présidence du point de vue du Gouverneur Cuomo: son instinct politique est puissant, il sait donc sans doute que dès qu’il sera question de politique, les roues tomberont de son wagon de navigateur-en-temps-de-crise.
(…) Sa bonne étoile pourrait se coucher aussi vite qu’elle s’est levée.

Pourquoi le gouverneur voudrait-il cela ?

Après tout, il n’a que 62 ans, en position solide dans un parti désormais dominé par des apparatchiks vieillissants d’un côté, et des attaquants méritants mais non testés de l’autre. Étant donné que Biden, aujourd’hui âgé de 77 ans, ne serait probablement bon que pour un seul mandat, il faudra que Cuomo ait l’air plutôt en forme en 2024.

L’attente lui donnerait au moins le temps d’atteindre l’objectif que son père, Mario, n’a pas pu atteindre après son quatrième mandat comme Gouverneur de l’État de New York.

Alors, une candidature de Cuomo à la vice-présidence, en tant que colistier, aiderait-elle Biden et le parti à gagner au mois de novembre ?

Probablement pas.

L’obstacle le plus évident est la promesse imprudente et inutile qu’a faite Joe Biden de faire d’une femme sa colistière. (…)

(…) Cuomo s’est magnifiquement comporté jusqu’à présent, mais ceux qui ont suivi son discours au fil des ans – les discours de campagne et les discours officiels teintés de colère et exagérés – connaissent aussi ses limites.

La rhétorique doit rester modérée si on veut qu’elle elle demeure efficace dans le temps, et la modération ce n’est pas son fort.
Biden & Co. doivent le savoir, et ils ont donc une autre bonne raison de tenir le Gouverneur à distance. C’est sans doute ce qu’ils feront.

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Extrait de «Cuomo et de Blasio doivent mettre fin à leur querelle pour le bien de la Ville de New York» ( Michael Goodwin du New York Post, 31 mars)

« En ce qui concerne le pouvoir légal, le gouverneur exerce une influence sur la ville et Cuomo n’a pas hésité à tirer la couverture de son côté. Il a balayé du revers de la main la demande du Maire de New York, Bill de Blasio, d’ordonner une mesure d’ «abri en place» (qui consiste à rester en sécurité là où on habite déjà, plutôt que d’évacuer une zone) , et a ouvertement critiqué l’incapacité du maire à empêcher les foules de se rassembler dans les parcs publics.

Andrew Cuomo reçoit de nombreuses éloges pour son attitude dynamique face à la crise, et je suis de ceux qui pensent qu’il serait un meilleur candidat à la présidence pour son parti que le chancelant Joe Biden.

Mais Cuomo est également connu comme étant quelqu’un qui joue des coudes, comme il l’a souvent démontré. En l’espace de cinq minutes environ, lors d’un récent briefing, il s’est attaqué à la fois aux Républicains et à ses collègues démocrates.

Le sénateur Chuck Schumer a subi ses foudres pour avoir accepté une subvention de remboursement de Medicaid dans le cadre du gigantesque projet de loi de relance que M. Cuomo a rejetée comme étant insuffisante et contre-productive. Il a également reproché à l’Assemblée législative contrôlée par les Démocrates de vouloir prendre l’argent fédéral, rendant caduques les coupes qu’il avait prévues. »

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Extrait de «Le fantasme de Cuomo comme Président» ( Byron York Townhall, 1er avril)

(…) la seule façon pour un Démocrate de réaliser le fantasme que Cuomo devienne son candidat à la présidence serait que lors de la Convention de nomination du parti, les délégués jettent Biden et Sanders aux orties et repartent à zéro.

Cela anéantirait le principe fondamental du processus de sélection des candidats : Le candidat doit être choisi par les électeurs du parti. C’est simple, direct et c’est sacré.

Plus que toute autre chose, la soudaine popularité de Cuomo reflète les doutes qu’ont certains Démocrates influents au sujet de Biden.

Ils ont toujours su qu’à 77 ans, il a perdu pied.

Aujourd’hui, ils le voient lutter afin de projeter une image de leadership dans la crise. Ils savent que la base démocrate a choisi Biden lors des primaires, mais sans enthousiasme.

Dans un nouveau sondage commandé par le Washington Post et la chaîne ABC, 86 % des personnes qui disent avoir l’intention de voter pour le Président Trump se disent enthousiastes à l’idée de le faire. Seuls 74 % des partisans de Biden disent la même chose. Le sondage a également révélé que 15 % des Démocrates qui préfèrent actuellement Sanders voteraient pour Trump, et non pour Biden, lors des élections générales.

Enfin, même si toutes les règles étaient modifiées par magie, c’est de la folie de penser que Andrew Cuomo abandonnerait son poste actuel de gouverneur pendant cette période critique pour se présenter à la présidence.

(…) Le Parti Démocrate est divisé. L’arrivée de Cuomo en tant que «sauveur» serait considérée avec hostilité par ceux qui soutiennent Bernie Sanders.

M.Cuomo, qui a remporté un troisième mandat de gouverneur en 2018, a eu l’occasion de se présenter à la présidence. Il a choisi de ne pas le faire. Il a un style et une personnalité – que la couverture médiatique du virus ne permet pas de percevoir — qui peuvent être difficiles, c’est le moins qu’on puisse dire.

L’an dernier, sa cote d’approbation parmi les New-Yorkais est tombée dans les 30%. Il n’y a aucune garantie, ni même indication, que les électeurs américains lui seraient favorables.

Dans une récente interview accordée au New York Times, M. Cuomo a déclaré qu’il n’était pas intéressé par une candidature à la présidence. « Non. Je connais la politique présidentielle », a-t-il déclaré au journal. « Je suis en paix avec qui je suis et ce que je fais.»

Peut-être que Cuomo, qui a 62 ans, reconsidérera sa décision et choisira de se présenter en 2024.

Mais pour l’instant, tant que Joe Biden peut se présenter, les Démocrates sont sur la voie inaltérable de sa nomination.

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